L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Entrevue avec le Duc d'Origodes

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Feu Sa Majesté l'Empereur



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MessageSujet: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Jeu 11 Déc - 4:38

Sa Majesté L'Empereur était inquiète en ce Primodine 31 Antonine... la journée dernière, les longs débats qui avaient eu lieu à la Diète sur le Code de la Presse s'étzient enflammés. Ils avaient en réalité déviés sur une critique virulente du régime par les radicaux et socialistes. Certes les libéraux ne s'étaient pas mêlés à une telle vindicte anti-impériale... Mais le régime se retrouvait de plus en plus fragilisé. L'opposition n'avait-elle pas obtenu à peine un million cent mille suffrages de moins que les candidats officiels lors des dernières élections législatives ? La défaite de Czéden n'en appelait-elle pas d'autres s'Il ne Se déplaçait pas en personne dans la colonie d'Archipel Occidental Belondaure, avec le risque de laisser les conspirateurs et fragilisant ainsi le régime ? Et avec le retour du Bordebon, les tensions sociales, les grèves, les manifestations républicains et la fronde des députés, qu'adviendrait-il ?
C'est pourquoi Il avait convié le Duc d'Origodes à Se présenter au Palais Impérial... A seize heures, le Grand Chambellan du Palais Impériale, le Ministre d'Etat le Duc de Beneline privint L'Empereur que le Duc d'Origodes, principal chef de l'opposition, était arrivé.
Il le fit entrer... la dernière fois que L'Empereur l'avait vu, Il l'avait disgrâcié, mais pardonné pour son exile volontaire et ses diffamations. ce temps paraissait loin...


- Merci Beneline... vous pouvez rester avec Nous.

Il S'arrêta, puis continua :

- D'Origodes... Je vous reçoit aujourd'hui parce que Je pense que vous êtes un homme sincère, patriote et raisonnable. Nous faisons face à des difficultés certaines. Le régime autrefois si solide est fragilisé par la défaite de Czéden, par les élections législatives où avec l'opposition vous avez remporté de franc succès et par les mouvements sociaux et républicains de ces dernières semaines... eh puis ma clémence prématurée pour le Bordebon fait que le royalisme peut s'en trouver renforcer et menacer le régime par la droite...
Maintenant, Je suis prêt à vous écouter...

_________________
SA GRANDISSIME MAJESTÉ IMPÉRIALE ET ROYALE NABELNINE Ier (†)
César Democrator
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Deux-cents soixante-deuxième descendant de Kalamanine
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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Sam 13 Déc - 21:59

Antonel fut convoqué chez Sa Grandissime Majesté Impériale lors d’une séance de la Diète. A sa plus grande surprise, et n’ayant rien demandé, l’Empereur souhaité le voir. Leur dernier rendez-vous avez été relativement tumultueux, mais leurs confiances l’un pour l’autre revenaient, progressivement, mais lentement. Arrivé au Palais Ceronine, il contempla, et toujours avec la même admiration, la beauté du Palais, sa magnificence. Personne ne pouvait être envahi d’un autre sentiment que l’émerveillement en voyant cette perfection architecturale, ces dorures, ces plafonds. Tout révélait avec perfection la puissance, l’importance de l’Empire belondaure, bien qu’il connaissait depuis quelques temps un léger mais dangereux ralentissement. Voici sans doute pourquoi Nabelnine souhaitait le voir. Reçu tout d’abord par Son Excellence le Ministre d’Etat ; il fut ensuite introduit auprès de Sa Majesté, le Premier Consul restant présent. Très rapidement –après les salutations officielles-, Nabelnine entra dans le vif du sujet, et Antonel avait bien pressenti l’objet de sa convocation. Ne lui restait plus qu’à défendre la cause libérale, afin de lui faire prendre de l’importance.







-Votre Grandissime Majesté Impériale,



Nous prenons aujourd’hui tous conscience qu’au sein de l’Empire se révèle un profond malaise. Nous prenons tous conscience que le gouvernement et que les décrets proposés par ce dernier ne répondent en aucun cas aux attentes des belondaures. Vous le savez tout autant que moi. Les récents évènements au sein de la Diète nous le prouvent entre autre, bien que je ne cautionne en aucun cas une pareille attitude, vous le savez.

