L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne

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Feu Sa Majesté l'Empereur



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MessageSujet: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Jeu 10 Déc - 22:47

L'Empereur travaillait, il étudiait les différents dossiers et depuis quelques jours ceux-ci étaient principalement – si ce n'est uniquement, car à vrai dire, depuis trois jours il n'était penché que sur cela – portés sur les affaires extérieures et militaires de l'Empire. Pourquoi donc ? Quel intérêt diplomatique et militaire pouvait avoir l'Empereur à étudier et à rester penché sur des cartes des heures durant, réfléchissant, méditant presque sur la situation de l'Empire alors qu'il était décidé à entamer une politique de réformes visant à promouvoir la libéralisation de la société civile belondaure après avoir libéralisé la vie politique et avoir entamé un profond plan de modernisation économique et sociale ? Pourquoi s'encombrer d'utopiques projets expansionnistes ? D'ailleurs, étudiait-il les cartes pour cela ?

L'Empereur prit à un moyen un crayon de couleur et commença à colorier toute la zone au nord de la Germanie d'une couleur violette ou mauve selon le degré de sensibilité de chacun à la variation des couleurs. Pourquoi ? Simplement, il redessinait la carte de l'Occident. Pourquoi ? Parce qu'un événement lui avait été rapporté par ses ambassadeurs en Gélèbre, en Eurone, en Hollyade, au Matnal... L'Empire des Autocrates de Brejguévie venait de vaincre le fragile mais millénaire Royaume de Polotzavie après des années et des années de guerres entrecoupées de paix et trêves on ne peut plus fragile. Et il venait également de soumettre définitivement le Royaume de Balgourie, autrefois vassal, mais trop révolté pour conserver son statut de semi-autonomie plus longtemps, aux yeux du puissant et terrible Vladimir VII.

Pourquoi un tel intérêt soudain de l'Empereur pour les Brejguéviens ? Parce qu'en battant ces deux royaumes de manière définitive et irrémédiable, en atteignant la frontière des quatre États germains, la Brejguévie rentrait de plein pied en Occident, bousculant l'ordre géopolitique qui s'y était installé depuis la Grande Révolution. Belondor et Gélèbre pouvaient-ils continuer de s'opposer continuellement alors qu'un géant de cent millions d'habitants arrivaient aux portes de la civilisation ? Les trois autres États germains pourraient-ils résister à une telle horde à leurs frontières ? Le Belondor n'avait-il pas le devoir, en tant que Phare de la Civilisation, de défendre celle-ci, et ce même si les Germains étaient moins civilisés que les Belondaures, face à la barbarie et l'exotisme sauvage des Brejguéviens ? L'Empereur pensait bien que si.

Et cette idée était confortée par une partie de son entourage. A vrai dire s'y affrontaient plusieurs tendances bien affirmées. D'un côté, le Grand Chambellan du Palais Impérial, le Duc de Beneline, appuyé par quelques individus et députés, défendait une ligne nationaliste qui voulait que le Belondor était déjà assez grand, devait défendre la ligne d'un équilibre des puissances afin de mieux assurer sa suprématie justement, son développement, son unité nationale passant selon lui par une unité culturelle, linguistique et territoriale. De l'autre côté, des députés tels le Colonel de La Villejégu, ou le Fils cadet de l'Empereur Amezzianel-Nabelnine (peut-être n'était-ce aussi que par pure ambition de puissance pour ce dernier), défendait une ligne impérialiste souhaitant la diffusion des valeurs universelles du Belondor issues de la Grande Révolution à l'ensemble d'un Occident afin de le régénérer ; ils rêvaient d'un Occident à la belondaure qui devait être une nécessité et s'imposer, par la fer et le sang si nécessaire.

Par ailleurs, un autre sujet d'inquiétude venait de la Grande-Albion. Le Parlement avait élu une nouvelle majorité plus portée vers l'extérieur, et avait élu un nouveau triumvir... un amiral. Est-ce à dire que la Grande-Albion allait rompre avec son isolationnisme absolu ? C'était un risque à ne pas négliger sachant que la Grande-Albion étouffait dans un territoire trois fois plus petit que le Belondor avec une population nombreuse atteignant trente-trois millions d'habitants. Surtout, il s'agissait de la première flotte militaire du monde (certes, son armée terrestre était bien moins puissante) mais aussi, et peut-être avant tout, de la première puissance industrielle, commerciale et financière du monde. Elle pouvait devenir une grande puissance, la Grande Puissance – qu'était actuellement le Belondor – si elle le désirait. Il fallait donc faire attention aussi de ce côté.

C'est pourquoi l'Empereur prit une décision :


- Caulaincen...

