L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Lettre à l'Empereur

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
S.A.R.I. Mg de Temararien



Nombre de messages : 92
Age : 79
Date d'inscription : 25/09/2007

Notoriété
Tendance politique: Aucune

MessageSujet: Lettre à l'Empereur   Ven 12 Aoû - 23:16

Phillipus-Alexandrum ne savait pas vraiment comment commencer sa lettre, il voulait adresser quelques « recommandations » à son petit-neveu l’Empereur. Le vieil homme écrivit sans faire de brouillon, la lettre « venait du cœur » pour ainsi dire. C’était d’ailleurs pourquoi il balançait entre un respectueux « Sa Majesté » et un affectueux « mon petit-neveu »… La lettre était assez courte, à certains moments osée peut-être même, m’enfin, le Grand-Aumônier n’avait vraiment plus rien à perdre ! Ce n’était pas un secret, à la Cour il passait pour l’homme le plus conservateur de tout l’Empire. Il avait bien du mal à dire « Empereur des Belondaures » et lui préférait le titre d’« Empereur de Belondor ». Lorsqu’on s’avisait de le corriger, il mettait l’erreur sur le compte de sa sénilité.

Le vieil homme avait toujours aimé ses petits-neveux. Mais il ne manquait pas de malice, il était prêt à tout, son rêve avait toujours été de réconcilier l’Empire avec l’Ancien Régime. Réunir les deux dynasties en une seule était pour lui l’assurance d’un avenir glorieux pour le Belondor. Phillipus-Alexandrum l’avait toujours dit, le titre ne fait pas le monarque, être Empereur des Belondaures plutôt qu’Empereur de Belondor ne préservait pas de la tyrannie. Il fallait du mystique, l’Empereur devait être sacré, parce que cela fascinait le peuple.


Citation :

DE Son Altesse Impériale Phillipus-Alexandrum de Temararien,
Prince Impérial,
Grand Aumonier de l'Empire.

À Sa Majesté Impériale Nabelnine II,
Emepereur des Belondaures, etc. ...

Sire, mon bien-aimé et cher petit-neveu, vous savez avec quelle tristesse nous avons accueillis la mort de Votre père l’Empereur Nabelnine. C’est un grand homme que notre famille a perdu, et un grand monarque que la nation toute entière pleure aujourd’hui. Il vous incombe aujourd’hui de commander au peuple belondaure, et je suis sûr et certain que vous accomplirez votre devoir avec brio. Plaise aux Dieux que vous serviez notre glorieuse nation avec autant d’excellence que feu Votre père.

Vous succédez à feu l’Empereur et devenez, de fait, le nouvel Empereur des Belondaures. Vous êtes non seulement le garant de l’héritage de feu Votre père mais aussi de celui de tous les Vos augustes prédécesseurs. Je vous félicite d’ailleurs mon petit-neveu pour Votre grande victoire contre les impies germains ; et en tant qu’homme des Dieux, j’espère que Vous apporterez la vraie religion aux Germains, pour la plus grande gloire du Belondor. Ce serait provoquer les Dieux que de tolérer que les Germains restent dans l’ombre de l’hérésie. Je vous sais un bon Zorthodoxe, j’ai confiance en Sa Majesté.

Vous ne pourrez ceci-dit être pleinement Empereur des Belondaures que lorsque Vous aurez été sacré. Il vous faut recevoir tous Vos insignes impériaux du primat du Belondor. Un sacre sera l’occasion de rassembler le peuple, tous pourrons festoyer, Vous ne pouvez retirer un tel évènement de joie et de partage zorthodoxe à Vos sujets sous le simple prétexte que le sacre rappelle trop les Rois de jadis. C’est une excuse ridicule. Bien que Sa Majesté ne stipule plus sur Ses actes officiels « par la grâce des Dieux », c’est bien la divine providence, ainsi que l’amour que Vous porte Votre peuple, qui Vous gardent sur ce trône. Vous serez en grand souverain pour le Belondor, placez donc Votre règne sous les hospices bienveillants des Dieux.