Aujourd’hui, les Ministres privilégient leurs intérêts personnels à l’intérêt général, mais il en a toujours été ainsi. L’opposition est plus forte que jamais, mais pourtant, nous avons l’impression d’être si peu entendu. Je me rappelle qu’il y a encore quelques années, l’opposition était moindre, mais son importance auprès du gouvernement plus grande : comment cela est il possible ? Je m’interroge.

Prenons par exemple le dernier exemple de loi que le Conseil d’Etat a proposé à la Diète : le Code de la Presse ? Il est évident qu’il a été réfléchi attentivement, afin de l’écrire d’une telle manière qu’il puisse paraitre « honnête » tout en pouvant être manié et remanié plus tard, une fois accepté. Comprenez que ceux sont ces flous à répétition dans la vie politique et dans la vie quotidienne belondaure qui instaurent un pareil traumatisme. Je ne souhaite voir l’Empire s’effondrer, je ne souhaite pas voir forcément un Belondor Royalisme s’instaurer, je ne souhaite pas voir une pseudo démocratie populaire organisée par les révoltés de la Diète. Je souhaite avant tout un régime tel que l’intérêt général des belondaures soit toujours au centre des préoccupations, et pourquoi pas, par le biais de suffrages censitaires, comme le propose ma colistière Madame Ségolaine Royel ? Mais quoi qu’il en soit, il faut aux belondaures un Empire, ou un pouvoir qui se base sur une autorité légitime, et qui gouverne pour son plus grand bien, sans quoi, nous ne pourrons rester les bras croisés, à attendre que l’on nous spolie et maltraite en douce.

Et je ne vous cacherais, Votre Grandissime Majesté, que j’ai été contacté par le représentant des Bordebons. Sachez que tout pouvoir qui peut faire plus pour nous sera défendu par notre cause.
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Feu Sa Majesté l'Empereur



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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Dim 14 Déc - 0:57

L'Empereur avait écouté avec calme le Duc Antonel Chalon d'Origodes. C'était lui-même qui l'avait anobli, lui donnant un titre lorsque les anciens Ducs d'Origodes s'étaient tous éteints. Le Ministre d'Etat le Duc de Beneline, trépignait pendant que le Duc parlait. Plusieurs fois il avait voulu l'interrompre, paraissant choqué, mais Sa Majesté L'Empereur l'en avait dissuadé du regard, lui demandant de laisser terminer le chef des libéraux... Puis, lorsque le Duc eut, terminé, ce fut L'Empereur qui S'exprima :

- Excellence... Nous avons de nombreux points de désaccords, Nous le savons, ce n'est un secret pour personne. Vous dressez un bilan sans concessions du Gouvernement de l'Empire. Mais, Je ne puis tolérer que vous dîtes que les Ministres privilégient leurs intérêts à celui de la Nation. Etant donné, que tous leurs actes sont conditionnés à Mon accord, cela reviendrait à dire que Je ne privilégie que Mon intérêt. Est-ce le cas ? Non. Je ne prends que des décisions dans l'intérêt du Belondor, pour répondre aux attentes des Belondaures. Qui peut dire que l'Edit réglementant le travail, les projets de lois du Code Pénal, du Code de la Presse, du Code de l'Instruction, le Code de l'Administration, l'Edit instituant les Caisses d'assurances sociales ne répondent pas aux attentes des Belondaures ?
Comme Je l'ai déjà dit, il fut un temps où il ne pouvait y avoir un libre exercice des libertés, car les menaces sur la société, l'ordre, la sûreté et la Nation étaient trop grandes, trops profondes, diverses, extérieures et intérieures... Aujourd'hui, c'est sincèrement que Je souhaite couronner l'édifice par la reconnaissance des libertés. C'est le but du Code de la Presse, du Code Pénal...
Et Je suis sincèrement et profondément préoccupé par la question sociale, toute Mon attention va aux masses et classes laborieuses. C'est le but des édits et lois sociales.
Alors, que vous ne soyez pas favorables à la politique que Je compte mener Je puis le comprendre, il n'empêche que Je ne tolèrerai pas les accusations d'affairisme ou autres qu'implicitement vous proférez...

