L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Un billet pour le Grand-Électeur

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MessageSujet: Un billet pour le Grand-Électeur    Mar 4 Oct - 9:52

On lui avait dit qu'il était mécontent, très mécontent. Le Prince Impérial Amezzianel-Nabelnine avait d'ailleurs eu l'occasion d'apprécier par lui-même ce constat partagé par la plupart des membres de la Cour (pour ceux qui avaient encore le droit d'y être, l'Empereur ayant enjoint à nombre des anciens membres de la Cour de s'en retourner en leurs foyers pour faire de la place à l'administration et aussi diminuer les dépenses), à l'occasion de rares rencontres avec le Grand-Électeur et Ministre de l'Instruction, de la Culture et des Valeurs républicaines, le Comte Armand de La Croix de Salignac. A l'inverse, il paraissait toujours ravi de le croiser et lui souriait d'un air entendu. C'est ainsi qu'il prit l'initiative d'envoyer un billet au Comte :

Citation :
Monsieur de Salignac,

Venez à ma rencontre demain, après minuit, dans mes appartements privés. Il y a bien longtemps que nous n'avons pu parler ensemble.

A.-N.

Le propos était énigmatique mais il ne ferait aucun doute que le Comte viendrait.
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Armand de La Croix



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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Jeu 6 Oct - 19:33

Le billet était un effet des plus curieux, il ne manqua pas d’intriguer le comte de Salignac. La curiosité l’emportant, il s’empressa de se rendre au rendez-vous du prince, malgré l’heure quelque peu tardive il fallait bien l’avouer.

Bizarrement, Armand était excité comme un enfant ! déambuler dans les couloirs noirs du palais impérial lui rappelait les romans sur les intrigues et les complots de la Cour des anciens Rois qu’il dévorait étant jeune. Pour autant, Armand priait pour qu’il ne s’agisse pas d’un complot ! Arrivé à la porte des appartements privés du Prince, Armand se fit violence intérieurement : «
allons ! idiot ! ce n’est pas le genre du prince de comploter ! », il entra.

- Bonsoir Altesse.

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ARMAND DE LA CROIX DE SALIGNAC

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Dim 16 Oct - 1:11

- Bonsoir Monsieur le Grand-Électeur. Je vous en prie asseyez-vous.

Le Prince Impérial lui-même était déjà assis alors que le Ministre de l'Instruction, de la Culture et des Valeurs républicaines prenait place face à lui. Il était surexcité et avait du mal à se contrôler, tellement l'impatience bouillonnait en lui. Mais il devait attendre. Et pour commencer, il devait demander des nouvelles de son interlocuteur, lequel avait souffert la mort de son père :

- Comment vous sentez-vous, Armand ?

Le Prince Impérial venait d'avoir l'idée d'appeler le Comte de Salignac par son prénom, afin de nouer un lien affectif avec celui-ci, ou en tout cas pour qu'il s'en sente plus proche et n'hésite pas à se confier. Fier de sa trouvaille, il continua :

- J'ai appris la triste nouvelle. Toutes mes condoléances, Armand. Je sais que votre et père n'étiez point en très bon terme, mais je suppose que la perte d'un parent reste difficile même dans ce cas. Je comprends votre douleur, j'ai connu la même chose, vous le savez bien, il y a plus d'un an. Soyez sûr que vous pourrez compter sur moi pour traverser cette tragique épreuve.

Il s'avança alors sur le bord de son fauteuil et posa sa main droite sur celle d'Armand de La Croix de Salignac qui parut touché par la chose. Celui-ci répondit alors :

- Merci, Votre Altesse. Ce n'est pas facile, en effet. Je suis très touché de votre attention.

Le Grand-Électeur se ressaisit et dit :

Pourquoi me demandiez-vous ?

Après quelques secondes de silence, et alors qu'il se rasseyait confortablement, croisant les bras et les jambes, le Prince Impérial Amezzianel-Nabelnine dit dans un demi sourire :

- Que pensez-vous de l'Empereur, Armand ? Sincèrement ?
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Armand de La Croix



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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Jeu 27 Oct - 9:22

Armand n’en croyait pas ses oreilles ! Qu’un prince impérial, un Témararien lui donne du « Armand » ! Saperlipopette pensa le comte ! Armand s’amusa intérieurement en se disant que finalement, à présent il était – en principe – duc : le changement était radical. La légende ne mentait donc pas, tous les ducs sont cousins des rois ! Le comte de Salignac était d’un naturel plutôt moqueur, mais il n’était pas pour autant « né de la dernière pluie » comme on disait par chez lui. Il trouvait le Prince impérial fort aimable avec lui, et s’il n’avait pas été membre de la famille impériale, Armand aurait plutôt utilisé le terme mielleux…

