L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 L'inacceptable ultimatum

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Grande-Albion



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MessageSujet: L'inacceptable ultimatum   Dim 8 Mai - 10:08

A Serlon, la nouvelle de la déroute des armées gélèbroises avait été accueillie avec désespoir. Comment se pouvait-il que ce diable de Belondor puisse vaincre la Germanie et la soumettre à sa puissance alors même que quelques mois plus tôt il était au bord de la déflagration, plongé dans une guerre civile qules Belondaures eux-mêmes avaient d'ailleurs nommée « Guerre de Sécession » ? Depuis, la marine albionnaise était sur le pied de guerre, multipliant les rondes, et se préparant à une guerre qui devenait de plus en plus inévitable. En effet, le procès des onze prévenus les plus importants ayant trempé, soit dans la Fronde d'Elbêröhnit soit dans la Guerre de Sécession, allait débuter sous peu. Les Albionnais étaient alors certains que les forts soupçons des Belondaures quant au rôle de banquier de la Grand-Albion dans ces menées anti-belondaures seraient confirmés. Et que ceux-ci en prendraient prétexte pour leur déclarer la guerre, d'autant qu'ils soupçonnaient le Vicomte de Razard de s'être réfugié au sein de l'État insulaire.

Les « États fédérés de la Grande-Albion », constitués en une république fédérale et parlementaire, comprenaient en leur sein 33 millions d'habitants pour une superficie équivalente à un tiers de l'ancien Belondor, soit un sixième du nouveau. De fait, la densité de population y était très forte, et leur capitale, Serlon, comprenait rien moins que près de trois millions d'habitants. Cependant, il paraissait évident que seule leur qualité d'insulaires leur permettait d'être toujours en état de faire face au grand et puissant Belondor. En effet, la Grande-Albion était constituée de deux îles de taille identique situées à plus de mille kilomètres à l'ouest du Belondor.

La Grand-Albion paraissait ainsi sûre d'elle et de sa force navale. C'est pourquoi elle se refusait à tout compromis avec le Belondor. Elle désirait presque cette épreuve de force afin de s'affirmer comme la première puissance mondiale devant le Belondor qui, toujours, la devançait dans l'esprit des gens, bien que son revenu national soit désormais largement inférieur. Finalement, le 20 Izaleninel 2713, les triumvirs, après avoir définit leur position lors du Conseil fédératif réunissant les 7 gouverneurs des États fédérés et eux-mêmes, avaient déclaré devant le Parlement – élu par le clergé et les propriétaires uniquement – leur refus de reconnaître la nouvelle situation en Germanie et avançaient un ultimatum en cinq points au Belondor : il devait retirer toutes ses troupes de Germanie, réduire ses effectifs militaires terrestres, s'engager à ne pas augmenter le tonnage et le nombre de bâtiments de sa flotte, cesser dès à présent avant même le retrait des troupes de Germanie le blocus des ambassadeurs albionnais dans les capitales des quatre anciens États germains et, enfin, restaurer sur leur trône les dynasties légitimes de Germanie, y compris en Hollyade. Un ultimatum que le Belondor ne pouvait que refuser et qui le rendrait fou de rage. L'épreuve de force paraissait désormais inévitable.
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Grande-Albion



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MessageSujet: Re: L'inacceptable ultimatum   Jeu 11 Aoû - 1:50

Le Belondor n'avait même pas daigné répondre à l'ultimatum du 20 Izaleninel 2713, comme s'il semblait totalement se désintéresser de ce qu'il pouvait bien se passer à l'ouest de ses terres, en Grande-Albion. Cela avait grandement surpris les Albionnais qui s'attendaient, à l'inverse, à un déversement de proclamations d'indignations et à des envolées grandiloquentes sur la nécessité et le devoir du Belondor de déclarer la guerre à la Grande-Albion. Les Belondaures avaient l'habitude de ces choses-là. Mais avec le nouvel Empereur, Nabelnine II, la stratégie semblait différente. Il avait choisi l'ignorance et l'indifférence, ne faisant aucune déclaration, ne publiant aucun communiqué. Il est vrai que le Belondor avait eu à intervenir en Petite Russlavie, y envoyant trois légions entières. Mais cela ne représentait que 75 000 hommes, et le Belondor en avait bien plus !

