L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 Remise des lettres de créances

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Diplomatie avaroise



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MessageSujet: Remise des lettres de créances   Mar 6 Nov - 3:33

Un élégant carrosse aux armes d’une antique Maison avaroise se détachait de la foule qui se pressait devant les grilles du Palais. La voiture décorée avec un goût excellente n’était cependant pas si imposante, un œil expert n’aurait pu s’y tromper, on n’attendait pas là quelque Prince ou Roi. Il s’agissait en fait de l’envoyé d’un Monarque, que de fats courtisans se plaisaient à dire ‘Maître de l’Archipel ‘ ou tout au moins ‘Maître Absolu des Arts‘ – ce qui, en Avaricum, vaut plus que tous les compliments, l’Art étant la perfection de l’homme (avarois) : – l’Empereur d’un Avaricum. Voir ici le Baron de Boisirioux aurait été incongru une semaine plus tôt, il avait été accueilli au mieux par le Consul de la Couronne le jour-même.

Le carrosse passa les grilles du Palais et fit un tour grâcieux dans la cour d’honneur, avant de s’immobiliser en bas des marches. Un laquais vêtu d’une livrée sans doute légèrement trop grande pour lui voulut accourir, mais manqua de trébucher. Un second le remplaça avantageusement, et,
essoufflé, ouvrit la porte dans l’encadrement de laquelle parut un jeune homme, à peine âgé de dix-huit ans, fort bien fait, la figure blonde et agréable. Il opposa un rapide et grand sourire à la large révérence – quelque peu exagérée – du serviteur encore rouge, avant que des trais plus durs et un maintien aristocratique n’effacent tout-à-fait le témoignage d’une faveur à laquelle quelques Princes seuls, pouvaient sans doute prétendre. Sa démarche guysenvaloise – assez austère, droite, et pruzzienne, mais non moins douée d’une certaine aisance dans le geste, d’une suffisance et d’une élégance dans la dureté – attestait de son origine. Du reste, l’actualité politique avaroise le confirmait.


Montant avec une certaine hâte – le Duc de Fayolles eût ajouté « & une certaine rigueur » – l’escalier, précédé d’un huissier aux airs de la Froideur sculpture allégorique de Frédéric Coysevals, très en vogue à Castillon-Villeroy. L’arrière contrastait : le secrétaire du Baron tentait tant bien que mal de montrer aux quelques collaborateurs qui suivaient la manière de se tenir, en haut des marches, ils reçurent leur congé définitif, calligraphié pendant la montée et en furent quitte pour redescendre.

Passant les portes imposantes et les soldats de la Garde Impériale, colosses aux mines de Zerbère, on annonça finalement : « Son Excellence Frédéric-Christian, Baron de Boisirioux & Ambassadeur Plénipotentiaire de Sa Majesté l’Empereur d’Avaricum près Sa Grandissime Majesté l’Empereur du Belondor. »
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MessageSujet: Re: Remise des lettres de créances   Mer 14 Nov - 7:15

Son Altesse le Duc Antonel Chalon d'Origodes venait tout juste d'être nommé, par Sa Grandissime Majesté l'Empereur, comme Grand-Electeur de l'Empire, responsabilité qui le faisait siéger à la Cour Impériale, où il disposait de nouveaux bureaux. Il revenait donc après plusieurs mois d'absence dans l'administration belondaure, où il avait occupé jusqu'alors de diverses fonctions. Ainsi, il était auparavant Consul, ou bien Gouverneur de l'Eslagne.
Antonel s'était absenté durant plusieurs mois pour pallier à sa santé médiocre. Il visita de vieux amis médecins partout dans le micromonde, se reposa dans des pays où le stress et la mauvaise humeur sont des termes dont les habitants ne font pas usage. Toutefois, il affichait encore aujourd'hui une expression de fatigue importante. Son teint était grisâtre, et l'on pouvait voir sur son visage des cernes très ..."impressionnantes".
Penché sur son bureau; feuilletant des dossiers posés près de lui, le duc d'Origodes essayait de se mettre à jour concernant l'actualité. Il lisait pour la dixième fois et avec conviction la nouvelle constitution du Belondaure, qui allait très probablement être accepté, afin de l'adopter au mieux, quand une secrétaire, la fille d'un de ses proches amis, à qui le duc rendait service en acceptant cette dernière au sein de la Cour Impériale, lui annonça d'une voix radieuse :

« Antonel,
L'ambassadeur d'Avaricum vient d'arriver. Voulez vous que je le fasse monter tout de suite ou dois-je le faire patienter quelques instants en bas ?

