L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 L'Impertinent : numéro 13

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Erica Lahan



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MessageSujet: L'Impertinent : numéro 13   Lun 25 Juin - 0:45

Les colonies sont-elles solubles dans l’Empire ? Casse-tête insoluble soulevé par le sénateur Ito…


Comme chacun sait, le sénateur Shingen Ito est un homme d’action et non un homme de parole. Pour celui qui n’aime tant qu’inspecter les camps militaires et discuter avec ses généraux sur des nouveaux programmes d’entraînement, assister au sénat est une véritable torture. A se demander ce qui l’a motivé à se porter candidat au poste de sénateur….Malheureusement pour lui, il doit faire plus d’efforts que d’habitude « pour se montrer », ayant à soumettre à ses distingués mais non moins méprisés collègues une proposition qu’il juge lui-même « assez importante », puisqu’elle est censée régler « un problème de taille concernant plus de cent millions d’individus ». Rien moins !
Le 15 juin, comme inspiré par les muses, il se fend d’un discours lyrique « pour la réunification nationale », dont on peut découvrir l’intégralité ci-dessous :


Chers sénateurs,

Je voudrais dans cette séance spéciale vous mettre en rappel d’un problème majeur pour notre grande et noble nation.
Il existe des nations sous-développées comme l’Avaricum qui possède une administration territoriale totalement dépassée et inefficace aux problèmes modernes. A dire vrai ces nations sont nombreuses mais il est bien connu que la barbarie est un fléau très présent dans le Micromonde.
Malheureusement il semble que les premiers gouvernements de notre grandiose nation ont eu tendance à imiter ces peuplades dépourvues de modernité et progrès. Je parle surtout de notre administration territorial qui en fait divise notre empire en trois grandes parties, le Belondor post-réunification, les territoires militaires et les colonies.
Pourquoi un empire comme le notre qui à six mille ans, qui est en même temps la plus grande civilisation du Micromonde doit-il encore avoir des colonies ? Sommes nous donc ainsi que nous avons besoin de colonies ? Je dis non, et je dis que ces colonies doivent être intégrées dans notre empire complètement comme les territoires militaires qui eux sont assez calmés pour sans problème faire part à 100% de notre empire.
L’heure est venu que l’Empire du Belondor n’ait plus 80 millions d’habitants mais deux cent millions, l’heure est venu pour finir avec ces administrations qui permette aux nationalistes de gagner du terrain. Nous devons étendre l’administration impériale directe sur tout le territoire car l’empire est uni est indivisible. L’heure est venu que depuis l’Ismarkie à l’Ardanie on puisse lire sur les cartes « Empire du Belondor » et non colonie ou zone militaire. La fierté nationale demande ceci car ne sont pas tous ces peuples que nous avons libérés de la tyrannies nos frères ? Notre nation est grande, la plus grande au monde, notre territoire doit donc représenter l’unité national et notre puissance. Un seul territoire pour un seul empire, finit avec ces administrations locales, vive l’empire uni sous une même administration pour que le monde voit notre grandeur et un unique empire formé d’un seul bout de roche.
C’est pour ceci que je demande que nous mettons en route un programme et les pas législative nécessaire pour faire en sorte que les colonies et les territoires militaires soient intégrés complètement dans notre puissante nation.



Quant à savoir si monsieur Ito aurait mieux fait d’inspecter un camp militaire ce jour-là, d’aucun jugera. Mais en attendant, tentons de tirer la substantifique moelle du discours du sénateur.
Premier point : en préambule, notre bouillant sénateur débute en critiquant l’organisation de la plupart des pays du micromonde(« Il existe des nations sous-développés comme l’Avaricum qui possède une administration territorial totalement dépassée et inefficace aux problèmes modernes. A dire ces nations sont nombreuses mais il est bien connu que la barbarie est un fléau très présent dans le Micromonde »), accusant le gouvernement du Belondor d’ « imiter ces peuplades dépourvues de modernité et progrès ». Monsieur Ito remet en question notre administration territoriale actuelle, divisant notre empire en trois grandes parties : le Belondor post-réunification, les territoires militaires et les colonies. Mais n’est-ce pas insultant pour l'empereur qui, en ces temps-là, avait suffisamment de pouvoir pour empêcher ce que monsieur Ito trouve « dépassé et inefficace(face) aux problèmes modernes »(en clair : "merdique"), insultant au passage l’ensemble du micromonde sans trop se mouiller ? Après le Mnibet, quelle sera la prochaine nation injuriée par nos pros de la diplomatie ?