L'Empereur paraissait sérieusement remonté, Il continua cependant :

- Le Conseil d'Etat a commencé à étudié un Acte additionnel fixant la Constitution de l'Empire. Cet Acte a pour objectif de couronner l'édifice de la liberté au niveau constitutionnel, en donnant plus de libertés à la Diète, en associant plus étroitement les grands corps de l'Etat à la direction des affaires de la Nation, sans toutefois retomber les affres du parlementarisme, hérésie indésirable au Belondor.
Vous Me parlez de restaurer le suffrage censitaire, au nom de cette théorie du "gouvernement des meilleurs", des plus éclairés. Soit disant que la richesse permettrait de fournir des électeurs plus à même de faire le bon choix. Je réfute cette hypothèse. La citoyenneté belondaure est confiée à tous les Belondaures, pauvres ou riches, jeunes ou vieux et ce quelques soient leurs capacités et leurs fonctions. On M'a déjà fortement reproché d'avoir autorisé les femmes à voter au début de l'Empire. Vous-même les libéraux vous y étiez opposés... Je ne renoncerai pas au suffra universel, Sieur d'Origodes.

Il s'arrêta quelques secondes, puis reprit :

- Je suis au-dessus des tous les partis. Je refuse cette division stérile de la Nation. Tous les hommes de bonne volonté sont les bienvenus afin de travailler pour le Belondor.
Vous avez été contacté par les Bordebons ? Qu'ont fait ces gens pour le Belondor depuis plus d'un siècle ? Rien, de rien. Ils n'ont fait que tenter de restaurer leurs droits familiaux au nom d'une soi-disante "légitimité" divine. Ils n'ont fait que spolier et oppresser le Peuple au nom de la noblesse. Ils ne sont pas les Rois du Peuple, mais ceux des nobles, ils sont illégitimes au Gouvernement du Belondor.
Mais cessons de parler d'eux...

Reprenant sur un autre sujet :

- Ma politique se veut sociale avant tout. La société a pour but le bonheur commun de ses citoyens. C'est l'objectif que Je fixe à Mon Gouvernement.
Au-dessus des convictions partielles, il y a un juge suprême qui est le Peuple et Je n'entends pas le spolier de ses droits inaliénables. C'est pourquoi Je ne supprimerai jamais le suffrage universel. Je saurai tomber, mais Je ne Me désohonnorerai pas ! La nature de l'empire est de consolider sur le trône les principes de la Grande Révolution. L'autoritarisme impérial qui a gouverné depuis plus de trois ans trouve sa justification dans la défense de ces idéaux : il faut au pays une main forte qui abatte le despotisme de la servitude avec le despotisme de la liberté, c'est-à-dire une monarchie qui procure les avantages de la république sans les inconvénients de celle-ci. La liberté n'a jamais aidé à fonder d'édification politique durable, elle la couronne quand le temps l'a consolidée. J'entends assurer ce couronnement par l'Acte additionnel fixant la Constitution de l'Empire. Il s'agira d'une refondation du pacte fondamental entre le Peuple et ses gouvernants, entre les citoyens et la Dynastie, entre les Belondaures et Moi. Et J'appelerai les Belondaures à se prononcer sur ce système qui garantira l'ordre et la liberté. La nécessité des réformes est évidente afin de mettre un terme au désir immodéré de changement qui s'est emparé de certains esprits. Certains à la Diète crie la "réforme" comme ils appeleraient "à table" à des enfants. Je pense que vous êtes quelqu'un de raisonnable et que vous saurez apprécier ces avancées. C'est pourquoi Je vous demanderai de bien vouloir accepter un poste gouvernemental...

Le Duc d'Origodes pouvait être ruspris après tant de reproches...