-Pour tout te dire, j‘aurai préféré ne pas le voir aujourd‘hui, mais je vais éviter de créer un premier drame politique alors que je ne suis Grand Électeur que depuis quelques heures non ? Fais le installer dans la Salle de Réunion privée, et apporte lui tout ce dont il souhaite. Je veux qu‘il se sente chez lui ici, en espérant qu‘il ne fasse attention aux quelques minutes que j‘aurai de retard !»

Plongé dans son travail, Antonel avait totalement oublié qu’il devait rencontrer l’Ambassadeur plénipotentiaire d’Avaricum. Il se leva d’un bond, appela rapidement une jeune femme, afin qu’elle fasse tout son possible pour cacher le teint piteux du Duc. Il se devait de faire bonne impression, cette discussion entre les deux hommes étant tout à fait importante. Puis il coura vers se penderie, ouvrit la porte rapidement, et il choisit quelques vêtements plus appropriés pour l’occasion. La jeune femme qui venait de le maquiller, avec succès, s’occupa à présent de sa coiffure, puis une fois le travail accompli, il se regarde quelques secondes dans un grand miroir qui auparavant, résidant dans sa propre chambre, dans le château d’Origodes. Il était surpris de remarque qu’il rayonnait presque -sachant que depuis deux mois, chaque fois qu’il se regardait dans un miroir, il était gris, une trace de couleur lui donnait l’impression d’être éblouissant-, puis il se rendit, d’un pas pressé vers la salle de réunion, où son homologue avarois devait l’attendre depuis quelques minutes à peine. Après des salutations cordiales entre les deux hommes, Antonel se présenta, au cas où le Baron de Boisirioux ne l’ait reconnu :

« Son Excellence,
Je suis Son Altesse le Duc Antonel Chalon d’Origodes, duc D’Origodes, et plus particulièrement pour vous, Grand Électeur de l’Empire. Avant de commencer notre discussion, souhaitez vous quoi que ce soit à boire ou à manger ? Si vous êtes arrivés tout juste aujourd’hui, il se peut que le voyage fut long et éprouvant »
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Diplomatie avaroise



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MessageSujet: Re: Remise des lettres de créances   Sam 17 Nov - 23:00

"Je ne refuserais pas une coupe de Zampagne. Néanmoins, j'ai cru savoir du Consul à la Couronne que la capitale vivait des heures plus sombres ces jours-ci, aussi, je ne sais si ces quelques raffinements vous parviennent encore. D'ailleurs, sauriez-vous nous éclairer sur l'état de cette guerre, Sa Plus-que-Parfaite Majesté s'est montrée fort chagrinée de ce que nous avons entendu."


L'Ambassadeur prononçant ces quelques mots, considéra son interlocuteur. Son teint grisâtre, son visage morne... ni les habits riches et élégants, ni l'expression faussement enjouée ne pouvaient cacher un certain "déssèchement". Un tel état à une telle place intéressait hautement le Baron, et puisque sa fonction de diplomate l'intéressait à tout ce qui se passait comme à tous ceux qui venaient dans les Cours étrangères, son Secrétaire ferait couler beaucoup d'encre sous sa dictée.
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MessageSujet: Re: Remise des lettres de créances   Dim 18 Nov - 9:15

« Son Excellence,
Malgré les quelques difficultés que Notre-Très-Saint et Très-Syiste-Empire connaît en ce moment, ne vous inquiétez pas. Nous avons encore suffisamment de réserves dans nos caves, que nous pourrions, en vendant nos bouteilles, doubler notre Produit Intérieur Brut, le Duc afficha un rictus sur son visage monotone. Nous allons bien trouver une bouteille de Zampagne Zollernois qui devrait vous convenir, du moins je l’espère très sincèrement. Sans doute sommes nous, au Belondor, moins réceptif aux différents cépages utilisés et aux assemblages que vous ne l’êtes en Votre Magnifique Empire. Mais nous devrions pouvoir trouver quelques merveilles, qu’il serait grand temps d’utiliser. »