Cependant, que penser de cette proposition d’intégrer les colonies au Belondor ?
D'un côté cela les valoriserait au sein de l'Empire ; d'un autre côté, cela supprimerait le peu d'autonomie qui leur reste, conduisant vers l’assimilation, et la perte d’identité au sein du Belondor. On comprend d’autant mieux que ces territoires demandent l’autonomie : en effet, qui serait assez fou pour vouloir la perte de son âme ? Car, jusque là, l’administration impériale n’a rien fait par elle-même pour l’Ardanie et encore moins pour l’Ismarkie…De plus, vouloir un empire centralisé de 200 millions d’habitants est-il raisonnable et réaliste ? Car plus l’empire sera étendu et plus il sera difficile à gérer, avec tous les risques d'éclatement que cela comporte…
La solution serait sans doute de s’orienter vers un système décentralisé, voire même fédéral. Ce qui impliquerait que les anciennes colonies et territoires militaires intégrés à l’Empire aient leurs représentants au sénat : cela pourrait être drôle, surtout si les colonisés sont plus nombreux que les belondaures…Mais il est à parier que l’empereur, qui ne veut pas entendre parler de fédéralisme, n’apprécierait pas ce genre d’humour. Il n’empêche que le problème n’est pas réglé : bien sûr, le discours de monsieur Ito a rencontré un échos favorable auprès du PSM, rejoint par Olivius Lefactus, sénateur PST. Mais le duc de Braserel, s’il estime que la situation de province autonome est la plus adéquate au cas de l'Ismarkie, puisque les ismarkais y auront le statut de citoyens tout en gardants leurs particularités sociales et culturelles, a le mérite de poser la seule question qu’il fallait poser : « Mais comment comptez vous réunir les provinces en un seul Etat ? »Malheureusement, monsieur Shingen, qui n’a peut-être pas compris la question et les enjeux soulevés, répond « pourquoi », alors que l’on demande « comment », nous laissant sur notre faim sur les solutions possibles d’administration de l’empire…

Il faudra tout de même bien répondre au problème d’un centralisme qui s'impose à des communautés ayant vécu des siècles de différenciations régionales et dont les droits collectifs ne sont pas reconnus. Au niveau économique, si cette « intégration » se fait, le Belondor se révèlera-t-il capable de rééquilibrer son espace entre les régions pauvres et les régions industrialisées ? On peut en douter, quand on constate l’échec de l’application du « nabelnisme » pour redresser ces régions sinistrées. Au lieu de quoi, comme pour contredire ce beau discours, l’Empire, ou plutôt son armée, représentée par le Grand Moff ou même monsieur Ito lui-même, préfère faire parler les armes, multipliant les démonstrations de force : multiplication des essais nucléaires en Ismarkie, parade militaire qui n’a pour seule utilité que d’impressionner les colonies tentées par l’autonomie et l’indépendance…Cherchez l’horreur, ou quand les actes tranchent avec les belles paroles… Consulter les habitants des colonies et territoires sur leur destin aurait sans doute été plus démocratique et respectueux de l’autodétermination des peuples. Mais le Belondor, par l’intermédiaire de son armée, préfère infantiliser ses colonies et choisir pour elles…Comme quoi, la démocratie façon belondaure, n’est-ce pas « ferme ta gueule et cause toujours ? »

C’est oublier que l'union n'a de sens et de viabilité à long terme que si les citoyens et les communautés y trouvent un mieux être individuel et collectif. A bon entendeur…


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Erica Lahan



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MessageSujet: Re: L'Impertinent : numéro 13   Lun 25 Juin - 0:47

Pour Dantine, la particule, c’est élémentaire…


Autoproclamée « première démocratie du micromonde », le Belondor a ceci de paradoxal qu’il voit coexister la modernité et l’archaïsme, la haute-technologie et l’armement de pointe, avec le télégraphe-encore utilisé de nos jours. Plus curieux encore, alors que la nouvelle constitution a orienté le Belondor vers « plus de démocratie », on trouve encore des personnes pour s’accrocher à des privilèges et reliques d’un temps révolu. L’un des représentants les plus notables de cet état d’esprit, Edmens Dantine, l’actuel consul à l’intérieur, n’a toujours pas digéré de s’être vu retirer son titre de baron par les hautes autorités belondaures. Et il veut encore y croire...

Le 15 juin, de bon matin, comme nous l’apprend une source confidentielle, monsieur Dantine se rend à la Chancellerie impériale, après avoir obtenu une audience. Introduit dans le bureau de son excellence le chancelier, le Comte de Rex Civit, il expose sans préambule le motif de sa visite. Le consul vient-il plaider la cause de son institut musical ou tirer la sonnette d’alarme quant à la situation des colonies ? Que nenni ! Nos lecteurs savent bien que les demandes d’audiences du consul à l’intérieur sont toujours purement intéressées et à caractère personnel. Car monsieur Dantine vient à nouveau solliciter le chancelier pour son titre perdu. Et cette fois-ci, il présente un document-une lettre de noblesse( http://empire-du-belondor.actifforum.com/Elberohnit-c1/Palais-Ceronine-II-f19/Rencontre-t2726.htm)- censé émaner du souverain du Demonaco(état disparu aujourd’hui).

Le Chancelier, sans doute agacé d’être une fois de plus dérangé pour cette histoire de titre, lut attentivement le document avant de répondre sèchement :
-« Vous vous foutez de moi la ? Il y a quelques mois c'était en Locquetas que vous aviez soit disant eu votre titre. Maintenant en Démonaco ! J'aime votre humour mais je déteste perdre mon temps ! »
Le consul, surpris par cette réaction, tenta une explication :
-« Ce n'est pas le même, le titre de Baron n'a rien avoir avec celui-ci. C'est un ami historien qui, cherchant après la trace des Barbares Novapartistes dans les archives de Démonaco, tomba sur cette lettre patente, et je vous rassure qu'il s'agit bien de mon ancêtre, il a vérifié. »
Mais, le chancelier, qui, parlant au nom de l’empereur, avait refusé de reconnaître l’ancien titre de noblesse de monsieur Dantine, reste ferme, opposant un nouveau refus catégorique, à la mesure de l’entêtement du visiteur :
-« Nous ne vous avons pas reconnu noble et nous savons pourquoi. Ce n'est pas en nous amenant de tels documents que vous y arriverez. Les nobles du Belondor ont été nommés par l'empereur parce qu'ils étaient méritants. Vous ne l'êtes pas encore mais ceci viendra sûrement. »
Vexé, monsieur Dantine, qui estime que cette décision est due à des préjugés à son égard, affirme vouloir seulement « retrouver la dignité de (ses) ancêtres », qui lui ont permis d'être ce qu’il est aujourd'hui. « Mon père a été premier ministre au Locquetas. J'ai, grâce à lui, pu faire de grandes études dans les plus brillantes universités du Micromondes. J'ai même fréquenté la chapelle musicale du Zollenberg », dit-il et outré que l’on puisse « mettre des milliers d'année d'histoire en doute », tout en égrenant un CV qui se veut impressionnant. Mais le fait que monsieur Dantine « doive tout à papa » et qu’il se soit donné la peine de naître « et rien de plus » n’impressionne pas le chancelier qui reste inébranlable :
-« Votre lignée n'a pas été reconnue et ce n'est pas parce que soit disant je ne vous aime pas. Ce qui est faux. Je fait simplement mon travail. »
Monsieur Dantine, dépité et débouté une fois de plus, n’a plus qu’à prendre congès…jusqu’à une prochaine demande d’audience ?

Mais cette histoire cache une morale, au-delà de l’anecdote. Nous avons affaire ici à une « démocratie »(le Belondor) qui cultive un certain élitisme en son sein, ne dispensant le droit à la noblesse qu’avec parcimonie. Tout prétendant à la noblesse et originaire d’un état étranger doit donc apparemment attendre d’être jugé suffisamment intelligent et méritant, pour le devenir, au bon vouloir de Sa Majesté. On comprend alors, comme le rappelle le Comte de Rex Civit, que les demandes soient si rares….


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MessageSujet: Re: L'Impertinent : numéro 13   Lun 25 Juin - 0:49

Propaganda
Quand le PSM sponsorise la soirée électorale sur les chaines de TV publiques et privées belondaures…



Encore une fois, les résultats des dernières élections sénatoriales auront démentis tous les sondages, qui, martelés par les grands medias, donnaient une victoire écrasante pour le PSM.
A l’arrivée, la liste Liberté(PSM) obtient la majorité absolue avec 52,38% des suffrages exprimés, soit 356 sièges sénatoriaux. La liste La Coalition du Progrès (alliance PST-UIP)arrive en seconde position avec 47,62% des suffrages exprimés, soit 323 sièges sénatoriaux.
L'abstention atteint 15,38% contre 20 % prévus.

Mais comme les voies des grands seigneurs cathodiques sont impénétrables, les soirées électorales, diffusées sur Canal Belondaure One(chaîne privée) et Belondaure Télévision 1, ne reflèteront pas le paysage politique réel issu des urnes.

Belondaure Television 1(comme Canal Belondaure One) avait commencé à publier un premier sondage, avant de se souvenir que le consul à l’intérieur-c'est-à-dire, son propre responsable( !)- avait interdit les sondages. De fait, l’émission en a été réduite à meubler dans l’attente des résultats officiels. Pour faire passer le temps, plusieurs éminents experts sont sollicités : Eddy Bultine, Politologue, qui, nous promet-on, est chargé d’analyser les enjeux de ces élections ; Marianne Deloys, critique politique censée parler des tendances et « décrypter les réactions des ténors des partis politiques » ; et Daniel Bertine, « politologue international », qui analysera « la vision de ces élections dans le micromonde ». Enfin, les envoyés spéciaux se feront l’écho des réactions provenant des QG des partis. De quoi appâter le public et donner une raison de rester sur la chaîne publique durant toute la soirée. Mais, hélas, le produit ne sera pas à la hauteur de l’emballage. Jugeons-en plutôt :

Invité à expliquer pourquoi « le peuple a voté en masse »(plus de 80 % se sont déplacés aux urnes), Eddy Bultine explique, en véritable expert que « le peuple vote pour (le) changement semble-t-il » (…)Les citoyens veulent que la politique change(…)leur mot d'ordre : renouveau. Ils veulent un changement radical de politique, c'est le signe fort que le peuple veut faire ressortir. ». Et ainsi de suite, l’explication de « plus de changement demandé par le peuple » est reprise en boucle comme une litanie, en guise d’argumentation et d’analyse.
Puis, le présentateur pose alors une question qui se veut pertinente, à l’image de la nature de l’émission :
-« Pouvez - vous nous dire,alors, quel parti vous choisiriez ? »
-« Et bien je choisirai le PSM, parce qu'ils ont une politique concréte de changement, et ce qui va vers la demande du citoyen, c'est à dire, une demande de changement. L'autre Parti n'a pas de projet réalisable, je veux dire par la , que le pays sera dans un crise économique grave si la coalition UIP-PST venait à gagner », répond Eddy Bultine.