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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Dim 14 Déc - 3:07

Antonel n'était que trop peu surpris par la réaction de Sa Majesté. Cela faisait longtemps qu'il se connaissait, et les réactions impériales étaient familières au Duc d'Origodes. Il savait pertinnement que l'Empereur allait mettre en avant son action depuis qu'il est à la tête de l'Empire, qu'il allait également mettre sur "la table" que le titre de noblesse accordé à la Famille d'Origodes n'est du qu'au bon vouloir de Sa Personne. Tout cela était courant lorsque l'on avait rendez vous avec Nabelnine.

-Votre Grandissime Majaesté Impériale,
Vous comprenez que dès lors qu'un libéral prend connaissance du Code de la Presse, il ne peut en aucun cas l'approuver. C'est un Code de la Presse qui met en place une censure sans en être une officiellement. Il est indéniable que depuis plusieurs années, en soit, depus que Vous êtes à la tête de Notre Très Grand Empire, il y a eu des progrès autant sur le plan social que démocratique. Je Vous le reconnais tout à fait, et Vous savez que nous, les libéraux, Vous en remercions. Mais toutefois, on ne peut pour autant accepter des projets de lois si ... démagogiques. Je ne souhaite en aucun cas Vous critiquez ni votre action, mais je pense que le peuple n'est plus aussi dupe qu'auparavant, et qu'il ne peut plus tolérer d'être censuré ainsi. Cela me parait d'une évidence absolue. Une liberté complète de la Presse est aujourd'hui au Belondor indispensable. Il est parfaitement raisonnable de fixer des peines pour ceux ou celles qui souhaitent critiquer Notre Très Saint Empire, et qu'être dénigré publiquement ne peut être admissible, mais il n'est pas pour autant nécessaire de supprimer toute forme de presse satirique.
De nos jours, les meilleurs écoles belondaures, et comme il l'a toujours été auparavant, sont les écoles privées, qui fournissent une élite, une élite qui elle seule selon moi devrait pouvoir être élue. Le suffrage universel n'est en aucun cas adapté à une parfaite démocratie, mais sur ce sujet encore, nous possédons des avis contraires, comme souvent en effet.

Antonel se rendait parfaitement compte que ces deux brillants interlocuteurs ne partagaient en aucun cas le même point de vue, mais il s'y attendait aussi. Cela était le principe même de l'opposition, dire ce que les membres du gouvernement ne pouvaient tolérer n'y admettre. Puis Antonel reprit sur le sujet du Roi des "nobles" comme le qualifiait Nabelnine.

-Pour ce qui est des Bordebons, Vous le dîtes Vous-même, ils sont les "Rois des Nobles". Ils ont de tout temps été opposés à Votre Famille, et Nous Vous reconnaissons évidemment. Mais comprenez qu'au même titre des "légitimistes", nous ne saurions tolérer vivre dans une parfaite dictature, ou dans une République prolétaire, avec une règne ouvrier. Il nous faut nous préparer à toute alternative, bien que nous ne souhaitons pas le moins du monde Vous voir quitter le Trône Belondaure.

Puis Antonel aborda le sujet de sa nomination, de sa si surprenante nomination, à laquelle il ne s'attendait pas, ou en tout cas plus.

-Je tiens à Vous remercier pour la confiance que Vous m'accordez, et ce malgré mes actions qui Vous ont été particulièrement nuisibles. Par ailleurs, je Vous remercie au nom de la Famille d'Origodes des récentes nominations que nous connaissons depuis peu, que ce soit pour ma fille, Philippine qui participe dorénavant entre autre au Conseil d'Etat ou encore de la nomination de mon Oncle, le dorénavant Général Merleau-Cambacérès. Pour Votre très agréable proposition, comprenez je Vous prie qu'il persiste un doute dessus. Je crains d'être nommé pour apaiser l'opposition, afin de pouvoir Vous consacrer entièrement à cette récente défaite militaire et au cas de la Gélèbre. Accepteriez-Vous que je Vous communique une réponse sous peu ? Je pense nécessaire d'en parler avec mes "amis" libéraux.
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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Dim 14 Déc - 4:39

L'Empereur des Belondaures, répondit sans ambages au Duc d'Origodes. Celui-ci gardait son franc parler, et l'atmosphère de la discussion tout en étant franche était absolument cordiale. Il avait critiqué la politique menée par le Gouvernement. C'était chose logique, il faisait partie de l'opposition, et avait ses convictions propres. L'Empereur avait tenté de travailler pour le mieux au Belondor. Il avait mis fin aux désordres de tout types. Son ambition n'était pas de réaliser une oeuvre à Sa gloire, mais pour celle du Belondor...

- Vous dîtes Excellence, ne pas vouloir le retour des Bordebons sur le Trône. Parce qu'ils sont opposés à Ma Dynastie... Ce n'est pas la raison que Me fait redouter leur retour : c'est pour le Belondor que Je tremble s'ils reviennent au pouvoir. Le Belondor tel que Nous le connaissons, c'est le Premier Empire qui l'a façonné, et Je tente d'y apporter de nouvelles pierres. Quant aux Rois, ils ne nous ont laissé qu'une oeuvre de centralisation volontariste mais incomplète... le reste, n'est plus.

L'Empereur comprenait où voulait en venir le Duc sur les libertés fondamentales, sur le Code de la Presse. Il lui répondit donc :

- Vous pensez le pays mûr pour une liberté sans entraves ? J'en doute, mais Je veux bien tenter le pari, prendre ce risque si nécessaire... Vous reconnaissez la nécessité du Code de la Presse mais en critiquez le contenu. Vous pensez qu'il peut autoriser une forme plus subtile de censure... Eh bien soit ! Proposez vos amendements, Je ne M'y opposerai pas. Peut-être même les soutiendrais-Je s'ils sont raisonnables ! Et mon Gouvernement avec...

Il jetta un regard au Duc de Beneline, qui restait hostile à toute libéralisation...

- Mais pour le suffrage universel Je reste on ne peut plus strict et ferme : Je ne le remettrai pas en cause alors que Je suis celui qui l'a rétabli ! Je ne renierai pas les fondements du régime impérial, Je ne Me renierai pas. Qui serais-Je si J'agissais telle une girouette ? Vous critiquez le niveau des écoles publiques ? Je le reconnais, mais l'enseignement conservateur professé dans les écoles privées ne M'apparaît forcément plus éclairé voyez-vous... Auquel cas pour remédier à ceci, appelez à voter le Code de l'Instruction ! Votre fille, qui comme vous le savez est membre du Conseil d'Etat et défend non seulement le régime mais aussi la politique gouvernementale, l'a approuvé... suivrez-vous son exemple ?

Puis, après cinq secondes d'arrêt, ne rebondissant pas sur les doutes quant à la proposition impériale pour un poste au Gouvernement :

- Sur ce, Je vous autorise bien évidemment à Me donner votre réponse quant à ma proposition pour un poste au Gouvernement demain, après-demain au plus tard.

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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Dim 14 Déc - 22:52

Malgré les propos de l'Empereur, on pouvait constater que le retour des Bordebons ne lui faisai guère plaisir, et qu'il en était peut être apeuré. Comme tout dirigeant, il était attaché à ses fonctions, à ses reponsabilités ... à son pouvoir surtout.

-Votre Grandissime Majesté Impériale,
Nous avons Foy en l'Homme, et nous ne doutons pas de sa nature. Tout Homme peut changer, ou du moins, je me plais à y croire. Si je puis me permettre de prendre Votre Règne en exemple. Il faut reconnaitre qu'il n'accordait à son début que très peu de libertés au Peuple, et qu'il favorisait très largement toute la Noblesse belondaure. Ceci ne m'a certes pas chagriné au début, mais les mentalités évoluent, et l'on se rend compte aujourd'hui qu'il était tout sauf "démocratique". Mais Vous avez sû évoluer, et perfectionner le Régime qui aujourd'hui laisse bien plus de libertés. Pas assez pour certains, trop pour Vous peut-être.
Mais alors dans ce cas, pourquoi est-ce que les Bordebons ne pourraient-eux aussi évoluer ? Pourquoi ne pourraient-ils nous amener un régime qui nous, libéraux, nous conviendraient plus ? Mais le Royalisme ne sera pas favorisé par nos rangs, à moins qu'il soit très largement parlementaire et que le Pouvoir du Roi soit très réduit. Mais je Vous propose de quitter ce sujet fâcheux.