D’un geste de la main, le Duc appela un serviteur qui attendait derrière une porte. Le valet s’approcha, lentement et silencieusement du Grand-Electeur, qui lui murmura à l’oreille les bouteilles qu’il souhaitait ouvrir. Le serviteur s’en alla, toujours aussi silencieusement, puis il partit en direction de la cave, qui comptait parmi ses étages quelques uns des plus grands crus jamais confectionnés.

Antonel remarqua les regards appuyés de l’ambassadeur avoir à son égard, comme s’il le dévisageait. Le maquillage mis par le Duc n’était il pas suffisamment efficace pour dissimuler la fatigue du Duc. Lorsque ce dernier s’était regardé dans un miroir avant de partir pour cette réunion, il lui avait semblé pourtant que tout ce travail avait parfaitement masqué le teint terne du Duc. Mais apparemment, le Baron de Boisirioux avait un œil plus fin, et ne devait voir en Avaricum des fonctionnaires haut-placés mais aussi tristes à regarder.

«Son Excellence,

Sans doute avez-vous remarqué le teint grisâtre que je daigne afficher aujourd’hui. A simple titre indicatif, sachez que ce n’est point la faute Sa Grandissime Majesté Impériale, Nabelnine Ier, qui me ferait travailler sans relâche en tant que Grand-Electeur, mais bien à cause de maladies, dont je fus sujet durant les mois précédents. Toutefois, j’espère être sur la voix de la guérison, si Sevan le veut. J’espère que vous sauriez m’excuser de dédaigner venir à votre rencontre aujourd’hui, alors que ma mine est si pitoyable, mais en tant que Grand-Electeur de l’Empire, il était de mon rôle de vous accueillir. »


Puis, le valet qui s’était absenté, durant les quelques minutes pour aller chercher différentes bouteilles de Zampagne, revint, les mains chargées, les commissions faîtes. Il les déposa sur un plateau en argent, déploya plusieurs verres en cristaux déjà remplis. Les bouteilles étaient ouvertes, et pleines. Les verres remplis venaient d’autres bouteilles, qu’il venait également d’ouvrir. Ce dispositif permettait à l’ambassadeur avarois de pouvoir gouter aux Zampagnes proposés, et au Duc de n’avoir à servir qui que ce soit, et aux valets de ne pas interpeller l’ambassadeur pour lui demander ce qu’il souhait boire.


« Je vous laisse gouter les Zampagnes que nous vous proposons. N’hésitez pas à me donner votre avis sur les bouteilles que nous disposons. J’espère qu’elles vous seront suffisamment agréables. Ensuite, je vous raconterai les problèmes qui touchent notre Empire, mais ne commençons pas directement par les plus désagréables. Vous savez, lorsque l’on est touché par une guerre, ou que celle-ci ne devrait tarder, nous n’aimons pas vraiment en parler en dehors des instances impériales dédiées à la gestion de l’armée. Mais je vous raconterai tout en détail, et je vous tiendrai au courant au fur et à mesure de l’avancement de la situation. »
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MessageSujet: Re: Remise des lettres de créances   Lun 18 Fév - 3:11

Il y eut un moment de flottement. Cependant, le Vicomte, au bout de quelques secondes désigna du doigt l'une des bouteilles de zampagne, et on lui remit une coupe dont il se saisit avec légèreté avant d'y porter délicatement les lèvres.

"Je ne doute pas, Excellence, que Sa Majesté saura faire passer au mieux ces quelques évènements sans que l'émotion populaire ne soit trop forte."

Il se tut quelques instants, et tâcha de modérer ses regards qui avaient semblait-il, été trop insistants.

"Ma mission constitue pour l'heure une simple représentation pour laquelle je dispose de lettres de créances. J'epsère pouvoir les présenter en audience à Sa Majesté assez vite, afin de ne pas prendre davantage de retard."
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MessageSujet: Re: Remise des lettres de créances   Aujourd'hui à 3:38

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