De toutes les questions que le Prince pouvait lui poser, c’était bien celle qu’il redoutait le plus. Armand avait l’impression d’être un courtisan de bas étage, qui chuchote derrière les rideaux, persiffle sur les dernières modes ou parie à quel ministre sera disgracié le premier. Pire, Armand était gêné par cette invitation du Prince impérial. Son majordome, un ancien grognard qui était de toutes les guerres, lui avait dit en glissant au comte son manteau : « faites attention tout de même monsieur le comte, cette affaire sent le complot à plein nez ! » ; Armand avait alors souri, et s’était engouffré dans sa voiture pour se rendre à ce rendez-vous. Le comte décida de commencer diplomatiquement.


- Il ne m’appartient pas de juger monsieur le Prince. Mes sentiments envers Sa Majesté votre frère sont antagonistes. J’ai accordé voilà bien longtemps ma fidélité à feu votre père. J’ai renouvelé cette fidélité à votre frère. Je ne crois pas tant en la personne, mais plutôt en sa fonction. Le Belondor n’est pas fait pour être République. Vous n’êtes pas sans savoir que votre frère l’Empereur à orienté le pays sur une voie que mes idées me commandaient de ne pas suivre. Les Dieux seuls donnent la grâce au souverain de commander aux peuples. C’est une mascarade que de dire que le peuple belondaure est souverain ! Les Belondaures ne sont pas prêts, ils laisseraient la nation sombrer dans la dictature. Vous allez me dire…

Armand s’arrêta, il ne fallait point dire ce qu’il avait failli penser tout haut. Cela suffisait, le Prince avait parfaitement compris.

- Je suis largement favorable à un régime parlementaire. Et je déplore que nous en soyons si loin aujourd’hui… Votre frère l’Empereur est en train de faire un « grand écart » si je puis dire, et lorsqu’on est trop gourmand, les Dieux toujours nous punissent. Bien des conservateurs redoutaient la montée de votre frère sur le trône. Ce n’est pas un secret. Et comme les Bordebons ont failli et que le fils du Roi Charles est un médiocre, les royalistes se joignent à vous, monseigneur. J’espère que vous saurez utiliser cette nouvelle aura au profit de l’Empereur et de l’Empire. Car vous n’êtes pas sans savoir qu’il n’y a et ne peut y avoir qu’un souverain dans notre auguste nation…

Armand restait vague, qui considérait-il comme ce souverain unique ? l’Empereur actuel ? ou bien son frère qui allait, Armand l’espérait, se marier avec la Princesse Bordebon et ainsi consacrer l’union de la Maison impériale de Temararien et la Maison royale de Bordebon. Qui sait... ! Il ne faisait aucun doute qu’Armand n’était pas un comploteur. Hors de question d’échafauder des plans fumeux pour provoquer la guerre civile ! il fallait être fou pour sacrifier l’ordre et la paix intérieure sur l’autel des idéaux. Et pourtant… Armand n’engagerait rien qui pourrait faire mourir un seul Belondaure. Il en était convaincu, ce grand peuple méritait la paix et le bonheur !

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Lun 7 Nov - 11:31

Le Prince Impérial trouvait Armand de La Croix de Salignac des plus habiles. Il ne souhaitait pas livrer le fond de sa pensée, mais il la laissait tout de même être devinée. Il se refusait à suivre la voie des comploteurs, et pourtant il aimerait bien qu'un complot eut lieu en son for intérieur ! Cela se ressentait. Il prétendait ne pas y toucher, mais il ne serait pas de ceux qui lutteraient avec acharnement pour maintenir au pouvoir son frère aîné, celui qui par pur hasard était donc devenu Empereur, alors que c'était à lui, Amezzianel-Nabelnine, qu'aurait dû réellement échoir le Trône. Lui qui avait de si grands projets, lui qui savait que l'Empire devait se faire totalement monarchie !

Le Prince, cependant, ne dévoila pas de suite ses cartes, et dit :

- Je vois, Armand. Vous êtes un véritable patriote. Et malheureusement, Sa Majesté commet un grand tort en refusant de vous écouter et de s'en remettre plus souvent à vous...

