L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 L'Eslagne fait sécession

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Le Peuple du Belondor

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MessageSujet: L'Eslagne fait sécession   Sam 4 Déc - 5:46

Le Vice-Ministre de l'Intérieur Tancrède Batignoles avait beau avoir pratiqué de la rétention d'information depuis plusieurs jours, il n'avait pu empêcher les Benelinois, en ce 9 Nabelnine 2712, d'avoir pris connaissance, le 7 Nabelnine, de la chute de l'Empire à Elbêröhnit. Déjà, dans les environs de la préfecture du Bélière-et-Lande, celui-ci avait pris connaissance de quelques villes et villages qui étaient tombées dans les mains des indépendantistes. Le Département du Mont-Rouge s'était même entièrement rebellé, et le maire de Minelit, Anthème Barluion, par lâcheté et opportunisme s'était porté en tête du mouvement, mettant aux arrêts le Préfet Frédérique Poedrer, avec l'aide des indépendantistes. Partout, dans tous les départements d'Eslagne, les forces de l'ordre, divisées, n'avaient rien pu (ou voulu, c'est selon) faire. Une grosse minorité, d'ailleurs, avait rejoint les rebelles, tandis que la majorité se faisait attentiste ou se cachait. Quant aux forces armées, la situation n'était pas meilleure. Afin d'éviter l'éloignement des hommes de leurs familles, l'Empereur avait accordé que toutes les légions soit composées d'hommes issus des départements où elles étaient situées. Autant dire que les légions d'Eslagne étaient elles aussi gagnées par le régionalisme et l'agitation rebelle. C'est ainsi que la légion XXXII de Beneline, la légion XXXIII de Sainte-Lucie dans le Bélière-et-Lande à la frontière gélèbroise et la légion XXXV d'Ambevoille, à trente kilomètres de Minelit, s'étaient mutinées pour rejoindre les rangs de la rébellion, moyennant la mise au arrêts – ou l'exécution – d'environ 200 de leurs officiers dans chacune d'elles. La situation virait donc à la catastrophe et il ne s'en fallait que de peu pour que ces deux départements ne proclamassent leur sécession.

Or, en cet après-midi du 9 Nabelnine 2712, se massait des dizaines de milliers de personnes sur la place de la préfecture. Celles-ci, ainsi rassemblées, entendaient montrer au Vice-Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement désormais déchu qu'il n'était pas le bienvenue à Beneline et dans toute l'Eslagne. La loi martiale avait volé en éclats et toutes les institutions de l'Empire semblaient être en totale déroute. Quel espoir restait-il pour le Vice-Ministre de l'Intérieur Batignoles, replié depuis trois jours sur son lieu de travail qu'était la préfecture avec une quarantaine de ses fidèles collaborateurs et des forces de l'ordre loyales, face à plus de quinze mille hommes déterminés à l'envoyer ad patres ? Armés de piques, de fourches, de fusils, de pistolets et de tant d'autres choses, les manifestants semblaient attendre le feu vert pour passer à l'action. A treize heures trente, sans que l'on ne sache d'où venaient les ordres, les manifestants reçurent l'instruction de prendre d'assaut le palais préfectoral.

Armés d'un bélier, ils défoncèrent les portes de la préfecture. Or, à leur grande surprise, alors qu'ils s'attendaient à être reçus par des balles, le silence régnait. Intrigué, celui qui semblait être le chef de file de l'assaut (le même qui avait indiqué avoir reçu l'autorisation d'une autre « plus haut placée » pour attaquer), sortit de la foule pour aller voir par lui-même... Lui faisait face un escalier de pierre blanche, qui se séparait en deux en son sommet. S'avançant prudemment, un pistolet à la main, il monta l'escalier avec une dizaine de ses camarades... Se dirigeant vers le bureau du Vice-Ministre, anciennement occupé par le Préfet Antoine Villier, celui-là même qui avait subit l'attentat, il y rentra en fracas. Mais personne ne l'y attendait. Les hommes du Vice-Ministre et lui-même étaient partis.

S'approchant du bureau du Vice-Ministre, il n'y trouva aucun document. Tout avait été emporté par les services gouvernementaux... Il ne comprenait pas comment il avait été possible que ceux-ci s'échappent alors même que l'édifice était cerné depuis deux jours, depuis que l'on avait appris la chute de l'Empire et la proclamation de la république. Pourtant, c'était une évidence : ils avaient réussi à fuir et en emportant tous les documents, certainement compromettant, sur ceux entretenant des liens avec les indépendantistes ! Se retournant, l'homme regarda par la fenêtre pour voir la place et les rues menant à celles-ci, où étaient massées désormais plus de trente mille personnes. Il ouvrit la fenêtre et s'adressa à la foule :


- Eslagnaises et Eslagnais ! L'Empire du Belondor n'est plus ! Aujourd'hui, nous retrouvons donc la liberté et l'indépendance que l'on nous a volé voilà quatre ans bientôt. J'ai l'honneur de vous annoncer la prise d'indépendance de l'Eslagne et la proclamation de la république !

A ces mots, répondirent un tonnerre d'acclamation, de « vive la république ! », de « vive l'Eslagne ! », de « vive l'indépendance ! ». L'Eslagne venait de faire sécession.
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