Sa Majesté doit aussi penser à présent qu’Elle règne à se marier pour assurer Sa succession et la continuité de la Couronne belondaure. Il vous faut choisir une princesse de Votre rang, une princesse zorthodoxe, cela va sans dire. Peut-être serait-il judicieux de réunir la famille impériale à ce sujet… et peut-être qu’à cette occasion Sa Majesté finalisera le mariage de Son Altesse Son frère avec la princesse de Bordebon. J’espère mon petit-neveu que Vous n’avez pas dans l’idée de mettre à mort le père de cette chère princesse, Vous détruiriez la réconciliation que je mène depuis des années entre notre famille et celle des anciens régnants Bordebon. Peut-être que Sa Majesté voit d’un mauvais œil mes tentatives de conciliation, j’essaie de servir l’Empire du mieux que je peux. Si mes démarches que certains nomment intrigues gênent Sa Majesté, alors je cesserai immédiatement. Feu Votre père ne s’était jamais montré réticent à ce projet, mais Vous n’êtes pas Votre père, et je ne connais pas Votre sentiment sur le sujet.

Je reste Votre fidèle serviteur, pardonnez mon audace, je ne cherchais qu’à donner mon humble point de vu à Sa Majesté, si tant est qu’il est une importance à Vos yeux.

Recevez toute mon affection et mes respectueuses salutations Majesté, Votre grand-oncle,

Phillipus-Alexandrum

_________________
SON ALTESSE ROYALE ET IMPÉRIALE PHILLIPUS-ALEXANDRUM DE TEMARARIEN (†)
Prince Impérial
Grand Aumônier Impérial
Membre honoraire du Conseil d'État
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté l'Empereur



Nombre de messages : 903
Age : 24
Date d'inscription : 11/07/2007

Notoriété
Tendance politique: Aucune

MessageSujet: Re: Lettre à l'Empereur   Mer 17 Aoû - 1:47

L'Empereur avait reçu la lettre de son grand-oncle tôt dans la matinée de ce 35 Nabelnine 2713. Il en avait été surpris. En effet, son grand-oncle, longtemps fâché avec feu son père, lui-même trouvant l'ancien Empereur pas assez porté sur les fastes de la monarchie (alors que cela en était déjà trop pour d'autres, tel le Maréchal et Grand Moff des Armées Impériale Archibald de La Villejégu), s'était retiré depuis la mort de son neveu dans une sienne propriété du bord de mer, à trente kilomètres au sud-ouest de Cancraces. Il semblait avoir voulu se retirer de la vie politique et publique pour toujours, comme terrassé par ces évènement, comme persuadé que tous ses efforts menés depuis plus de dix ans, avant même que la Guerre Civile ne se termine, pour rapprocher la dynastie royale des Bordebon et celle impériale des Termararien avaient été réduits à néant par la Fronde d'Elbêröhnit et la Guerre de Sécession. Âgé de soixante-quatorze printemps, il paraissait n'avoir plus le courage de poursuivre dans la voie engagée. Et pourtant, il avait écrit à son petit-neveu, l'Empereur des Belondaures Nabelnine II. Il lui restait, apparemment, suffisamment d'énergie pour un dernier combat se résumant en trois points : la clémence et la vie sauve pour le prétendant à la royauté Charles de Bordebon, dit Charles III ; la concrétisation tant de fois repoussée du mariage de Amezzianel-Nabelnine avec Aurélia-Céliniade de Bordebon et enfin la poursuite d'une certaine forme monarchique de l'Empire en sacrant l'Empereur.

Lorsque l'Empereur avait lu la lettre, il avait donc été surpris. Par son expéditeur, non par son contenu, qui n'avait rien de surprenant si l'on connaissait son grand-oncle. Il demandait également à ce que l'on persécute tous les syistes et l'ensemble des minorités religieuses de l'Empire afin de les pousser à embrasser la foi zorthodoxe, chose habituelle chez son grand-oncle, mais dont il connaissait déjà la réponse depuis des années, son père ayant toujours été inflexible sur la liberté de culte, ainsi que l'était le jeune Empereur. Au fond, bien qu'il n'était pas homme de parti, il était l'âme de ce « parti impérial », favorable à l'apparat et au symbolisme monarchique, voyant les Temararien comme une nouvelle dynastie succédant aux Bordebon qui avaient fait leur temps, composés d'hommes conservateurs, attachés à l'ordre, la morale et la tradition.