Mais l'Empereur Nabelnine II n'avait pas choisi l'inaction en revanche. En effet, les rapports des espions albionnais au Belondor et en Germanie affluaient sur le bureau des triumvirs. Tous indiquaient que l'Empereur était ambitieux, bien que plus discret voire secret que son père. En réalité, il était surtout plus retors. Si vis pacem, para bellum semblait être sa devise, et il l'appliquait à merveille. Il avait reconstitué l'armée de terre belondaure en un temps record, et il entreprit à toute allure la modernisation de la marine, qui voyait ses effectifs s'accroître par ailleurs. Et il voyait encore plus grand que son père au niveau de l'économie, investissant des dizaines de milliards de Sesterces Belondaures, ou encore de l'urbanisme, souhaitant faire d'Elbêröhnit la nouvelle Raulme, le joyau de l'humanité.

Mais cette politique de puissance et de grandeur, encore plus poussée que celle menée auparavant, avait un talon d'Achille : son financement. En effet, pour pouvoir mettre en application un tel programme il fallait de l'argent, beaucoup d'argent. Et le Belondor n'en avait pas. Et comme l'Empereur n'avait toujours pas pris la lourde et difficile décision d'augmenter les impôts – le projet de Code de la Fiscalité étant perpétuellement repoussé, l'État devait donc s'endetter. Et cet endettement de plus en plus fou, qui provoquait chute de la rente et hyperinflation avait permis à la Grande-Albion d’investir un milliard de Sesterces Belondaures dans la bourse d’Elbêröhnit, soit 26% de la place financière. Un place stratégique, qui se révèlerait très certainement utile lorsque la guerre avec le Belondor serait ouverte. Les Belondaures ne semblaient rien avoir vu.

Ce qui était certain, c’est que la Grande-Albion avait désormais les moyens de faire plonger son ennemie dans une crise boursière des plus graves. Et la Grande-Albion envoyait des armes et munitions avec régularité au Despotat d’Al-Harkoum, afin de l’aider dans sa guerre qu’il préparait face à l’Empire colonialiste qu’était le Belondor. Et les Albionnais tentaient toujours d’aider à la naissance réseaux nationalistes et indépendantistes en Germanie, sans grand succès pour l’instant, tant les Germains paraissaient abasourdis, amorphes et abattus d’avoir été si facilement conquis Mais la Grande-Albion ne voulait pas être celle qui déclarerait la guerre la première, elle voulait que le Belondor passe pour la Nation belliqueuse aux yeux des autres puissances de ce monde. C’est pourquoi, et malgré les termes de l’ultimatum du 20 Izaleninel, dont la date d’expiration avait été depuis longtemps dépassée, les parlementaires ne votèrent pas une déclaration de guerre. Non, à la demande des triumvirs, ils adoptèrent, ce 30 Nabelnine, un acte de blocus de tout le commerce maritime belondaure, interdisant à tous les navires belondaures – et seulement à ceux-ci afin d’éviter les représailles d’autres puissances – d’utiliser les routes commerciales. Une nouvelle fois le Belondor était provoqué. Qu’allait-il répondre, cette fois ?
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Grande-Albion



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MessageSujet: Re: L'inacceptable ultimatum   Jeu 29 Sep - 3:16

Mais pourquoi diable le Belondor n'était-il toujours pas tombé dans le panneau ? Pourquoi donc celui-ci n'avait pas répliqué à la proclamation et à l'instauration d'un blocus maritime censé le couper de ses colonies ? Il est vrai que celui-ci était d'une efficacité limitée tant les amiraux avaient hésité à laisser sortir trop de leurs vaisseaux afin d'éviter les affrontements directs avec les Belondaures. En cela, ils ne faisaient qu'obéir aux ordres du gouvernement fédéral, qui souhaitait que ce soient les Belondaures qui attaquent les premiers et allument la mèche, afin de ne pas paraître avoir été les plus belliqueux dans l'affaire. Mais cette stratégie échouait depuis le début.