Le Grand Chambellan entra et s'inclina, attendant les directives :

- Convoquez-moi le Ministre de la Couronne, sur l'heure, je vous prie.
- Oui, Votre Majesté.

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Adrien Sinfonien



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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Mar 22 Déc - 5:40

Un livre, un beau livre, un beau pavé, une belle reliure de cuir d’ocre, avec de belles dorures, de belles enluminures. Pas de doute, le Ministre Sinfonien avait sur son bureau et devant son nez, un des derniers exemplaires du fameux Avezta, le livre saint des Zorroastres. Selon la date marqué en haut à gauche du dos de la couverture, il semble bien que ce livre soit contemporain de son rédacteur, le Grand Maître Zorroastre Bernardo. Une chance, Sinfonien n’était finalement pas parti au Zollernberg pour rien, la-bas, même si on ne risque plus le bûcher pour la détention de ce livre, on risque tout de même le bagne au fins fonds des Zindes. Manipulant le livre avec moult précautions, le Ministre lisait chaque page avec une grande dévotion, non pas qu’il est zorroastre mais si un livre est fait pour lire, Sinfonien remplit cette mission avec scrupule. Le Ministre possédé chez lui presque tout l’index prohibitum et ça ne l’embêtait pas pour le moins du monde, offrant parfois quelques soirées lectures pour les cercles d’intellectuels n’ayant que faire de l’inquisition.

On vint frappé à la porte du bureau du ministre.


« -Monsieur, Sa Majesté vous demande maintenant.
-Ca ne peut pas attendre ? Je suis sur un dossier des plus intéressent. Répondis le Ministre.
-Mais Monsieur, c’est l’Empereur !
-Rrrr, bon, je viens, préparer mon fiacre. »

Laissant le valet s’enquérir du fiacre en question, le Ministre reposa de ses mains gantés le livre saint dans une boite de fer, la verrouilla à double-tour, puis rangea la même boite dans un coffre-fort dont il était le seul à en détenir le code. Lors qu’on réussit par l’intermédiaire d’un ressortissant belondaure au Zollernberg, avec la complicité de certains milieux peu fréquentables à se procurés un exemplaire d’un livre interdit, on est bien conscient que si ça se sait, cela ne serait guère bon. Sinfonien avait déjà prévue une lettre de démission (au cas ou).

Bref, mitaines, chapeau haut de forme et canne en main, le ministre s’en alla, direction le Palais Impérial, dans les rues enneigés d’Elbêrönhit. Il y avait peu de monde, personne n’osait sortir avec le verglas, sauf les gosses, allez savoir pourquoi. Quoiqu’il en soit, les sabots des chevaux avaient étaient au préalable rembourré avec plusieurs tissus anti-dérapant afin d’évité les accidents, et les roues ont étaient aussi préparer pour cette course en plein verglas. Malgré ces moult précautions, le fiacre fit quelques dérapages savamment contrôlés par un cocher qui semblait fort bien expérimenté dans la conduite sur verglas. Cependant le Ministre manqua de perdre son chapeau par trois fois. Malgré les écharpes du Ministre et de son secrétaire une petite conversation s’engagea.

« -Dites moi mon chère, vous pratiquez une religion ? Demanda le Ministre.
-Pas vraiment Monsieur, ma dernière messe remonte à ma communion solennel, je peut vous demandez pourquoi cette question ?
-Je m’amuse à me demander ce que ferais les zorthodoxes si ils me savaient ouvertement anti-cléricale. Vous croyez que le Patriarche, déjà pas fichue de s’intéressé au problèmes de ses administrés belondaures, de lancer une ‘‘fatwa’’ comme disent les halawites à mon encontre ?
-… Je ne sais pas vraiment quoi vous répondre.
-Ce n’est pas grave, si la plupart des religions sont bénignes, la Zorthodoxie, elle, fait office de cancer.
-La métaphore est un peu osé je trouve Monsieur.
-Et vous verrez que je suis doué pour les métaphores.

Le fiacre arriva devant les portes du Palais Impériale. Les Gardes Impériaux à l’entrée fit savoir qu’il y avait trop de verglas pour que les chevaux remonte le chemin menant au Palais et qu’il fallait continuer à pied. Il fallut cinq minutes au Ministre pour atteindre le vestibule du Palais, il se fit savoir à un valet qui le conduisit directement au bureau de l’Empereur. Il fut annoncé à Sa Majesté, puis ayant fait le salut en vigueur envers l’Empereur …

« Veuillez excuser mon retard, le verglas sur les pavés a transformé les rues en patinoire, et il m’a fallut faire la monté de la colline à pied, j’espère ne vous avoir pas trop fait attendre.
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Feu Sa Majesté l'Empereur