Il laissa s'infiltrer l'idée en Armand de La Croix qu'un autre souverain pourrait lui offrir une oreille plus attentive si ce n'est plus conciliante. Puis, il continua :

- Sa Majesté repartira en guerre. C'est une évidence. Il ne fait aucun doute à cela. La Grande-Albion, le Despotat d'Al-Harkoum... vous le savez aussi bien que moi, ceux-ci veulent notre mort à tous. Et bien entendu, nous ne comptons pas nous laisser faire. Sans parler des risques que présente le Chongkwo... Bref, le Belondor aura besoin d'un régent pendant ce temps. Ma mère ne saurait jouer ce rôle. Elle se morfond depuis la mort de mon père et c'est à peine si elle parle désormais. L'article 22 de l'Acte additionnel fixant la Constitution de l'Empire ne pourra être appliqué. Fort heureusement, Sa Majesté disposant toujours des pleins pouvoirs, elle peut passer outre.

Il s'arrêta un instant puis continua :

- Le Belondor aura besoin d'une main forte, d'un homme capable de tenir la barre ferme, le gouvernail sans vaciller. Il aura besoin d'un homme capable d'être un véritable souverain...

Le mot était lâché :

- ... et qui prendra les décisions qui s'imposent.

Il fixa droit dans les yeux le Comte, puis lui dit sans ciller :

- Puis-je compter sur votre appui pour porter ma candidature auprès de Sa Majesté afin qu'il me désigne comme Régent de l'Empire lorsque le temps sera venu pour lui de nous quitter ?

Une nouvelle fois, la formulation était des plus équivoques, de même que son plaidoyer pour sa candidature. Le Prince Impérial Amezzianel-Nabelnine de Temararien souhaitait-il se servir de la Régence comme d'un tremplin pour conquérir le pouvoir pendant que son frère était occupé au loin, ou bien avait-il seulement une haute idée du rôle qu'il pourrait remplir en tant que Régent ? Personne ne pouvait le savoir.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Mar 8 Nov - 7:31

Armand s’amusait intérieurement… Il serait bien surprenant que l’Empereur choisisse son frère comme régent. Nul doute que l’Empereur lui préfèrerait le Premier ministre. Ce n’était un secret pour personne que le Prince impérial aimait le pouvoir autant que son impérial frère… L’amour du pouvoir avait d’ailleurs toujours était très fort chez les Temararien. Armand était las de toutes ces têtes couronnées qui se battaient constamment.

Même si le Prince impérial était en effet plus proche des idées du comte de Salignac, il n’en restait pas moins qu’Armand n’aimait pas cette réunion. Il fallait toujours qu’il reste fidèle envers tout le monde, mais Armand était-il fidèle à lui-même en vérité ? Armand était un homme qui présentait bien, aristocrate par-dessus le marché, il avait toujours inspiré confiance à ses interlocuteurs, peu de gens pouvaient s’empêcher de se confier au comte, sa gentillesse était si réputée que tout le monde savait qu’il ne pouvait faire de mal à une mouche, alors à un Prince impérial, pensez bien ! Salignac avait parfois l’impression que les puissants le prenaient pour une girouette.

Et pour cause : peu de monde pouvait se gargariser d’être Ministre d’un Temararien et ami du Roi titulaire du Belondor ! Bordebon dans une poche, Temararien dans l’autre, Armand n’en restait pas moins un serviteur fidèle et intègre, qui ne manquait pas de montrer ses divergences d’opinion. C’est donc avec beaucoup d’adresse qu’Armand répondit au Prince :


- Monseigneur, sachez que je suis votre dévoué serviteur. Mon honneur me commande de vous attacher ma confiance et ma fidélité. Jamais je ne trahirais les Temararien, quel qu’il soit, Empereur ou Prince… En tant qu’homme d’État, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai prêté serment de fidélité à Sa Majesté votre frère, je tiens donc à préciser clairement à Son Altesse que je ne ferai rien qui pourrait nuire à l’Empereur.

Cependant, il me semble être juste que vous deveniez régent, c’est pourquoi je vous assure de mon soutien, tant que vous resterait dans ce que certains appelle illusoirement la « légalité républicaine », je serai votre plus fervent appui. Car je ne doute pas que vous ne souhaitez que le bien des Belondaures. Armand décida d’être plus direct. Et vous n’êtes d’ailleurs pas sans savoir que personne dans cet Empire ne veut d’une nouvelle guerre civile. Le sang des Belondaures a déjà bien trop coulé, et d’ailleurs, si jamais encore une fois la guerre intestine devait éclater, je gage qu’il n’en ressortirait rien de bien impérial…

Oui Armand en était sûr, si jamais Amezzianel-Nabelnine tentait un coup d’État en l’absence de son frère, c’est le peuple qui se chargerait de républicaniser définitivement ce foutu pays. En dehors des cérémonies officielles dans lesquelles le peuple faisait démonstration de son « affection » à la famille impériale, les mécontents étaient de plus en plus nombreux. Feu Nabelnine Ier était trop vieux, mais son fils lui est trop jeune, il n’a même pas de femme, sans parler d’un héritier… Les Temararien étaient faibles, et si l’ambitieux Prince impérial n’était pas fichu de comprendre que c’était son frère l’Empereur des Belondaures, c’est qu’il n’avait rien compris.