Et encore bravo pour cette analyse objective ! Mais comment parler de changement quand les suffrages reconduisent les sortants, un parti déjà dominant aux précédentes élections et qui n’a pas spécialement brillé par son action ? Et chacun sait qu’il n’y a pas pire conservateur que celui qui réclame sans cesse le changement….Mais entendre une telle analyse de la part d’un expert censé être objectif sur une chaîne publique est déjà étonnant en soi, d’autant plus qu’aucun contradicteur n’a été opposé à monsieur Bultine….On aurait ainsi aimé voir débattre sur des questions de fonds les représentants des principaux partis de l’empire. Mais c’était sans doute trop exigé… « Pluralisme, débat : connaît pas », pourrait être la philosophie de la chaîne. La suite de l’ « émission » est à l’avenant. Dans l’attente des résultats, on meuble, sans se donner la peine de faire appel aux autres « experts ». On nous promet les résultats pour 22h00, en direct du consulat des Affaires Intérieures. Le correspondant Maurice Greece fait ce qu’il peut pour capter l’attention des téléspectateurs avec le peu dont il dispose- c'est-à-dire, rien : « La voiture du consulat est partie du Consulat des Affaires Intérieures en direction du palais imperial à 22h55 et va donc bientôt être de retour. Attendez une minute, ..... La voiture du consul revient justement maintenant et passe à l'instant derrière moi. Il va donc parler dans quelques minutes. »
Mais à terme, la déception sera au rendez-vous, puisque l’émission se termine sur ces derniers mots. On n’aura rien de plus : coupure de courant bénéfique ? Grêve du personnel, révolté par la nullité de la chaîne, ou souhaitant obtenir un titre de noblesse pour le consul à l’intérieur, Edmens Dantine ?

Sur la nouvelle chaîne privée, Canal Belondaure One, appartenant à François-Groupe, on a tout de même plus de chose à se mettre sous la dent. Mais curieusement, pour une chaîne qui affirme ne vouloir diffuser que de l’ « information brute », la soirée électorale prend également une teinte franchement monocolore et donc inodore….Une drôle de conception du débat pluraliste sur la nouvelle chaîne privée, à l’instar de ce qui se fait sur Belondaure Télévision 1...
Certes, nous ne sommes pas sur la chaîne publique, puisque le politologue de la chaîne, Mr Tyrio, tente une analyse un peu plus poussée de la campagne des différents partis : selon lui, le programme de l'alliance UIP/PST, orienté surtout sur le « tout sauf PSM », a été peu audible du fait de l'absence de meeting et de conférence de presse pour le relayer. L’expert oublie au passage la conférence de presse donnée par le duc de Braserel à ce sujet….
Quant au PSM, toujours selon monsieur Tyrio, il s’est « réveillé à la dernière minute », prenant subitement conscience de la menace de l'alliance UIP-PST. Il organise en catastrophe deux meetings dans deux grandes villes de l’empire et se décide enfin à faire part d’un programme en dernière minute, à la fin d'une conférence de presse. Comme quoi, mieux vaut tard que jamais et il n’y a que l’intention qui compte, sans doute. Dans ce cas, le sondage publié par la chaîne paraît incompréhensible : au milieu de la première journée de vote,
le PSM est annoncé comme arrivant en tête avec 77% des suffrages, suivi par l'alliance UIP-PST qui ne disposerait que de 22%. Il est difficile de croire à un tel score pour le PSM, alors que ce parti ne s’est pas donné beaucoup de mal à l’époque où il était au pouvoir et même encore pendant la campagne. On peut également s’interroger sur l’utilité et de la pertinence d’un tel sondage, quand on sait que seuls 34% de la population du Belondor ont été consulté et que le vote n’est pas encore terminé…. Heureusement, Canal Belondaure One se voit rappeler à l’ordre par le consulat aux affaires intérieures qui rappelle que, « pour le bien du peuple Belondaure et le respect de la vie d’autrui,il est interdit pour les médias de publier des sondages ou toute autre forme d'estimation, les journées d'élections ».
Contraints de modifier le cours de leur émission, les responsables de la soirée électorale se proposent alors d’interviewer des personnalités « non politique ». Mais là encore, il ne faut pas compter sur la chaîne privée pour offrir le pluralisme refusé par la chaîne publique et auquel chacun a droit. En guise d’analyse, nous n’avons droit qu’à une intervention de Son Excellence l'Evêque d'Ecosient, qui en profite pour inciter tous les Syistes à voter PSM car selon lui « seul le PSM pourra continuer à prôner le Syisme au Belondor ». Mais, nous n’entendrons aucune réaction de membre non politiquement attaché pour l'UIP-PST à ce moment. Faute de les avoir bien cherché ? En tout cas, aucun d’eux n’était sur Belondaure Télévision 1….
Le tir semble rectifié après l’annonce des résultats officiels, puisque « certains membres des partis politiques »(il y en aura en tout et pour tout deux : les représentants des deux grands partis) sont invités à commenter les élections. Mais là encore, le débat semble biaisé, puisque le duc de Braserel, leader du PST, se doit de répondre à des questions à sens unique :
-« Selon vous, qu'a été le force du PSM, comment ont ils pu vaincre deux partis(UIP/PST)?»

- « La force du PSM, c'est la continuité », répond monsieur de Braserel. « Il semblerait que le peuple ne soit pas encore prêt au changement. Ensuite, je ne prend pas cela pour une victoire : (le PSM) ne remporte ces élections qu'avec a peine plus de 52% des suffrages. Le "règne" PSM est fini. Certes cela reste assez pour avoir une majorité au Sénat, et je ne la conteste pas. Je ferais juste remarqué que la majorité diminue a chaque élections ».
Visiblement contrarié, le présentateur joue les instituteurs :
- « Il me semble que vous faites erreur : aux dernières élections le PSM avait battu tous ses records historique ».
En réalité, aux élections sénatoriales d'Amezzianel 2709, le PSM avait obtenu 57,14% des suffrages exprimés et gagné 387 sièges ; l’UDB : 28,57% des suffrages exprimés(soit 193 sièges) et le PBS : 14, 29% des suffrages exprimés(soit 97 sièges). Le PSM a donc fait moins bien, enregistrant un léger recul, certes, mais un recul tout de même, par rapport aux dernières élections. A noter la hausse du taux de participation qui passe de 68,19% à 84,62 % : les électeurs estimaient sans doute indécent que l’on martèle à coup de sondages répétés que les jeux étaient déjà faits…Il est notable de constater que ce fait n’a pas du tout été commenté par les medias télévisuels, lors des soirées électorales.

Le présentateur de l’émission ne saurait s’arrêter pour si peu et enchaîne sur une nouvelle question destinée à faire avancer le débat :
-« Que pensez vous quand le peuple dit "ils doivent se mettre a deux pour arriver a le déstabilisé" en parlant du PSM ? »
-« Que ce n'est pas une bonne partie du peuple que vous avez entendu », réplique du tac au tac le duc de Braserel. « Juste des personnes soutenant le PSM ».
Mais face au président du PST, qui se réjouit, dans sa défaite, de ce que le PSM n'ait « plus son écrasante majorité », le présentateur coupe court à cet enthousiasme propre à gâcher l’ambiance sur le plateau d’une émission électorale d’une chaîne pro-PSM :
-« Nous n'allons pas faire l'avenir ici. Le Belondor et le PSM en ont connu d'autres il me semble », dit l’animateur qui ne semble reconnaître de légitimité qu’à un seul parti.
« Que pensez-vous du travail du PSM ? » ajoute-il, comme s’il était incapable de se détacher un instant du seul parti syiste monarchique.
-« Les seules actions mémorables sont celles de Monsieur Nerym... et c'est loin d'être bon pour le Belondor », répond sans ambages le duc de Braserel, reprochant au nouveau gouvernement PSM de commettre « une deuxième fois la même erreur » en nommant monsieur Nérym à la tête de la diplomatie belondaure. A ce sujet, le leader du PST explique qu’il a refusé le poste de consul des affaires étrangères, le jugeant « sans grand intérêt au Belondor ». « Etant du domaine de Sa Majesté, il se peut que l'on m'oblige a faire ce dont je n'ai pas envie. Voilà pourquoi j'ai refusé. Et ceci m'aurait interdit d'être présent au Sénat. A choisir entre les deux. Je pourrais mieux aider les belondaures au Sénat qu'au Consulat », dit-il encore.
Le Comte Antonin de Hembourg, représentant du PSM, dont c’est le temps de parole, intervient à son tour : il reconnaît que si le PSM a gagné, il n'a plus son écrasante majorité, ce qui l’oblige à composer avec les autres partis. « Le pouvoir sera plus juste », dit-il, se réjouissant du renouvellement du personnel politique, « comme le Sieur Ito ». Commentant la nomination du Sieur Nérym, le comte explique, presque à regret, qu’il s’agit d’ « un choix de l'Empereur, presque une imposition. Nous ne pouvons donc rien y faire ». Mais, ajoute-t-il, « nous n'hésiteront pas à sanctionner le Sieur Nérym au moindre faux pas ».
Affirmant vouloir travailler en bonne intelligence avec le PSM au sénat, souhaitant voir plus de projets, le duc de Braserel entend, une fois de plus, nuancer la victoire du parti syiste :
-« Au risque de me répéter, le PSM n'a pas gagné. Il a perdu. L’UIP vient juste d'être créé, le PST est lui un peu plus vieux, mais pas aussi vieux que le PSM. Certes, il y a deux partis, mais ça marque bien la fin de l'ère PSM(…)La seule erreur, c'est Monsieur Nerym. La majorité au Sénat a encore le droit de refuser un Consul. Si celle ci le voulait vraiment.
La jeune constitution nous oblige à attendre avant un prochain vote de censure. Espérons que Monsieur Nerym utilisera ce répit pour enfin être performant ».
Mais le comte ne peut croire en la victoire de l’alliance UIP/PST, qui enregistre un score de 47% des voix pour les deux partis, et en la défaite de son propre camp : « ce n'est pas avec plus de 50% des voix que vous perdez », objecte-t-il avant de remercier « certains membres de l'UIP-PST qui ont eux accepté de travailler franchement avec(le PSM) », ainsi que les citoyens qui ont accordé leurs suffrages au parti syiste monarchique. « Nous ne les décevrons pas », assure le comte.
Et c’est sur ces paroles que se termine la soirée électorale sur la chaîne de François-Groupe..