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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Mar 22 Déc - 14:12

Lorsque le Ministre de la Couronne Adrien Sinfonien pénétra dans le cabinet de l'Empereur, ce dernier ne fut pas le moins du monde surpris par l'attitude ô combien dilettante et quelque peu absent de son Ministre. Celui-ci s'était en effet une habitude d'adopter une telle attitude ne public, affichant avec ostentation son mépris de la Cour, des mondanités, des honneurs et des institutions qui étaient aux fondements mêmes la société (l'Armée, l'Eglise, …). Ce n'était, semble-t-il, qu'une posture car loin de vivre reclus dans une demeure éloignée de la civilisation urbaine, il vivait au cœur même de cette Civilisation, à Elbêröhnit, et dirigeait le Ministère de la Couronne, chargé des affaires extérieures, militaires et coloniales de la première puissance mondiale.
L'Empereur ne se donna donc même pas la peine de relever le retard de son Ministre, ni de l'excuser de celui-ci par ailleurs. Il était temps, pensait-il, d'aborder le vif du sujet sans aucun chichi, la réunion étant des plus informelle :


- Sinfonien... si je vous ai convoqué afin de comparaître en ma présence, c'est afin d'obtenir deux informations et trois avis. Les deux informations, n'en forment en réalité qu'une seule, quant aux trois avis ils sont liés les un aux autres.
Commençons par mes informations : où en êtes-vous quant au projet de réforme coloniale et de celui concernant l'Armée Impériale, vous ayant avais demandé de plancher dessus dans votre lettre de mission ?
Pour ce qui concerne les trois avis... je souhaiterai savoir ce que vous pensez de l'irruption de la Brejguévie en Occident... quelle est selon vous la politique que nous devons adopter par rapport à cette nouvelle donne ? Par ailleurs, après les récents changements politiques ayant eu lieu en Grande-Albion, quelles sont selon vous les probabilités que cette puissance à l'immense potentiel sorte de son isolationnisme pluriséculaire ? Enfin... on dit du Morvan et de la Laurésie qu'ils sont respectivement les deuxième et troisième puissances mondiales : cela est-il vrai et si oui, quelles sont leurs disposition par rapport au Belondor ?

L'Empereur se leva alors... Il prit la carte qu'il avait colorié auparavant et rajouta comme s'il parlait pour lui-même :

- Le Colonel de La Villejégu est fou... le Belondor a beau être la première puissance mondiale, il n'est pas en mesure de façonner un Occident à son image... Eh puis ! Comment partir ainsi à l'aventure impérialiste, conquérir l'Occident, alors que nos institutions, notre Constitution, le Second Empire est fondé sur le principe de l'État-Nation unitaire et centralisé ? Partir dans une telle conquête suppose le fédéralisme et un Empire acceptant le principe de sa multi-nationalité, à moins de ne devoir subir le courroux justifié des Peuples et des Nations ainsi privées de leurs droits, de leur souveraineté alors même que ce sont ces principes que nous défendons... La régénération de l'Occident ? Les Dieux savent pourtant que cela est mon rêve...

Il soupira... il paraissait déçu de ne pouvoir réaliser de rêve de fou, un rêve de fou que visiblement de plus en plus de députés partageait autour du Colonel de La Villejégu, lequel pourtant n'en tirait pas les conclusions quant aux adaptations que l'Empire devrait alors subir... Sortant de sa torpeur fantasmatique, l'Empereur dit d'un ton sec :

- Alors ? Qu'attendez-vous pour me répondre, Sinfonien !

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Adrien Sinfonien



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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Ven 25 Déc - 3:27

Sinfonien écouta passivement mais visiblement perplexe à l’écoute de la longue tirade de l’Empereur. Quand il eu fini, le Ministre allait répondre quand l’Empereur reprit la parole, pour lui-même. Il regardait sa carte tout comme Sinfonien cherchait du regard ce qu’il ne voyait pas. Alors qu’il penchait très légèrement comme pour avoir un peu de vision de la chose convoité par l’Empereur, celui-ci ressortit de son monologue pour une réaction assez violente. Sinfonein se redressa, droit comme un i pour répondre.