L'Empereur avait sa lettre puis l'avait reposée sur son bureau. Il appela alors son secrétaire particulier Charles Degaulle, lui signifiant qu'il souhaitait voir le Chancelier et Premier ministre, le Duc Etzel Ito de Varsalance. Ainsi, quelques minutes plus tard, cet homme qui travaillait désormais en permanence au Palais Impérial depuis qu'il avait cédé toutes autres fonctions ministérielles entra dans le bureau de Sa Majesté. Il s'inclina et salua l'Empereur selon l'usage mais, contrairement à ce qu'il se passait avec l'Empereur Nabelnine Ier il ne fut pas invité à s'asseoir. Pour le jeune Empereur Nabelnine II, seul lui-même était autorisé à s'asseoir dans son bureau et ses interlocuteurs devaient attendre debout qu'il en ait fini avec eux et soient congédiés. Sans rien dire en préambule au Chancelier, l'Empereur lui tendit la lettre de son grand-oncle. Lorsque celui-ci eut fini de la lire et releva la tête, l'Empereur le fixa intensément puis lâcha d'une voix douce et calme, presque murmurant :

- Dites-moi ce que vous en pensez.

_________________
SA MAJESTÉ IMPÉRIALE ET ROYALE NABELNINE II
Héritier de Sa Majesté Nabelnine Ier
Empereur de la République, Empereur des Belondaures
Par les Dieux, la volonté nationale et la Constitution
Roi d'Alaïenie
Roi d'Ismarkie
Protecteur de la Nouvelle-Argentorate
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Etzel de Varsalance
Parti impérial démocrate


Nombre de messages : 947
Age : 39
Localisation : Elbêröhnit / Varsalance
Date d'inscription : 20/02/2008

Notoriété
Tendance politique: Démocrate-impérialiste

MessageSujet: Re: Lettre à l'Empereur   Lun 22 Aoû - 11:38

Charles Degaulle était venu chercher le Chancelier de Leurs Majestés Impériales dans son bureau, affairé aux affaires de la Nation. Son interpellation en tant que Chancelier et non pas en tant que Premier Ministre ou Grand Chambellan indiquait l'objet de l'entrevue sollicitée par Sa Majesté Impériale. Le secrétaire particulier de l'Empereur et lui-même avaient employé ce code, non présent dans l'étiquette protocolaire, afin de faciliter leurs rapports et permettant ainsi au Duc d'Empire de savoir pour quelle raison il était dérangé.
Laissant ses affaires reposer dans son bureau, il rejoignit celui de l'Empereur en passant par des passages gardés secrets, ce qui lui permettait de gagner un temps appréciable.

Après s'être incliné et avoir salué Nabelnine II selon l'usage, le Chancelier attendit patiemment de savoir de quoi il retournait, restant debout face à son interlocuteur, les bras dans le dos. Lorsque le souverain lui tendit la lettre dont il reconnu l'en-tête, Etzel arqua un sourcil et laissa échapper un soupir de surprise avant de le lire avec la plus grande attention, maugréant quelques remarques sans se soucier de savoir si cela incommodait ou non l'Empereur.

" Majesté, je connais bien Son Altesse Impériale... Depuis plus de vingt ans désormais, il me semble. Son discours a toujours été le même et je ne vois pas ce qui détonne par rapport à l'accoutumée. "

La voix du Chancelier était pleine de peine. A son sens, la sénilité avait frappé le Grand-Aumônier.

" Je crains néanmoins que votre Grand-Oncle ne sente bientôt sa fin venir et il souhaite vous remettre ses derniers conseils. Il espère depuis longtemps renouer avec la tradition de la monarchie et cette lettre le démontre aisément.

Si je ne partage pas ses vues sur la persécution des Germains, ce qui serait mal nous placer sur la scène internationale, pas plus d'ailleurs je ne considère le mariage de votre frère cadet avec une Bordebon comme une lumineuse idée, je crois néanmoins qu'un sacre viendrait raffermir encore un peu plus votre pouvoir et vous rendrait Grand parmi les Grands.