Les Bordebon avaient évolué, Charles était vieux, et son héritier était bien plus ouvert… Les royalistes attendaient avec impatience la mort de Charles pour que son neveu Hadrien lui succède. Cela allait changer la donne selon certains…

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Mer 9 Nov - 9:55

Le Prince Impérial se dit définitivement que le Comte de La Croix était en fait véritablement un timoré ne souhaitant pas s'engager. Mais qu'importe ! Il avait approuvé le principe de sa candidature comme Régent de l'Empire et le soutiendrait dans cette perspective lorsque le temps viendrait de se déclarer, l'Empereur ayant bien sûr à choisir en dernier ressort en tant que Souverain de notre Très Grande Nation. Il lui répondit alors :

- Armand, je vous remercie de votre appui. Il y a malheureusement des gens mal intentionnés au sein du... Gouvernement.

Une nouvelle fois, le Prince Impérial avait lâché un mot lourd de sous-entendu. Il se positionnait ici clairement comme un opposant au Chancelier et Grand Chambellan également Premier ministre le Duc Etzel Ito de Varsalance. Et même comme une alternative :

- Je ne sais donc qui pousse l'Empereur à engager cette républicanisation de l'Empire. Certes, l'Empire fut pensé comme le couronnement de la République à travers ma famille... mais justement, il s'agissait de sauver la Grande Révolution en en faisant une monarchie sanctifiée tant par les Dieux, ou plutôt Dieu à l'époque puisque nous étions Syistes, que par le Peuple ! Tout cela menace de s'effondrer à cause d'utopies...

Le constat du Prince envers la politique menée par son frère était des plus sévères. Il dit cependant un mot rassurant, afin de ne pas trop attiser les soupçons, le Comte ne semblant pas prêt à trahir Nabelnine II :

- Mais, je suis le frère de l'Empereur. Je ne saurai trahir mon propre frère, lequel est notre Empereur légitime. Je le soutiendrai mordicus, envers et contre tous !

Cela ne coûtait rien au Prince Impérial de réaffirmer sa loyauté envers le Souverain régnant. En effet, les paroles s'envolaient, seuls les actes restaient. Il conclut donc :

- Sur ce, il est grand temps d'aller nous coucher. Je vous souhaite donc une bonne nuit, Armand.

Et il se leva, prenant la direction de sa chambre.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Lun 28 Mai - 3:58

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Lun 28 Mai - 4:00

Le Prince impérial avait demandé à voir de nouveau le Grand-Electeur de l'Empire en ce 39 Izaleninel, alors même que le vote pour approuver le projet constitutionnel avait débuté, vote auquel il ne pouvait prendre part puisque, tout comme sa soeur, il n'avait pas encore atteint l'âge requis (20 ans pour les hommes et 25 ans pour les femmes, tant que la nouvelle Constitution ne serait pas entrée en vigueur), n'ayant que 19 printemps derrière lui. Ils s'étaient entretenus, il y a quelques mois, en ce début d'année 2714. La rencontre, à dire vrai, n'avait pas été des plus fructueuses même s'ils avaient pu convenir d'une convergence de vues en faveur d'un Empire s'assumant comme une nouvelle monarchie. Tous deux s'opposaient au tournant républicain que souhaitait donner le frère aîné d'Amezzianel-Nabelnine, mais ils n'étaient point d'accord sur les moyens d'y arriver ni sur les fins recherchées. Bien que monarchiste, le Grand-Électeur était assez libéral, quand le Prince était très conservateur. Nonobstant, pour le bien de leur cause, ils étaient condamnés à s'entendre. C'est donc pourquoi le Prince demanda de nouveau au Comte Armand de La Croix de Salignac de le rejoindre dans ses appartements privés. Lorsque celui-ci arriva, il le mit de suite à l'aise l'appelant directement par son prénom... avant d'en venir aux faits :

- Que pensez-vous de tout cela, demanda le Prince, en faisant allusion à la situation présente de l'Empire.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Lun 28 Mai - 6:09

Une nouvelle fois, le comte de Salignac avait répondu positivement à l’invitation du prince impérial. Ces petits rendez-vous n’annonçaient rien de bon. En effet, l’empereur qui faisait surveiller tout le monde – une véritable manie chez les Temararien… –, devait déjà avoir eu vent de cette réunion en catimini. Ce n’était un secret pour personne, Amezzianel-Nabelnine était opposé à son impérial frère, ou du moins à sa politique libérale. L’empereur était un jeune homme secret, personne ne savait rien de lui. A la Cour on s’en amusait, tandis qu’au gouvernement on s’arrachait les cheveux…

Comme la dernière fois, le comte de Salignac arriva rapidement aux appartements du prince impérial. Il s’inclina devant le prince et s’installa dans un fauteuil, comme ce dernier l’avait invité à le faire. Le comte était un peu déçu de ne pas avoir ce genre de rendez-vous avec l’empereur, plus qu’avec son frère cadet. C’eût été bien plus intéressant et constructif ! M’enfin, le comte était là.

Devant cette question abrupte, le comte répondit simplement :


- Je m’efforce, Altesse, de penser moins, car ça n’a pas grande importance pour Sa Majesté l’empereur ! Peut-être n’a-t-il pas été informé que cette institution se nomme Conseil d’État parce que les personnes qui y siègent conseillent l’empereur et son gouvernement. L’usage veut que l’on prenne en compte au moins partiellement les avis des conseillers, autrement, on devient un tyran. Certes, en Belondor, les décisions du tyran sont sanctifiées par le peuple, alors que dire ?! Ma foi, rien semble-t-il ! Armand lança un sourire au prince. Il n’était pas dans ses habitudes de critiquer si ouvertement l’empereur.

Je sais monseigneur que vous n’êtes pas aussi favorable à la libéralisation de l’Empire que moi. Nous avons quelques divergences d’opinion en ce qui concerne le fond. J’ai quelque divergence d’opinion en ce qui concerne la forme à reprocher à Sa Majesté votre frère… Je crois beaucoup en le peuple belondaure, si Sa Majesté continue sur cette voie, je pense que votre auguste famille, Altesse, ira rejoindre les Bordebon ! De plus en plus, je suis favorable à ce que le peuple rappelle la véritable République, ou bien mette sur le trône un monarque qui assume son rang de monarque. Je vous le dis très honnêtement monseigneur, je n’ais pas grand-chose à perdre à dire ce que je pense. Charles de Bordebon se fait vieux. Son fils est au service de l’empereur mais n’a pas d’enfant. Les royalistes considèrent son neveu comme son héritier. Le jeune homme ne manque pas de panache, j’ai ouï dire qu’il voulait demander à l’empereur de lever l’exil de la famille de Bordebon. La chose est audacieuse, on verra si l’empereur est si libéral et ouvert que cela…

Mais vous, Altesse, vous ne pouvez être un opposant aussi radical de votre frère, sans compromettre l’œuvre impériale toute entière. Vous êtes dans une position bien délicate. Je sais que vous souhaitez créer un parti politique pour rassembler les impérialistes. L’idée est louable. Je vous déconseille cependant de vous mettre à la tête de ce parti. Loin de moi l’idée de médire de Son Altesse, mais en tant que prince, vous devez vous tenir éloigner des turpitudes politiques partisanes. C’est là mon avis personnel.

Le comte ne voulait pas aborder tout de suite certains sujets, il décida donc de dévier la conversation, car il savait que, malgré toutes les critiques que l’on vouait à Amezzianel-Nabelnine, lui à l’inverse de son frère écoutait.

- Sans vouloir vous offenser Altesse, qu’en est-il de votre mariage avec Mlle de Bordebon ? Vous n’êtes pas sans savoir que je suis proche des royalistes, et beaucoup placent leurs espoirs dans ce mariage, qui serait un gage politique certain… Le couronnement de la réconciliation des deux dynasties, le rêve de nombreux Belondaures, si vous réalisiez ce rêve, votre image changerait, j’en suis convaincu.

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Lun 28 Mai - 10:09

Le Prince avait écouté attentivement le Grand-Électeur pendant tout le temps de sa longue logorrhée. A sa manière, cet homme était une anguille, bien qu'il eut parler de suite avec grande franchise. Il avait, dans le fond, toutes les qualités du courtisan, mais parfois la rude franchise du militaire, bien qu'il n'en fut pas un. Cet homme intriguait réellement le Prince impérial. Lorsqu'il lui parla d'un éventuel mariage avec la princesse de Bordebon, cependant, il se renfrogna un peu, comme si la fatalité semblait l'écraser :

- L'Empereur fait traîner les choses... il se montre pourtant d'une grande amabilité avec celle que mon père m'avait dite promise à terme. Aurélia-Céliniade de Bordebon me cause d'ailleurs du soucis. Elle semble fascinée par l'Empereur et sa galanterie, sa manière courtoise de la traiter, de lui offrir des cadeaux même...