Sire, la réforme colonial commence à prendre des formes, il a était question lors de mes entretiens avec le secrétaire et les représentants des gouverneurs coloniaux des bénéfices rapportés par le commerce entre nos colonies et la métropole. Nous sommes tombés d’accord sur le principale fait : Nous n’engrangeons pas assez de bénéfices sur notre propre colonies. C’est pour cela que je propose :

-D’allouer des subventions au plus petites exploitations des colonies, en effet plus de 76% de nos revenues tirés des colonies vient des petites exploitations, en permettant à ces derniers de s’agrandir ou d’améliorés l’équipement, la production et la rentabilité s’en trouvera en toute logique amélioré ce qui nous permettra, sans augmenté les impôts coloniaux de faire rentrer plus d’argents dans les caisses de l’états ;

et/ou

-l’ouverture de comptoirs commerciaux dans les colonies étrangères, comme au Zindes ou à Syracus, tout en permettant à ces mêmes puissances coloniales, à ouvrir des comptoirs dans nos propres colonies, grâce à quelques traités qui le permettront, peuvent toujours donné un complément à nos bénéfices, tout en permettant de plus grands échanges entre chaque pays de l’Archipel.

Ensuite concernant l’armée, la réforme de l’organigramme bien que compliqué commence à être appliquer sans trop de peine. Il est question également de la modernisation de notre équipement. Vanès industrie pourrait nous être d’une grande utilité en améliorant notre armement, nous pourrions ainsi revendre nos vieux fusils pour d’autres pays moins puissants. Nous envisageons sérieusement également, l’implantation des arsenaux maritimes à Varsalance, Ecosient et Beneline. Une fois les plans de ces derniers approuvés par mon ministère, nous pourrons commencer les chantiers, ce sera sûrement le premier pas vers la modernisation de la Marine Impériale.

Voilà pour vos informations, passons à mon avis. Les services de Jicosine étaient au courant de manœuvre militaire en Brejgévie, mais les informations étant peu détaillé, et les informations regroupés nous permettait de négliger ces informations. Visiblement, pour une tel réussite, cette invasion à due être planifier depuis des années.

Mon avis me dit qu’il faudrait laisser faire, et voir comment ce pays se comporte, si il montre les crocs sur la Germanie, tachons de calmer leurs ardeurs.

Pour la Grande-Albion … Hum, difficile à dire, j’ai cru comprendre qu’ils s’étaient tellement renfermer sur eux qu’ils avaient oublié l’existence même de l’Archipel.
Pour le Morvan et la Laurésie, étant donné que ces derniers ne montre aucun signe particulier, il serait toujours bon de voir avec ces derniers si un possible échange est réalisable.

Pour en revenir à l’armée, je vous parler de l’amélioration de notre armement, comme vous le savez, l’Hollyade cherche à trouver sa défense contre le Gélèbre. Si nous passons notre accord avec Vanès Industrie pour doter nos troupes d’un meilleur armement, nous pourrions revendre les anciens fusils à ce pays. Si nous pouvions commencer, si vous êtes pour, par armer une légion avec des fusils vanès nous pourrions nous faire un avis de l’efficacité de son armement.

Sinfonien savait qu’il avait marqué un point, refourguer le vieux matériel à un pays pour laisser la place à la nouveauté ne ferait que du bien, en plus de voir l'efficacité (et la redoutabilité) de l'armée grandement renforcé.
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Feu Sa Majesté l'Empereur



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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Sam 26 Déc - 2:43

L'Empereur écouta avec attention son Ministre de la Couronne l'informer et lui donner ses avis. Les idées qu'il présentait afin de réformer l'Armée Impériale, afin de développer les bénéfices de nos colonies n'étaient en effet pas des plus inintéressantes. Quant aux avis sur les évènements extérieures, ils étaient en parfaite corrélation avec ceux que pensait l'Empereur lui-même. Lorsque le Ministre Sinfonien eut terminé, l'Empereur réfléchissait depuis quelques instants, se tripotant la barbe. Il lui répondit :

- Bien, bien... concernant la réforme coloniale, je ne puis qu'approuver votre idée de subvention au développement des petites exploitations agricoles. Comme je ne puis que rejeter votre idée d'ouverture du marché colonial aux pays étrangers. Les colonies sont nôtres, elles constituent notre domaine privilégié d'exploitation et il n'est pas question d'en faire profiter aucune autre Nation...

Il fixa quelques instants le Ministre et continua :

- Dès lors, arrangez-vous avec l'Échiquier pour obtenir les fonds nécessaires... et continuez de consulter les Vices-Rois d'Alaïenie et d'Ismarkie quant à la manière de réformer notre système colonial. Et je parle bien sûr de la manière dont nous pourrions associer les colonisés à notre système sans forcément réformer l'article 75 de la Constitution. Comme vous le savez, je souhaite en effet que le principal volet de la réforme coloniale soit le volet de la direction des provinces coloniales elles-mêmes. Je souhaiterai en effet que les Peuples colonisés puissent y être associés sans réformer l'Acte additionnel fixant la Constitution de l'Empire. Il vous faudra me présenter vos idées lorsque la réforme du Code d'Administration sera à l'ordre du jour du Conseil d'État.

L'Empereur s'arrêta, reprenant :

- Je suis évidemment pleinement d'accord avec vous concernant la modernisation et la réforme de l'Armée Impériale. Je trouve par ailleurs l'idée de revendre à la République d'Hollyade notre vieux matériel excellente : nous empocherions donc des bénéfices de ces ventes permettant de financer à moindre coût le nouvel équipement, et nous nous assurerions l'amitié de cette République Syiste ou en tout cas sa bienveillance si nous avons des affaires à mener en Germanie... notamment si la Brejguévie souhaite s'en mêler ou que la Gélèbre, une fois de plus, a des visées expansionnistes et unionistes.

S'arrêtant, il sourit au Ministre, et termina par un :

- Je vous remercie de vos amis également, Monsieur le Ministre... vous pouvez vous retirer. Lorsque vous sortez, ayez la gentillesse de demander à Beneline de venir me voir.
- Ce fut un plaisir, Votre Majesté, répondit Sinfonien.

Le Ministre sortant, fut remplacé donc par le Grand Chambellan :

- Votre Majesté m'a demandé ?
- Oui, Beneline, convoquez-moi Batignoles et Varsalance, dîtes-leur de venir immédiatement.
- Vos désirs sont des ordres, Votre Majesté.

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Tancrede Batignoles
Parti ultra-impérialiste du Belondor


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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Sam 26 Déc - 3:01

Tancrède avait été convoqué par Sa Majesté, il quitta alors, toutes affaires cessantes pour ce diriger vers le Palais pour une entrevue avec l'Empereur.

Il s'installa dans une petite antichambre jusqu'a ce que Le Chambellan vienne le voir.

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Son Excellence Tancrède Batignoles
Président-Fondateur du Parti Ultra-Impérialiste du Belondor
Sous-Préfet de l'Agglomération d'Origodes
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Etzel de Varsalance
Parti impérial démocrate


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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Sam 26 Déc - 3:40

Le budget pour l'année 2712 avait à peine été voté que déjà, l'Echiquier s'évertuait à prévoir celui pour l'année suivante ; le Ministre de Varsalance, qui avait enfin pu déléguer ses obligations à l'Intérieur s'acharnait donc à trouver des économies où il pouvait, tout en poursuivant la politique de rénovation rendue nécessaires. S'il savait que les fonds alloués devaient tous être utilisés avec la fin de l'année, il cherchait à mieux pourvoir l'administration en accordant les crédits là où ils étaient nécessaires. Fort heureusement, il pouvait compter sur son ami et collègue, le Ministre Sinfonien pour mettre en exergue cette politique de réflexion budgétaire permettant d'équiper au mieux les troupes et de rendre la Marine plus efficace et plus puissante, sans pour autant jeter l'argent dans des contrats onéreux.

Lorsqu'il reçut la missive émanant du Grand Chambellan, il sut immédiatement que l'Empereur souhaitait s'entretenir avec lui ; il quitta donc la réunion qu'il dirigeait en rappelant aux hauts fonctionnaires qui étaient autour de la table avec lui, l'importance des économies en vue de garantir la réussite de la mission qui avait été allouée par l'Empereur. S'il semblait difficile de voir plus de vingt milliards de sesterces belondaures utilisés dans l'année afin de permettre la réalisation de projets qui prendraient parfois plusieurs années à prendre forme, il fallait néanmoins bloquer ces fonds pour ces chantiers, en s'assurant qu'il n'y aurait point de surcoût. Ce fut donc presque à contre-coeur qu'il arrêta la discussion, la reportant sine die.

Pouvant compter sur la redoutable efficacité de son secrétaire personnel, il n'eut pas à attendre bien longtemps son coche qui arrivait en même temps qu'il sortait de l'Hôtel d'Aldbronkt, siège des Ministères de l'Echiquier et de la Sûreté. S'il fallait quinze minutes en général pour rallier le Ministère au Palais Impérial, il fallut le double en raison de la neige conséquente et du verglas, qui rendaient les déplacements difficiles. Fort heureusement, il arriva sans encombre et se fit annoncer dès son arrivée au Palais, bien qu'évidemment, en sa qualité de Chancelier Impériale, c'était à lui d'introduire quiconque souhaiterait rencontrer Sa Majesté Impériale.

Saluant son Vice-ministre suivant le protocole lorsqu'il le croisa dans l'antichambre, le Chancelier frappa à la porte du cabinet personnel de l'Empereur et annonça la venue des deux membres du Gouvernement qu'il avait fait appeler, se permettant de ne prononcer que le nom du Sieur Batignoles.
Sans savoir pour quel motifs les deux hommes étaient convoqués, Etzel referma la porte derrière lui, visiblement fort à l'aise dans cet exercice qui durait depuis bien des années.