La Cérémonie d'Apothéose de feu Votre Père a été une véritable réussite. Le peuple a communié avec Votre famille et avec la Cour sur l'ensemble du territoire ; voilà un terreau à utiliser pour planter votre assise définitive sur le trône et ainsi ôter de l'idée des conservateurs, des royalistes et des républicains toute idée de renversement. "

Marquant un temps, le Chancelier finit :

" Puisque vous vouliez mon avis, le voilà. "

_________________
SON EXCELLENCE LE DUC D'EMPIRE ETZEL ITO DE VARSALANCE
Second Duc de Varsalance
Archichancelier d'Empire
Sénateur
Conseiller d'État
Sous-Préfet de l'Agglomération de Varsalance
Maire de Varsalance
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté l'Empereur



Nombre de messages : 903
Age : 24
Date d'inscription : 11/07/2007

Notoriété
Tendance politique: Aucune

MessageSujet: Re: Lettre à l'Empereur   Mar 30 Aoû - 5:39

L'Empereur avait écouté attentivement les propos du Chancelier, obtenant son avis sur un sujet capital. Fallait-il totalement rompre avec le faste monarchique et ses traditions ou devait-on faire quelques concessions aux partisans d'un Empire monarchique, rompant avec toute idée de République ? La question était plus que sérieuse, ce choix étant un signal fort, le symbole même sous lequel serait placé le règne du nouvel Empereur. Le Chancelier ayant donné son avis, l'Empereur avait alors pris sa décision mais avait décidé de ne pas en faire part pour l'instant à qui que ce soit :

- Bien, Monsieur le Premier ministre. A moins que vous n'ayez quelque chose d'autre à me dire, vous pouvez disposer.

_________________
SA MAJESTÉ IMPÉRIALE ET ROYALE NABELNINE II
Héritier de Sa Majesté Nabelnine Ier
Empereur de la République, Empereur des Belondaures
Par les Dieux, la volonté nationale et la Constitution
Roi d'Alaïenie
Roi d'Ismarkie
Protecteur de la Nouvelle-Argentorate
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Etzel de Varsalance
Parti impérial démocrate


Nombre de messages : 947
Age : 39
Localisation : Elbêröhnit / Varsalance
Date d'inscription : 20/02/2008

Notoriété
Tendance politique: Démocrate-impérialiste

MessageSujet: Re: Lettre à l'Empereur   Ven 2 Sep - 22:06

Le Chancelier de Leurs Majestés Impériales avait l'habitude de ces sollicitations. L'Empereur attendait son avis et dès que c'était chose faite, congédiait son plus proche conseiller sans pour autant lui faire part de ses points de vue. Assurément, sa façon de gouverner changeait littéralement de celle de feu Nabelnine Ier. Pourtant, Etzel de Varsalance ne se plaignait guère de la situation, sachant que ses remarques servaient toujours au jeune souverain pour prendre ses décisions ; du moins, c'est ce qu'il pensait et espérait au fond de lui.

Quittant le cabinet bleu sans mot dire, le Premier Ministre s'attela à poursuivre son travail, ayant déjà oublié ce qui venait de se produire. Il savait que jamais les germains ne seraient persécutés ni qu'un mariage avec la famille de Bordebon ne serait envisagée. Quant à la question de savoir ce qu'il adviendrait du faste impérial, il ne s'en souciait guère, la personne de l'Empereur emportant tous les suffrages du peuple.

_________________
SON EXCELLENCE LE DUC D'EMPIRE ETZEL ITO DE VARSALANCE
Second Duc de Varsalance
Archichancelier d'Empire
Sénateur
Conseiller d'État
Sous-Préfet de l'Agglomération de Varsalance
Maire de Varsalance
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Lettre à l'Empereur   Aujourd'hui à 0:41

Revenir en haut Aller en bas
 
Lettre à l'Empereur
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Lettre ouverte au President en rapport avec l'UCREF
» Lettre de George Sand à Musset.
» LA LETTRE DES SENATEURS AU PREMIER MINISTRE
» Lettre ouverte de la famille de François R. Marcello, enlevé le 12 janvier.
» Lettre de protestation d'un haitien au président Lula du Bresil

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Empire du Belondor :: Grand-Électorat de l'Empire :: Bureau Premier-
Sauter vers: