L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Le fantôme d'Edorel Gatline

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Maréchal de La Villejégu
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MessageSujet: Le fantôme d'Edorel Gatline   Ven 13 Juil - 8:44

Le Maréchal de La Villejégu avait reçu un ordre de la part de Sa Majesté l'Empereur, voici quelques jours. Celui-ci s'était montré des plus fermes, bien qu'il avait usé de sa courtoisie et de sa douceur - sans chaleur - habituelle. "Renseignez-vous sur les circonstances du décès d'Edorel Gatline. Je veux tout savoir, tout connaître et je veux savoir qui est l'homme qui porte son nom au Zollernberg". Le Grand Moff de la Couronne finissait quelque peu par connaître Sa Majesté, qu'il côtoyait depuis désormais deux ans. Deux années d'intense activité, deux années déjà que la Fronde d'Elbêröhnit avait eu lieu, emportant l'Empereur Nabelnine Ier, mais permettant à l'Empire d'éliminer les éléments qui ne souhaitaient en définitive que sa mort. De fait, s'il le connaissait, il savait également de quoi était capable le Souverain pour obtenir satisfaction... et de quoi il était capable lorsqu'il ne l'obtenait pas. En définitive, il n'avait jamais rencontré un homme aussi froid, en apparence amical et doux, mais qui était sans chaleur, sans élan, tout en calcul. L'Empereur le terrifiait presque. Il était sans humanité. Mais il était l'Empereur et en tant que tel se devait de le servir. Comment parvenir à résoudre cette insoluble question, ces zones d'ombre qui entouraient la mort d'Edorel Gatline, que l'on croyait mort - mais l'était-il ? On avait retrouvé un cadavre lui ressemblant, mais tellement défiguré qu'il avait été impossible de certifier que c'était bien lui - depuis près de trois ans et qui réapparaissait au Zollernberg, devenant même Feld-Maréchal ! Le Grand Moff avait une petite idée de comment parvenir à obtenir un début de réponse :

- Janvien, héla-t-il son directeur de cabinet.
- Oui, votre Excellence.
- Convoquez-moi Nathaniel Jiscosine, le Secrétaire aux Services Spéciaux. Dîtes-lui de venir avec le Colonel Henri de Saint-Roland, Directeur du Bureau impérial de la Répression insurrectionnelle, ainsi qu'avec Lébian Thilovine.
- Bien votre Excellence.

Alors que son directeur de cabinet sortait pour communiquer ses ordres aux intéressés, le Grand Moff se dit que si quelqu'un pouvait parvenir à résoudre cette affaire, ce serait bien lui...

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Henri de Saint Roland



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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Dim 15 Juil - 5:25

Le Colonel Henri de Saint Roland, qui avait été nommé Directeur du Bureau impérial de la Répression insurrectionnelle, les renseignements généraux du Belondor, arriva quelques dix minutes plus tard, en compagnie de Nathaniel Jicosine son supérieur hiérarchique à la tête des Services spéciaux. Ils entrèrent en silence en même temps. On attendait plus que le commissaire Lébian Thilovine qui était également membre du Bureau. Ils attendaient en silence. Le Colonel trouvait le temps long car pendant ce temps le Maréchal continuait de travailler mais lui perdait un temps précieux...
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Lébian Thilovine



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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Lun 16 Juil - 1:03

Affairé par plusieurs enquêtes non - encore - élucidées, Lébian Thilovine s'était senti importuné lorsqu'un membre du cabinet du Grand-Moff lui avait ordonné de se rendre au Palais Ceronine pour y rencontrer le Maréchal de la Villejégu. Au milieu de son équipe en plein travail de réflexion, le bureaucrate avait sollicité l'attention du Commissaire dans un endroit plus reposant que la salle de réunion où ils se tenaient. Essuyant un refus, ce dernier fût contraint de répondre à l'interrogatoire du policier sur le motif de sa venue. Il essuya en guise de réponse un large soupir et un commentaire acerbe de l'intéressé : " Si vous n'êtes même pas foutus de contrôler vous ouailles, où va-t-on ! "

Toutefois, et sûrement pour ne pas contredire sa propre maxime, Lébian arriva presque à l'heure au rendez-vous. Répondant au regard - visiblement noir - du Colonel Henri de Saint Roland par une mine circonspecte, le Commissaire présenta ses hommages au Grand-Moff et attendit d'être invité à s'asseoir, lorgnant sur un magnifique fauteuil du coin de l'oeil.
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Maréchal de La Villejégu
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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Lun 16 Juil - 22:06

Le Grand Moff ne prit pas le soin de saluer qui que ce soit. Il était mis sous une pression énorme par l'Empereur. Il savait très bien qu'il jouait son poste de Grand Moff de la Couronne dans cette affaire, et de fait sa vie, puisqu'il avait toujours été marié à son travail - au grand dam de son épouse ! Il ordonna à ses collaborateurs de quitter son cabinet et, une fois ceux-ci sortis, commença son récit sans s’embarrasser le moins du monde des formules de convenances à l'usage :