_________________
SON EXCELLENCE LE DUC D'EMPIRE ETZEL ITO DE VARSALANCE
Second Duc de Varsalance
Archichancelier d'Empire
Sénateur
Conseiller d'État
Sous-Préfet de l'Agglomération de Varsalance
Maire de Varsalance
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Feu Sa Majesté l'Empereur



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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Sam 26 Déc - 11:25

Batignoles et le Chancelier étaient rentrés dans le cabinet impérial. L'Empereur avait une heure plus tôt terminé son entrevue avec le Ministre de la Couronne. Ces dossiers-ci étaient donc clôt et il fallait désormais passer à ceux qui concernaient l'Échiquier et l'Intérieur. Lorsqu'ils entrèrent, l'Empereur regardait Elbêröhnit... toujours plongée dans le noir, même si quelques progrès en éclairage avaient été faits depuis quelques mois. Mais rien qui ne put être important et significatif puisque l'ensemble d'Elbêröhnit devait être modernisé et transformé afin de devenir la magnifique capitale du monde moderne qu'elle se devait d'être, la lumière du Phare de la Civilisation qu'était le Belondor : la Capitale des capitales. Les travaux n'avaient pas encore commencé, ils le devait sous peu, mais déjà deux mois de retard avaient été pris ; beaucoup trop. Mais il n'en parlerait pas ce soir car il savait que les mesures nécessaires avaient été prises pour le rattraper. L'Empereur se retourna et leur parla :

- Je vais aller droit au but Messieurs... ne perdons pas de temps en préliminaires. Je souhaite que dans les champs de compétences qui vous concerne, le Ministère de l'Echiquier et de l'Intérieur pour vous Varsalance, et le seul Ministère de l'Intérieur pour vous Batignoles, vous preniez des arrêtés. Au nombre de quatre...

L'Empereur marqua une pause afin de clarifier une dernière fois le contenu des quatre arrêtés qu'il allait exposer. Il ne devait rien oublier...

- Tout d'abord, nous sommes le 37 Antonine aujourd'hui... je souhaite qu'au 10 Constantine au plus tard tous soient pris. Ce n'est même pas un souhait, mais une exigence...

Une nouvelle fois l'Empereur s'arrêta, histoire de fixer ses deux serviteurs dans les yeux... de bien leur faire passer le message de sa détermination à aller vite sur les dossiers qu'il allait leur transmettre.

- Premièrement, je souhaite que vous preniez un arrêté sur l'usage des langues au sein de l'Empire du Belondor... enfin... Empire du Belondor... je vous laisse juge de l'applicabilité d'un tel arrêté dans les colonies, puisque mes exigences me sembleraient plus problématiques à mettre en œuvre. Dans cet arrêté, il y sera stipulé l'interdiction de parler ou encore d'afficher ou même de publier – et ceci doit s'étendre à tous les autres moyens de communication connus – dans une autre langue que la langue belondaure. Ceci sera évidemment applicable sur l'ensemble du territoire, dans les écoles, l'Administration, l'Armée Impériale, les hôpitaux, les rues, les commerces et industries, ou toute autres espèce de lieu public : en résumé, seul le foyer sera épargné puisque le contrôle n'y est possible... eh puis... cela relève de la sphère privée. De la même manière tout acte qu'il soit privé ou public devra se faire en langue belondaure. Je souhaite par ailleurs que les langues régionales soient désormais appelées « patois » ou « idiomes féodaux » ; et toute publication, toute grammaire, tout dictionnaire, tout enseignement, même au sein des écoles libres, de ces patois ridicules sera interdit. Il devra désormais être publié des dictionnaires de la langue belondaure dont le contenu sera certifié par l'État. Mais tout ceci n'a évidemment pas de sens si cela n'est pas accompagné de mesures contraignantes... ainsi des sanctions adaptées à chaque type de contrevenants et de contrevenances devront être envisagées et prises en cas de non-respect, sanctions dont je vous laisse juge d'en décider la teneur. Je souhaite que tout ce que je viens de dire soit repris dans l'arrêté évidemment, ou bien je vous demanderai de le revoir... de le compléter. Voilà pour le premier arrêté...

L'Empereur se pris un verre pour lui-même et se servit un verre de Vin de Cancraces à 14°, très fort donc... Si l'Empereur se permettait de boire de nouveau d'un alcool si fort c'est qu'il se sentait en forme et qu'il n'avait plus à souffrir depuis un bon moment de douleurs au ventre...