Changeant de sujet, il en revint à l'objet principal :

- Mais revenons à nos moutons si vous le voulez bien ! Je ne suis on ne peut plus d'accord avec votre constat. Vous connaissez mes idées, je connais les vôtres. Nous sommes, dans le fond, voués à nous entendre...

Il s'arrêta un instant, fixant son interlocuteur dans les yeux :

- ... Vous avez raison, cependant. Je ne puis être le chef de l'opposition. De fait, c'est à vous de l'être, messire... Je comptais fonder un groupement politique, le Rassemblement pour l'Empire ou quelque chose dans le genre... pourquoi ne prendriez-vous pas l'initiative de le créer ? Je le rejoindrai.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Mer 30 Mai - 3:54

Armand s’attendait un peu à cette réponse, mais encore une fois, sa propre réponse allait décevoir le prince. Le comte de Salignac n’aimait pas la tournure des évènements. Dès le début il était persuadé que le oui l’emporterait. Il avait déjà préparé sa lettre de démission. Le gouvernement c’était fini pour Armand. Et cette fois l’empereur ne pourrait pas la lui refuser. Le chemin qu’avait parcouru le comte de Salignac était déjà immense, dans sa jeunesse, c’était un bordeboniste fervent. Avec le temps, il avait appris à servir l’Empire, mais surtout à aimer l’œuvre, magnifique, grandiose, au dessus de tout et de tous. Armand ne pouvait tolérer que l’on salisse ainsi l’esprit monarchiste comme l’esprit républicain d’ailleurs.

Armand ne voulait pas se l’avouer, mais tout portait à croire que le comte de Salignac n’aimait tout simplement pas le nouvel empereur. Il n’était finalement pas bien différent de son frère qu’il avait devant lui ce soir. Les mêmes, ils n’étaient animés que par le pouvoir, alors qu’ils aillent au diable ces empereurs de pacotille ! Qu’ils retournent à leurs premiers amours, la République les fera valser ! Et pas question de rentrer dans cette pseudo opposition plus impérialiste que l’empereur ! Le comte de Salignac était un monarchiste libéral avant tout. Il haïssait cette caricature perpétuelle qui vouait les monarchistes à un réactionnisme basique. Il fallait répondre habilement au prince impérial.


- Monseigneur, comme vous l’avez dit, nos opinions divergent, je suis un monarchiste convaincu, mais je suis également profondément attaché à la liberté de mes concitoyens, mais surtout à leur bonheur. Je vais présenter ma démission à l’empereur, et cette fois, il sera obligé de l’accepter, je ne soutiendrai pas son gouvernement. Sachez que je ne me détache pas du service de l’empereur pour entrer au votre, je ne peux me porter à la tête d’un mouvement d’opposition conservateur, cela irait à l’encontre de tous mes idéaux. Si je deviens le chef de ce parti, je vous le dis tout net, je ne tolèrerai pas les débordements réactionnaires. Je porterai des idées libérales ou rien.

A vrai dire, Armand avait soigneusement préparé son affaire. Toutes ses affaires avaient quitté l’hôtel de Salignac. Demain, après avoir remis sa démission, il quitterait la capitale pour se rendre en son château de Salignac et y passer quelques temps. Le comte comptait réfléchir à un éventuel abandon de la vie politique. Problème, l’empereur n’accepterait peut-être pas sa démission, il le faudrait bien pourtant ; sinon Armand retournerait sa veste, il était certain qu'on le laisse tranquille une fois qu'il aurait basculé chez les bordebonistes, son indépendance serait totale. Après tout, le propre frère d’Armand était le secrétaire particulier d’Hadrien-Constantine de Bordebon, un prince libéral et ouvert, qui apparaissait de plus en plus comme l’héritier du roi Charles. Ce pourrait être un nouveau rebondissement dans la vie du comte qui n’était pas pour lui déplaire.