- Messieurs, si je vous ai convoqué, c'est parce que la situation est grave, on ne peut plus grave. A vrai dire, je commence d'ailleurs à me poser des questions sur l'efficacité des Services spéciaux, voyez-vous. Je sais, vous allez me dire que d'autres étaient en poste avant vous et que vous vous efforcez de les rendre plus efficients qu'ils ne l'étaient avant. Il n'empêche, c'est vous qui êtes comptables des états de service de ceux-ci, désormais. Je peux vous assurer qu'il n'est pas question que je paie les pots cassés de votre incompétence. Si des têtes doivent jusqu'au panier parce que nous aurons été incapables de résoudre l'affaire, je puis vous assurer que je ferai tout pour ne pas en être. Si je dois en être, je puis vous assurer que je ferai tout pour que d'autres tombent avec moi.

L'ambiance était lourde...

- Bref, venons-en aux faits. Il y a quelques mois, les Services impériaux d'Espionnage et de Renseignement ont découvert la trace d'Edorel Gatline, mon précédesseur au Zollernberg, à la tête des Zervices Zecrets Zollernois, les fameux ZZZ... Or, cet homme était censé être mort assassiné dans une ruelle voilà plus de deux ans. Certes, son corps avait été difficilement identifié, mais il lui ressemblait et portait ses signes distinctifs. Le fait est que ce fut donc un coup dur. Un coup dur d'autant plus important que Edorel Gatline a eut connaissance de secrets d'Etat, et que depuis sa trahison - y-a-t-il d'autres termes que celui de trahison pour qualifier ce qu'il fit ? - est désormais à la tête des armées zollernoises. Or, si vous comprenez bien, en tant que Secrétaire aux Services spéciaux, pourquoi vous êtes ici Monsieur Jicosine, je suis sûr que Monsieur de Saint Roland et Monsieur Thilovine se demandent ce qu'ils font ici ?

Les deux hommes firent un léger hochement de tête :

- Monsieur Thilovine, c'est vous qui m'intéressez. Je sais qui vous êtes, je connais vos compétences et... je sais que vous êtes désormais membre du Bureau impérial de la Répression insurrectionnelle.

Si Nathaniel Jicosine parut surpris, il n'en alla pas de même du Colonel Henri de Saint Roland et surtout de Lébian Thilovine qui arbora un léger sourire. Coupant une future intervention du Secrétaire aux Services Spéciaux en levant la main, le Maréchal continua :

- Vous réglerez vos affaire plus tard, Nathaniel. Bref, pourquoi donc je vous contacte vous, Thilovine ? Parce que vous êtes le meilleur et le mieux à même d'élucider le mystère et de nous proposer une solution à nos problèmes... Monsieur de Saint Roland, vous n'êtes ici que parce que vous êtes son supérieur. De fait, c'est vous qui serez en contact permanent avec Thilovine... ce qui ne signifie pas que je n'aurai pas d'entrevue bilatérale avec celui-ci.

Tout semblait clair , mais Jicosine intervint :

- Quel est donc mon rôle, alors ?
- Votre rôle est simple, répondit le Maréchal. Vous assurez de l'entière coopération des Services impériaux d'Espionnage et de Renseignement au profit de Monsieur Thilovine.

Tout le monde se tût alors, le Maréchal rajoutant ultimement :

- Des questions ?

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Henri de Saint Roland



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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Mar 17 Juil - 9:28

Henri était inquiet pour son poste. Il avait la pression. Le Grand Moff avait montré qu'il ferait tout pour garder son poste et il avait des craintes de servir de fusible si l'Empereur était mécontent. Il était donc inquiet. Il n'en montra rien cependant, se disant que si quelqu'un pouvait réussir dans cette enquête c'était Lébian Thilovine. Il l'aiderait au maximum puisqu'il avait besoin de lui pour garder son poste... Henri dit donc au Maréchal :
- Je n'ai aucune question.
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Lébian Thilovine



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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Mer 18 Juil - 22:03

Derrière ses binocles, Lébian Thilovine était en profonde réflexion. Comment un homme aussi important d'Edorel Gatline, mort assassiné derrière un troquet, ouvrant théoriquement une enquête de la police sinon, en outre, une enquête interne des Services spéciaux avait-il pu se retrouver au Zollernberg et gravir les échelons sans que la Couronne n'en soit informée par ses agents déployés dans le Grand Duché ? Il y avait véritablement un problème à plusieurs niveaux et il ne fallait pas attendre de dénouer le problème pour que des têtes tombent ; assurément, le travail des différents services avaient mal été effectué et il faudrait tout reprendre depuis le début.