- Un arrêté devra être pris visant à établir et élaborer chacun des programmes scolaires en fonction des directions données par le Code de l'Instruction et en collaboration avec le Conseil National de l'Instruction Belondaure. J'attacherai un soin tout particulier au programme traitant de l'Histoire du Belondor. Ainsi, pour l'élaboration des programmes et des manuels de support, il devra être spécifié que ceux-ci devront mettre en avant l'idée de progrès continu de notre épopée nationale jusqu'au Second Empire, ainsi que les idées de patriotisme, de nationalisme, d'amour de la Patrie, de vertu citoyenneté, de foi dans les valeurs familiales, de travail, de respect, d'ordre... spécifier que la véritable liberté, la véritable démocratie, la véritable égalité après des années et des années de lutte depuis la Grande Révolution ont enfin été accordées par le Second Empire et que ce processus n'est pas fini puisque j'ai promis de le continuer. Les manuels d'Histoire devront donc mettre en avant l'honneur, la sagesse et la gloire du Belondor ainsi que sa mission universelle de civilisation, son caractère unique de par la Grande Révolution et les Grands Hommes qui l'ont gouverné, sauvé... C'est donc un arrêté spécial lié à l'Instruction vous l'aurez compris. Il devrait donc être long puisque je souhaite au passage qu'il inscrive l'obligation de chanter l'hymne national et d'effectuer le salut au drapeau national chaque matin et chaque soir dans les écoles. Ce deuxième arrêté un peu spécial, vise donc à élaborer nos programmes scolaires complets, à donner les instructions aux rédacteurs de nos manuels scolaires et à faire de nos enfants des patriotes fiers du Belondor et adhérant au Second Empire. Puisse qu'il faut aller vite, il ne pourra être constitué de commissions devant s'occuper de l'élaboration des programmes et des instructions à donner aux rédacteurs de manuels. Vous devrez donc travailler jour et nuit pour réussir à le faire en temps et en heure... Car je ne tolèrerai aucun retard.

Cette menace planait au dessus de l'Empereur et de ses Ministre et Vice-Ministre. Il s'arrêta souhaitant voir si l'un d'eux exprimait une quelconque angoisse de l'échec ou peur devant l'étendue de la tâche. Mais personne ne semblait s'émouvoir. « Parfait », pensa l'Empereur :

- Le troisième arrêté porte également sur l'Instruction mais non pas du côté de ceux à qui l'on inculque et transmet un savoir, mais du côté de ceux qui doit l'inculquer et enseigner. En effet, je veux que l'on fasse des Écoles des Enseignants afin de les former et en masse. Ce même arrêté devra spécifier également le statut des enseignants, leur formation, leur recrutement, et tout le tralala... L'objectif est d'arriver à une scolarisation parfaite des moins de 12 ans. D'ailleurs, ce même arrêté devra penser à prévoir des mesures transitoires en attendant la fin de la formation des enseignants, afin de permettre tout de même la scolarisation des enfants, puisque nous manquons d'enseignants... Il faudra aussi recruter des inspecteurs selon le Titre III du Code de l'Instruction. De la même manière, puisque le Code de l'Instruction doit être appliqué rigoureusement, l'État devra veiller ou pourvoir à l'application des articles 14, 16-1, 21, 22, 23, 24, 27 et 30 afin de favoriser la création d'écoles dans tous les cas rendus obligatoire par celui-ci.

L'Empereur se servi de nouveau un verre de vin et continua à parler une fois qu'il l'eut vidé :

- Ce quatrième arrêté s'adresse plutôt à vous Monsieur le Chancelier, dit l'Empereur en désignant du doigt le Ministre de l'Echiquier et de l'Intérieur. Dans le cadre de l'Édit portant réglementation du travail et de l'article III de l'Édit portant institution des Caisses d'assurances sociales, il faudra recruter des inspecteurs du travail afin de vérifier que les règles sont bel et bien respectées. Il faudra par ailleurs veiller à l'application de l'article II de l'Édit portant institution des Caisses d'assurances sociales sachant que je peux déléguer au Ministre de l'Échiquier – donc vous – les nominations lorsque je suis compétent. Enfin, des Maisons des Œuvres Sociales seront créées à chaque niveau, central comme déconcentré, afin d'accueillir selon les dispositions de tous nos textes l'ensemble des administrations publiques à but social (Caisses d'assurances sociales, Caisses Nationales de Natalité, etc...) dans le but de permettre une meilleure efficacité administrative et un moindre coût budgétaire... c'était votre idée Varsalance... elle est bonne, je la reprend. Voilà pour le dernier arrêté.

