L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Emeute sur les quais.

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Agrippine Gatline



Nombre de messages : 11
Age : 27
Date d'inscription : 04/11/2010

Notoriété
Tendance politique: Aucune

MessageSujet: Emeute sur les quais.   Ven 31 Déc - 4:20

A Ecosient, capitale économique de l'Empire, c'était aussi la révolution, le peuple était dans la rue et s'en prenait à tout ce qu'il considérait comme les symboles du pouvoir, à savoir les industries implantées dans la ville. Bien évidemment, la police locale, achetée depuis longtemps par le patronat ecosientais faisait en sorte que les entreprises ne soient pas trop endommagées, malgré le climat de grande violence qui régnait dans la ville. Quelques merksistes, dans la foule haranguait le peuple avec des insanités prolétaires, et c'était eux qui étaient le plus à craindre.

Le siège de la Gatlien Import/Export, situé sur les quais du port, était un immense bâtiment comme on en faisait à Elbêrönhit, sept étages de bureaux en tous genre, plus un immense entrepôt ou dormait tranquillement pour presque un million de sesterces belondaures de biens matériels, prêts à être livrés n'importe où dans l'Archipel ou dans le pays. Depuis tôt le matin, le service de sécurité de la compagnie était déjà positionné. Deux centaines d'hommes armés entouraient les bâtiments, tous d'anciens pirates se rachetant une conduite ou anciens marins nostalgiques de leurs années en mer ; ils étaient bien payés pour assurer la protection des marchandises lors du transport ce qui permettait de s'assurer de leur loyauté. Mais maintenant il s'agissait des intérêts de la société (et accessoirement leurs salaires) qu'ils devaient protéger face à une foule prêt à en découdre.

Dans les appartements de Madame la directrice, au septième, c'était une atmosphère plus détendue et plus sereine. Agrippine en effet, loin du tumulte qui régnait ici bas se relaxait dans un bon bain où, au final, il y avait plus de savon moussant que d'eau, mais cela n'était pas pour lui déplaire, elle avait horreur qu'on entre chez elle alors qu'elle fait sa toilette.

Une petite musique douce, quoi que grésillant, émanait d'une machine où un disque gravé d'un sillon était mis en rotation sous une aiguille, l’interaction entre ladite aiguille et le sillon du disque provoquant des sons sortant d'un pavillon. Une machine zollernoise qui avait beaucoup de succès au delà de la Krassee.

On frappa violemment à la porte de la salle de bain de madame.


« Madame, ils arrivent ! »

C'était la voix d'Ibrahim, le chef de la sécurité, un alaïenien fort comme un turcose et maniant le cimeterre plus pour tuer que pour amuser la galerie, toujours habillé haut en couleur.

« Cela nécessite t-il que je sorte du bain ? » Répondit Agrippine.

« Je crois que oui, ils sont nombreux. »

«  … J'arrive. »

Agrippine sortit de sa baignoire et se secoua vivement afin de faire partir la mousse qui était collée à la peau. Elle enfila un peignoir dont on aurait dit qu'elle faisait doubler de volume à la directrice. Elle se peigna aussi vite que possible. Puis elle s'en alla déverrouiller la porte de sa salle ou bain et se retrouva nez-à-nez avec son immense chef de la sécurité,au point que sa grosse barbe noir en cachait une partie de son visage.

« Ils sont nombreux et ils ont un meneur. »

« Du genre ? »

« Merksiste. »

« Mange-merde est plus évocateur à mes yeux. »

Elle contourna le mastodonte et alla retrouver ses servantes pour se faire habiller, Ibrahim ne se retourna pas.

« Si je puis donner mon avis, comme l’Indomptable est à quai, nous pourrions peut-être utiliser ses canons de tribord pour faire disperser la foule. »

« A la mitraille ? »

« Si madame n'a pas une meilleur idée ... »

« Aux boulets chaînés. » Lui répondit-elle en lui coupant la parole.

Ibrahim se retourna.

« Vous n'y ... »

Une servant lui fit signe de se retourner ce qu'il fit illico.

« Vous n'y pensez pas ? »

« La mitraille c'est la méthode des militaires, le boulet enchaîné est la méthode du patron quand son employé n'est pas content ; au pire on risque de fracasser la boutique de porcelaine au fond de la rue Saint-Cyprien, mais ça ne serait pas un problème majeur. »

« Madame à des goûts …  »

« Qui ne vous plaisent pas je sais, mais pour maintenir une société évoluée en place, il faut toujours recourir à des méthodes brutales pour rappeler qu'en d'autres endroits, il y a pire. »

Elle avait fini de s'habiller, tout de noir, comme à son habitude.

« Allons voir comment cela se présente. »

Agrippine prit le bras de son chef de la sécurité, et ils descendirent trois étages plus bas pour retrouver le conseil d'administration, devant la baie vitrée donnant sur les quais, et d’où l'on pouvait voir la foule en colère, maintenue à distance par un cordon de sécurité. Les hommes de la sécurité portaient un tricot noir ainsi qu'une calotte blanche avec l'inscription "Gatline Import/Export" en broderies d'or. Devant eux, une foule qui loin d'être déchaînée, faisait une sacré tête. Le genre de têtes d'enfants qui n'a pas eu son cadeau et qui boude.

Les hommes de la Gatline étaient armés d'un fusil avec la baïonnette déjà en place. Ils avaient encore un pistolet à la ceinture, ainsi qu'un sabre et une ceinture de munitions. Agrippine de la salle du conseil observa la foule haineuse. Personne ne l'avait encore remarquée derrière la baie vitrée.

« Où est leur meneur ? » Demanda-t-elle.

« Un pleutre comme les autres, laissez moi donner l'ordre de les disperser. » C'était la voix de son premier secrétaire, Arsène Bourdon, qui n'était pas du genre à s'éterniser sur une question.

« Laissons les d'abord s'exprimer, et ensuite faisons comme d'habitude. »

Elle attendit comme une enfant sage que quelque chose se fasse.
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Le Peuple du Belondor



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Date d'inscription : 13/02/2007

MessageSujet: Re: Emeute sur les quais.   Sam 1 Jan - 1:20

Parmi les manifestants, républicains et merksistes avaient mis leurs différences de côté pour s'accorder sur les revendications qu'ils voulaient porter à la Gatline Import/Export. Le groupe, composé de près de deux mille hommes, ne semblait pas avoir de véritable meneur et il resta interdit une fois arrivé devant les marins de la société écosientaise ; sûrement aussi car ils ne possédaient pas d'armes à feu et n'étaient venus qu'avec des gourdins, des barres en fer et des planches.
Au milieu de la cohorte, un homme pourtant cherchait à attirer l'attention, criant qu'il fallait constituer une coopérative ouvrière, qu'une partie des revenus des grosses sociétés devait y être reversée pour permettre de compléter les pensions d'invalidité ou de retraite qui existaient sous leur forme la plus archaïque. Au fur et à mesure que ses revendications convainquaient le plus grand nombre, il s'avançait en bombant le torse vers l'avant du cortège, pointant du doigt les entrepôts de la Gatline.

Arrivé face aux hommes en arme de société il déclara :


" Pour l'heure, nous voulons avoir le droit de nous servir dans votre entrepôt. Nous avons besoin d'armes, d'équipement et de nourriture ! Si vous refusez que nous nous servions, nous irons le faire par la force ! "
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Emeute sur les quais.
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