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Mer 30 Mai - 8:54

Le Prince impérial était ni plus ni moins que estomaqué. Le Comte Armand de La Croix de Salignac, le Grand-Électeur de l'Empire, serviteur de l'Empire depuis son retour au Belondor, un fidèle de Feu son père Nabelnine Ier refusait de fonder ce parti monarchiste qu'il appelait de ses voeux. Pire, il entendait renoncer à une carrière politique, voire... basculer chez les bordebonistes, pourtant réduits à la portion congrue depuis l'échec de leur tentative de reprise du pouvoir pendant la Guerre de Sécession. Tentant de paraître le plus calme et impassible possible, le Prince dit :

- Armand... messire ! Je comprends votre désarroi. Ô que je le comprends ! Si je m'écoutais je ferai comme vous, j'en rêve à vrai dire. Mon frère... sa politique... tout cela me désolé, me dégoûte même. Au diable les mouchards, j'assume mes propos ! Jamais il n'osera s'attaquer à moi. Et je peux vous promettre qu'il n'osera s'attaquer à vous. Je serai le garant de votre intégrité politique et physique.

Le Prince sourit au Comte, puis reprit doucement :

- Mais vous ne devez pas démissionner. Ou plutôt, vous ne le pouvez pas. Nos idées, votre idéal ont besoin de vous. Sans vous, je suis seul. Seul, je ne peux rien. Je ne suis guère aimé, je passe pour prétentieux, je le sais. Je ne nie pas l'être un peu... Enfin ! Sans vous, nous abandonnons le pays aux républicains, lesquels feront pression pour que l'Empereur cède totalement à leurs idées. Je crois que mon frère a bien entendu ses idées, mais aussi qu'il essaie de réaliser un compromis, afin d'éviter une nouvelle guerre civile. Mais il va trop loin dans ces compromis, car il nous oublie ! Si vous partez, il ne restera plus que Varsalance pour s'opposer à ces délirés républicanistes... autant dire un modéré, sans personnalité, un technocrate, sans doctrine, un opportuniste, sans morale. Vous êtes essentiel au Belondor. Ensemble, si nous savons trouver les appuis nécessaires au bon moment, nous pourrons peser. Les institutions, certes, sont essentielles. Mais dans le fond, elles ne sont que ce que l'on en fait. Si nous en faisons une monarchie, la République impériale ne sera qu'une façade.

S'arrêtant, il dit :

- Aidez-moi à n'en faire qu'une façade. Aidez-moi à faire triompher nos idées. Nous le pouvons.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Mer 30 Mai - 9:44

« Héhé » pensa le comte, le jeune prince était sorti de ses retranchements. Le comte de Salignac avait usé de tout le culot possible pour arriver à son but. Il fallait que le prince se montre plus indépendant de son impérial parent. La chose n’était pas évidente, et il fallait également éviter qu’il ne passe pour un banal cadet comploteur, comme tant d’autres frères de monarque avant lui… Le prince impérial avait légèrement exagéré sa position, car enfin, c’était un Temararien lui aussi après tout.

Armand le savait, en restant dans ce gouvernement, il se mentait. Il voulait voir grandir un Empire qui ne verrait jamais le jour. L’empereur avait brisé le peu de rêves qui lui restait. Le comte avait envie de tout abandonner et de se retirer à Salignac avec sa famille. Assurément que Mme de Salignac serait favorable à l’idée.

Le prince lui donnait du « messire », Armand ne se sentait pas grand seigneur pour autant. Il avait l’intime conviction qu’il ne pourrait plus servir l’œuvre impériale à présent. Pourtant, Armand éprouvait une vague de sympathie soudaine à l’égard du prince, il le sentait en « détresse », en gentilhomme, Armand se refusa de l’abandonner. Il peinait à concevoir de rester dans un gouvernement qu’il lui était en tous points opposé ! L’empereur était républicain, c’était foutu, seul le temps apporterait à ce prince l’amour de la monarchie, or l’empereur était jeune, très jeune.


- Altesse, mon aide vous est toute acquise. Sachez que vous venez de me prouver que le pouvoir n’est pas la seule chose qui vous anime, comme vos détracteurs peuvent le dire. Vous avez des idéaux, cela suffit à conquérir un romantique comme moi. Cependant, comment puis-je rester dans ce gouvernement ?! Ce n’est pas pensable enfin ! je suis en contradiction totale avec l’empereur sur les fondements du régime, comment puis-je apporter mon concours à ce gouvernement qui me révulse rien que dans son nom ?! Il n’est pas évidant d’avoir été ministre des « Valeurs républicaines » ! Moi ! un monarchiste convaincu, royaliste dans ses jeunes années, me donner un tel ministère, il ne faut vraiment pas avoir de cœur ! Je sers l’Empire, mais c’est la monarchie que j’aime. Si je veux entrer dans une opposition ferme et en devenir le « chef », il n’est pas vraiment concevable que je reste au gouvernement. Si vous espérez que j’influence votre frère, alors vous vous trompez, il n’est pas influençable : il a une qualité essentielle pour un monarque, il ne doute pas de ses capacités.