Bien évidemment, maintenant qu'il n'existait plus aucune marge de manoeuvre, c'était à Lébian d'intervenir. Les compliments à peine voilés du Maréchal de La Villejégu ne changeaient d'ailleurs pas grand chose à la situation. Seule l'officialisation de sa présence au sein du Bureau impérial de la Répression insurrectionnelle était une surprise mais le Commissaire fit comme de rien n'était et qu'il ne voyait pas où son interlocuteur voulait en venir. Il se permit seulement un léger sourire, spasme affiché sur la commissure de ses lèvres l'espace d'une souffle. Bien évidemment, Nathaniel Jicosine n'était pas des plus enjoué d'être mis devant le fait accompli et c'était tout à fait compréhensible : comment pouvait-on lui reprocher de voir un mort refaire surface dans un autre pays s'il n'était pas même mis au courant de la composition de ses Bureaux ? Indéniablement, les choses devraient être discutées et aplanies plus tard, mais pour l'heure, Edorel Gatline était dans tous les esprits.

Toutefois, imposer de cette façon la coopération entre Nathaniel Jicosine, Monsieur de Saint Roland et Lébian risquait d'amener des accrochages, notamment entre les services, malgré toute la bonne volonté du monde ! Mais au fond, Lébian avait-il vraiment besoin d'eux ? S'il devait savoir si cet Edorel zollernois était le même que le Grand-Moff belondaure et qu'il devait ensuite définir la position à adopter, il n'avait nul besoin des voies officielles. Il pouvait compter sur un réseau bien plus fourni et bien moins formel. Cependant, la coopération des Services impériaux d'Espionnage et de Renseignement à son profit pourrait lui être utile dans un premier temps.

Voyant bien que la situation devenait dérangeante pour messieurs Jicosine et Saint Roland, Lébian prit la parole à son tour :


" J'ai bien compris ce que vous attendez de moi. Mais si vous souhaitez que cette mission soit achevée avec brio, et qu'aucun départ anticipé ne soit décidé au sommet de l'Etat, je dois être certain de pouvoir agir comme je l'entends, quitte à ne pas répondre à réclamations le temps que je le jugerai utile. En somme, je veux que vous soyez tous d'accord pour me laisser agir à ma façon, sans chercher à m'imposer quoi que ce soit. Autrement, je ne pourrai pas conduire mes investigations comme je l'entends. "

Le message, clair, avait été prononcé avec une sérénité malsaine face aux enjeux. Lébian était excellent dans bien des domaines et il excellait dans celui de prendre toujours le contre-pied des situations les plus désagréables. Il ne cherchait nullement à plaire, son travail était là pour prouver ses qualités et son caractère.
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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Jeu 19 Juil - 3:40

Ce Lébian Thilovine, décidément, se refusait à accepter toute autorité quelle qu'elle soit. Il ne travaillait qu'en solitaire, en roue libre, sans se soucier des règlements (ou plutôt, des écarts avec le règlement) ni des conséquences que cela pouvait avoir. Il était talentueux, assurément. Quel commissaire pouvait se targuer d'avoir élucider autant d'affaires que celui-ci ? D'avoir arrêté autant de criminels, de traîtres, de comploteurs que cet agent intégré depuis peu au Bureau impérial de la Répression insurrectionnelle ? Bien peu de monde, et de mémoire d'homme vivant, personne. Le voici donc qu'il mettait au pied du mur ses supérieurs, leur intimant en quelque sorte l'ordre de lui donner carte blanche, sans quoi il refuserait la mission. Le Grand Moff, bien qu'on ne peut plus agacé par les méthodes du Sieur Thilovine était bien dans l'obligation de lui céder. C'était lui qui voulait absolument faire appel au meilleur agent des Services spéciaux. Peu importait donc les états d'âme du Secrétaire aux Services spéciaux ou du Directeur du Bureau impérial de la Répression insurrectionnelle :

- Bien, Thilovine. Vous aurez ce que vous souhaitez.

Nathaniel Jicosine paraissait furieux, quant au Colonel Henri de Saint Roland il semblait estomaqué...

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MessageSujet: Re: Le fantôme d'Edorel Gatline   Jeu 19 Juil - 4:06

Le Colonel trouvait incroyable qu'on le court-circuite ! C'était son autorité qui était mise à mal, là ! "Ça n'allait pas se passer comme ça" se dit-il au début. Et puis il vit le gros regard noir du Grand Moff lorsqu'il ouvrit la bouche. Henri comprit que ça ne servirait à rien et que son poste était menacé s'il osait dire quelque chose. Il prit donc sur lui. Il avala sa salive et remisa de côté ses reproches à faire. Il n'aimait pas se faire humilier, mais il dit :
- Bien, nous ferons en sorte de faciliter son travail...
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