L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Une révolte ?

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Le Peuple des Colonies



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MessageSujet: Une révolte ?   Lun 13 Fév - 3:01

Depuis les articles organiques au Traité d'Elbêröhnit, ce n'était plus la maison de Hasbourg qui régnait sur la Principauté de Nouvelle-Argentorate, sous protectorat belondaure, mais un grand-cousin de l'Empereur Nabelnine II. L'indépendance, ou plutôt l'autonomie, de la Principauté de Nouvelle-Argentorate n'était donc que factice. En effet, le Prince, bien que disposant de pouvoirs absolus, préférait vivre à Ecosient, sa ville natale. Il n'était jamais en Nouvelle-Argentorate. De fait, c'était le Haut-Représentant belondaure, censé veiller au respect des clauses du protectorat qui s'affirmait comme le véritable dirigeant. Avec quelques moins de neuf cents fonctionnaires, Antonin Vallieux était le véritable maître du pays. Surtout, il pouvait bénéficier de l'appui de pas moins de quatre légions, soit 100 000 hommes, soit plus que l'armée néo-argenoise elle-même.

Or, la Principauté était une région riche, industrielle et autrefois en plein essor. Mais elle connaissait désormais des difficultés économiques, notamment agricoles, depuis le Belondor s'était quelque peu replié sur lui-même et qu'Avaricum était totalement tombé en anarchie, ce qui lui fermait ses deux débouchés naturels pour ses exportations et ses principales sources d'importations. De plus, les impôts avaient augmenté, le Haut-Représentant en profitant au passage pour amasser une petite fortune personnelle, ainsi que l'ensemble des fonctionnaires belondaures. La corruption était monnaie courante. Quant aux militaires, il leur arrivait souvent de commettre des exactions et d'avoir des rixes avec les locaux. Et ils se faisaient le plus souvent justice eux-mêmes dans ces cas-là.

En tout état de cause, l'exaspération était de plus en plus forte chez les Néo-Argenois...
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Le Peuple des Colonies



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MessageSujet: Re: Une révolte ?   Dim 10 Juin - 2:30

Jean-Pierre Nollievère était un fabricant de textile tout ce qu'il y avait de plus ordinaire. Il employait, certes, pas moins de 300 personnes, mais cela n'avait, dans le fond, rien d'original. De centaines d'industries étaient similaires dans toute la Nouvelle-Argentorate. La sienne était située dans une ville proche de la capitale Habsbourg, appelée la Folie-Titon. Or, depuis quelques années, la Principauté de Nouvelle-Argentorate connaissait de nombreuses difficultés économiques, dont la plus grave était une crise agricole. Or, l'hiver 2714 (2012 selon le calendrier néo-argenois) avait été un hiver particulièrement rigoureux, presque polaire, même pourrait-on dire, alors que c'était une île des plus douces habituellement. En effet, des températures de -21°C avaient été enregistrées !

De fait, le prix du pain et du sel avait fortement augmenté, de telle sorte que la vie devenait très difficile en ce mois de Sibenine. Or, parmi les difficultés économiques que connaissait la Nouvelle-Argentorate, il y avait un problème d'exportations, depuis que le Belondor avait relativement fermé son marché et qu'Avaricum était tombé dans l'anarchie. Ainsi, le 12 Sibenine 2714 au matin, Nollievère annonça à ses ouvriers qu'il allait devoir procéder à une baisse de leurs salaires, de manière à pouvoir faire diminuer le coût des produits manufacturés. Mais cette idée, cependant, passa très mal, ceux-ci comprenant qu'il leur sera encore plus difficile de se procurer les denrées nécessaires pour vivre.

C'est ainsi qu'eurent lieu des heurts, les ouvriers séquestrant les cadres de l'entreprise et pourchassant Nollievère qui, pour leur échapper, est obligé d'aller mander la protection des forces protectorales du Belondor.
La foule et des ouvriers d'autres usines voisines situées à proximité se rallient alors aux ouvriers de l'usine Nollievère. Or, la police néo-argenoise s'avèrait incapable de ramener l'ordre, tant et si bien que l'armée néo-argenoise fut envoyée. Mais la foule ne s'en laissa pas compter pour autant. Elle lança des pierres sur les troupes, ainsi que des tuiles et des meubles depuis les toits des maisons. Prenant peur, les troupes tirèrent, provoquant une centaine de morts. L'émeute explosa à ce moment-là... le désordre régnait dans les faubourgs de Habsbourg et il ne restait plus qu'une seule solution pour la Principauté afin de réussir à ramener l'ordre : faire appel aux Belondaures. Vers 18 heures, ceux-ci intervinrent, tirant sur la foule au canon. L'ordre fut ainsi ramené, mais au prix de nombreuses pertes : du côté des soldats, 12 tués et 80 blessés ; de celui des insurgés, 200 tués et 300 blessés. Surtout, les Belondaures s'étaient compromis dans une affaire interne néo-argenoise, ouvertement. Dans l'esprit de nombre de Néo-Argenois, ceux-ci n'étaient plus une administration représentante d'un protectorat. Ils étaient devenus les symboles d'une armée d'occupation.
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