En effet, les Belondaures avaient beau subir outrages sur outrages, rien n'y faisait. Ils agissaient comme si la Grande-Albion n'existait pas. La Grande-Albion leur lançait un ultimatum suite à la conquête de la Germanie et la mise en branle de lours investissements militaires ? Le Belondor se contentait d'un mutisme et de continuer son occupation et ses dépenses d'armement. La Grande-Albion achetait la place boursière d'Elbêröhnit et s'implantait jusqu'à près de 1,5 milliards de SB, soit un tiers de la place financière ? Les Belondaures ne levaient pas le petit doigt et se contentaient de regarder ce qu'il se passe. Les Albionnais mettaient en place un blocus maritime des côtes et navires belondaures ? Le Belondor s'en fichait éperdument et continuait son commerce comme si de rien était, quitte parfois à battre pavillon étranger.

L'Empereur des Belondaures Nabelnine II semblait avoir une stratégie sur le long terme. Et des plus sophistiquée, à tel point qu'elle était incompréhensible aux Albionnais. Et cela mettait en danger les triumvirs, le Parlement trouvant de plus en plus la politique de ceux-ci totalement inefficace. On leur avait promis que sous peu le Belondor ferait la guerre et que cela nécessitait de nouveaux crédits pour la marine et même l'armée de terre. Or, on avait rien vu, de fait, à quoi donc pouvait servir les millions de Livres dépensés ? De même, les gouverneurs des 7 Etats fédérés semblaient s'exaspérer et ils suivaient de plus en plus difficilement les options voulues par le gouvernement fédéral, et dès lors les réunions du Conseil fédératif étaient de plus en plus houleuses. Ils souhaitaient eux aussi des résultats. Désormais, les triumvirs n'avaient plus le choix : s'ils voulaient survivre, ils devraient agir.
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Grande-Albion



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MessageSujet: Re: L'inacceptable ultimatum   Dim 4 Déc - 8:46

Les triumvirs avaient agi. Mis sous pression depuis plusieurs semaines tant par le Parlement que par le Conseil fédératif, plus ou moins lâchés par les Lords de l'Amirauté, ils avaient enfin trouvé le moyen de provoquer frontalement le Belondor et de le pousser à leur déclarer la guerre. Et ils avaient frappé on ne peut plus fort. En effet, la dépêche tomba à Serlon en cet après-midi du 19 Antonine 2714. Un bateau de croisière avec à son bord pas moins de 209 ressortissants belondaures avait été coulé alors qu'il prenait la direction de la Nouvelle-Argentorate, au nord de la pointe pryanne. Une frégate albionnaise escortée par trois corvettes avait pris en chasse le navire avant de le couler, dans la matinée du 17 Antonine 2714. Selon les estimations, 183 personnes étaient mortes, dont 159 Belondaures. La nouvelle allait faire l'effet d'une bombe au Belondor et il était certain que la réaction serait des plus radicales.

De fait, la Grande-Albion avait mis l'ensemble de sa flotte, mais aussi de ses armées terrestre, et même les milices fédérées - les armées propres à chacun des Etats fédérés - sur le pied de guerre. Tous avaient été rappelés à leurs casernes et le pays se préparait à recevoir une déclaration de guerre du Belondor. Le triumvirat le souhaitait et l'espérait plus que jamais, persuadé d'avoir enfin réussi dans son entreprise. A peine avait-il justifié son agression contre le navire de croisière en disant suspecter qu'il s'agissait d'une livraison cachée d'armes à la Principauté de Nouvelle-Argentorate et donc une violation du blocus commercial. Tout avait été fait pour pousser le Belondor à déclarer la guerre. Et à passer pour l'agresseur.
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