Le prince devait répondre avec le cœur, sincèrement, car Armand avait beau tourner dans tous les sens le problème, il trouvait presque malhonnête de rester au gouvernement. Peut-être était-ce son sens de l’honneur datant d’une autre époque qui l’empêchait de voir une quelconque raison de rester.

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Jeu 31 Mai - 6:45

Le Prince impérial était persuadé de pouvoir toucher au but. Son interlocuteur était sensible tant à son argumentation qu'à sa détresse. Il est vrai que, totalement désabusé, dépité, découragé même, il paraissait ne plus croire en son étoile, tout du moins en sa capacité à infléchir le cours des choses. Pourtant, cela était possible, avec énergie. Il suffisait de le vouloir pour le pouvoir. Il restait désormais une dernière flèche à décocher pour le Prince et leur pacte serait scellé :

- Messire... je ne me méprends pas concernant celui qui est mon frère. Je sais qui il est, qu'il est...

Il s'arrêta un instant, puis reprit :

- Oh ! Je ne sais que trop bien qui il est ce « Monsieur Parfait » ! Il ne l'est pas ! Il croit certainement que je ne vois pas ce qu'il manigance pour me chiper celle que Père m'a promise, celle que tout le Belondor attend de me voir épouser et qui n'est toujours pas mienne. Il VEUT Aurélia-Céliniade, je le sens, je le sais !

Le Prince s'était levé et sa voix grondait. Serrant les poings, il tenta de se calmer tout en poursuivant son propos :

- J'aurai mille raisons, tout comme vous, de vouloir le quitter et d'entrer dans l'opposition, crue, brute, frontale. Mais je ne le ferai pas. Si nous rompons avec l'Empereur, nous sommes perdus. Croyez-vous vraiment qu'il nous épargnerait, vous parce que vous avez servi fidèlement mon père et moi parce que je suis son frère ? Il ne s'arrête pas à cela. Il est sans coeur...

Se rasseyant, il sourit au Comte :

- Evidemment, nous avons quelques divergences. Mais sont-elles insurmontables ? La seule véritable que nous ayons eu depuis le début porte sur le suffrage capacitaire que vous refusez quand je le souhaite. Est-ce suffisamment pour empêcher toute alliance ? Vous savez bien que non. J'ai besoin de vous, Armand. Aidez-moi. Ou plutôt, aidez le Belondor. Si nous rompons, nous perdons toute chance que nos idées l'emportent et, après, toute chance de voir le Belondor que nous aimons, ses valeurs, sa grandeur, sa culture, perdurer. Les républicains saccageront tout. J'aime ce pays, vous l'aimez autant que moi, je n'en doute pas. Alors luttons pour lui. Fondez le Rassemblement pour l'Empire, et je vous suivrai.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Jeu 31 Mai - 23:57

— Rien n’est insurmontable monsieur le prince. Nous pourrions reprendre ici à notre compte un vieux dicton aldarnorin : « impossible n’est pas belondaure ». J’irai d’ici peu déposer le formulaire pour notre parti. Pour le nom, j’avais pensé à Parti impérial démocrate, mais c’est assez semblable à celui de M. de Vasarlance, alors je m’étais ravisé à Parti impérial. Vous souhaitiez Rassemblement pour l’Empire, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Ven 1 Juin - 4:46

- Puissiez-vous avoir raison, déclara en riant le Prince, à propos du dicton aldarnorin du Grand-Électeur. Je souhaitais en effet créer le Rassemblement pour l'Empire. Nous pouvons parfaitement trouver un autre nom si le coeur vous en dit. Je ne suis pas à cheval là-dessus à vrai dire. Tant que le groupement ou parti politique que nous fondons est profondément monarchiste-impérialiste, comme l'on dit, cela me va. Je vous confiance, de toutes façons. Une fois celui-ci créé, je vous rejoindrai.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Ven 1 Juin - 6:30

— Bien, alors ce sera Rassemblement pour l’Empire, le comte sourit à son tour.

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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Dim 3 Juin - 23:42

- Je crois que notre seconde rencontre fut des plus enrichissantes et des plus efficaces, ajouta le Prince impérial l'air guilleret. Nous nous reverrons sous peu, j'imagine ? Lorsqu'il nous faudra faire avancer le Rassemblement. Sur ce, je vous laisse repartir à vos dossiers, à moins que l'heure tardive ne vous incite à retrouver votre famille ?

Se levant, il termina en disant :

- Merci pour tout.
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MessageSujet: Re: Un billet pour le Grand-Électeur    Aujourd'hui à 14:22

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