L'Empereur semblait avoir fini... mais non :

- Une dernière chose... Je ne sais pas si des mesures ont été prises à ce sujet, mais une partie des députés de la Diète s'en inquiétait et, bien que je ne partage pas toutes leurs conclusions, je ne puis me défaire de quelques-unes qui me semblent tout-à-fait justes. Ainsi, je vous demanderai de mettre sur pied une politique de l'immigration qui soit assimilationiste, laïque et patriotique, nationaliste. Évidemment il faut voir ce que le Code Civil... le « Code Nabelnine » comme l'ont renommé les députés, prévoit. Mais bon, ne nous en embarrassons pas... ce Code Nabelnine est réformable et s'il faut pour mettre à bien une politique d'immigration efficace, cohérente et compatible avec notre Nation, nous le réformerons. Cela est tout, Messieurs.

_________________
SA GRANDISSIME MAJESTÉ IMPÉRIALE ET ROYALE NABELNINE Ier (†)
César Democrator
Empereur des Belondaures par la Grâce des Dieux et la volonté nationale
Roi d'Alaïenie
Roi d'Ismarkie
Protecteur de la Nouvelle-Argentorate
Deux-cents soixante-deuxième descendant de Kalamanine
Lâchement assassiné le 8 Nabelnine 2712 à sept heures sept du matin
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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Sam 26 Déc - 12:07

L'Empereur semblait en avoir terminé, il n'attendait visiblement aucune réponse, ayant simplement donné mandat à ses deux ministres de rédiger et de faire publier sous treize jours quatre arrêtés qui auront besoin d'être savamment pensés tant dans le fond que dans la forme. Naturellement, avec les Grands Travaux d'Elbêröhnit ainsi que le début des travaux à Varsalance, il semblait difficile pour le Duc de pouvoir tout gérer, alors même qu'on attendait à l'Echiquier son avis sur de très nombreux dossiers liés au projet de modernisation et de développement des infrastructures. Fort heureusement, Sa Majesté Impériale avait nommé un Vice-ministre à l'Intérieur devant pouvoir décharger Etzel, lui garantissant un pouvoir de contrôle absolu et lui conférant simplement la possible délégation d'un pouvoir exécutif.

Comme à son habitude, le haut-dignitaire de l'État avait pris dûment note des arrêtés demandés, écrivant grâce à un crayon de carbone les mots ou phrases clefs qui donnaient tout leur poids aux actes législatifs qu'ils devraient prendre sous la quinzaine. A la relecture du premier arrêté, ainsi que du quatrième, il ne peut s'empêcher de sourire ; ces deux dispositions devaient être prises sous peu, les ébauches ayant déjà été rédigées par ses soins et l'application de la langue belondaure ayant même vu le jour sous la norme d'un arrêté municipal publié deux jours plus tôt. Pour que l'Empereur évoque ceci, reprenant le verbe même de ce qui avait été publié à Varsalance, c'était sûrement qu'il avait eu vent de la mesure et l'avait appréciée.

Regardant son collaborateur puis la Majesté Impériale en grande forme, le Chancelier revêtit l'apparat de Ministre le temps de son intervention :

" Votre Majesté,

J'ai bien pris note de vos demandes et je ferai en sorte, avec le concours de Monsieur Batignoles, pour que les arrêtés soient pris en temps et en heure.
Si en savoir plus sur l'organisation de tâche peut vous rassurer, je me chargerai personnellement des arrêtés relatifs à la langue belondaure ainsi que ceux ayant trait à l'immigration et aux oeuvres sociales, qui seront pris avec l'aide des Sieurs d'Audignac et Aymon ; je laisserai le soin à Monsieur Batignoles de s'occuper de l'instruction de nos jeunes concitoyens, à charge à lui, s'il le souhaite, de prendre contact avec Monsieur Bouzigian en charge du Secrétariat d'Etat aux Arts et Savoirs.
Bien évidemment, je contrôlerai le travail de mon administration afin que Vôtre personne n'ait à souffrir d'aucune déception. Ainsi, Monsieur Batignoles, je reste à vôtre entière disposition pour l'étude ou la rédaction des arrêtés que je vous ai délégué, bien que je vous sais capable de remplir vos obligations avec brio. "

Appuyant sa dernière phrase d'un sourire aimable, le Duc de Varsalance attendait une hypothétique réponse, prévoyant déjà de discuter de choses bien plus pragmatiques... les travaux à travers l'Empire.

_________________
SON EXCELLENCE LE DUC D'EMPIRE ETZEL ITO DE VARSALANCE
Second Duc de Varsalance
Archichancelier d'Empire
Sénateur
Conseiller d'État
Sous-Préfet de l'Agglomération de Varsalance
Maire de Varsalance
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MessageSujet: Re: Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne   Aujourd'hui à 3:36

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Entrevue informelle avec le Ministre de la Couronne
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