Antonel reprit donc la conversation sur le Code de la Presse, sujet sensible chez les libéraux.

-Vous souhaitez mon avis sur le Code de la Presse, et ayant une copie avec moi de ce dernier, je me permet de Vous communiquer mes remarques, ou tout du moins, une partie.
Je suis interpellé dès le Premier Article, qui mentionne :
Citation :

Article 1 : La presse est libre et indépendante tant qu'elle se montre respectueuse des symboles et des institutions de la Nation, de l'État et de l'Empire ; elle ne saurait être assujettie à aucune forme de contrainte qui n'émane de l'intérêt et de la volonté générale.
L'on revient sur le débât de l'intérêt général. Vous savez très bien que chaque personne, de par ses opinions politiques par exemple, ne sait vraiment ce qui est bien pour lui, et que le gouvernement, s'il est dit conservateur, se verra réduire les articles des radicaux de gauche, et inversement, s'il est radical, censurera tout propos en faveur de l'impérialisme. Cet article est donc très efficace pour museler toute une opposition.
Il en est de même pour le respect de la vie privée des personnes. Certes ceci est je le pense nécessaire, mais encore une fois, la limite qui détermine un article de journal correct ou suscpetible d'être averti me parraît si fine...
Je me demande également quelle autorité légale aura pour fonction d'avertir les journaux ?

Antonel marqua une légère pause, et parla ensuite des autres projets de loi en cours.

-Vous savez pertinnement que ma fille ne s'est jamais que laissée emporter par toute la gloire qu'apporte un titre de Noblesse. Vous savez également que dans ma jeunesse, j'étais proche de vous et de votre côté. Les gens changent, je vous l'avais dit. Pour le Code de l'Instruction, il est à étudier, à approfondir. Car ceux sont les générations futures qui conseilleront sa Majesté Impériale Votre Fils.
Et quand au poste au sein de Votre Gouvernement, je pourrais être amener à le refuser s'il n'est qu'un poste de figuration, où je ne pourrais rien faire, rien dire, mais où je serais une bonne image.
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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Lun 15 Déc - 13:56

L'Empereur voyant que l'entrevue touchait à sa fin dit :

- Bien, Excellence... déposez donc vos amendements sur le projet de loi de Code de la Presse et vous verrez que Je suis un homme de parole. Mieux vaut satisfaire les demandes de libertés... ce souffle... si Nous ne voulons être emporté avec lui.
Idem pour le Code de l'Instruction. Si vos suggestions sont utiles, Je n'hésiterai pas à Me prononcer pour. De grands progrès sociaux sont nécessaires à cette Nation pour être définitivement apaisée. L'ordre, la sécurité, la prospérité ont été assurées mais il faut plus encore...

Il jeta un rapide coup d'oeil au portrait de Son Fils encadré sur Son bureau... Pourrait-il un jour régner ? Oui, certainement s'Il ne faiblissait pas, si L'Empereur continuait Sa politique réformatrice, Sa grande oeuvre pour le Belondor. Mais sinon... qui sait ce qu'il peut advenir ? Une défaite militaire, électorale est si vite arrivée ! Celle-ci avait été si proche lors des dernières élections législatives... seuls un peu plus de cinquante-et-un pour cent des Belondaures avaient voté pour les candidats officiels...

- Je terminerai par dire que l'avenir décidera D'Origodes... comme toujours, la faucille du destin Nous prendra tous ! J'aime le Belondor plus que tout et Je ne saurai tolérer qu'il retombe dans les affres du parlementarisme décadent... mais Je saurai comprendre les évolutions nécessaires de la société.

S'arrêtant en fixant Son interlocuteur dans les yeux :

- Je tiendrai mes engagements : le régime sera libéralisé. Vous pouvez désormais vous retirer, à moins que vous n'ayez d'autres choses à dire...

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MessageSujet: Re: Entrevue avec le Duc d'Origodes   Aujourd'hui à 3:36

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