Alors, certes, les téléspectateurs ont pu bénéficier d’une bien meilleure soirée électorale sur CB one que sur Belondaure Télévision 1. Mais le dénominateur commun entre chaîne publique et privée se trouve peut-être bien là : Plutôt que de favoriser l’équité, au risque de froisser l’éthique journalistique, et frustrant leurs téléspectateurs d’un débat pluraliste digne de ce nom, les chaînes préfèrent parler d’une seule voix. Et cette voix, les grands medias semblent l’avoir donnée au PSM. Mieux : ils lui offrent un véritable espace publicitaire, au point que la soirée électorale-que l’on zappe sur la chaîne publique ou privée- prenne une teinte PSM… Mais le fait que les dirigeants respectifs de ces chaînes fassent partie du PSM est sûrement une coïncidence… Le Parti syiste et monarchique, qui vient une fois de plus de l’emporter, mais de peu cette fois-ci, est au moins assuré de trouver des relais fidèles, dévoués corps et âmes pour marteler sa propagande. Pour sauver la démocratie, les belondaures devront-ils se débarrasser de leur téléviseur ?


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MessageSujet: Re: L'Impertinent : numéro 13   Lun 25 Juin - 0:50

Les Ismarkais massivement distraits par des armes de destruction….


Alors que la question des colonies et de leur place au sein de l’empire se pose de plus en plus, le Belondor juge la chose suffisamment importante pour confier la solution aux militaires…
Jadis, certains empereurs avaient trouvé comment satisfaire les besoins primaires de leur peuple avec « du pain et des jeux ». L’armée, elle, déploie un trésor d’armes de distraction massive pour occuper l’esprit du peuple d’Ismarkie, et tenter de le dissuader de penser à des choses plus sérieuses et gênantes-l’indépendance, par exemple…

En avance sur le calendrier, l’armée expérimente en Ismarkie ce que peut être la fête nationale belondaure. Au programme, feux d’artifices et parades. Confié aux réjouissances en même temps que ses confrères, « L’Impertinent » a pu constater que, en guise de feux d’artifices, le prince Ismarkus, qui semble prendre l'Ismarkie pour son terrain de jeu personnel, nous propose une série de tests nucléaires.
Le 04 juin, à 2h47, l’armée fit exploser une bombe H d’une puissance de 30 MT, au large des côtes ismarkiennes. Tests suivis par d’autres, le 17 juin : le premier, d'une puissance de 55 MT à 22h15, à 1150 km au nord de Magna-nabelnis, et le suivant d'une puissance de 40 MT à 23h55, à 780 km ouest de la côte Ismarkienne.
Pour seule mesure de protection de la population, l'armée a établie une zone d'exclusion de 250 km de large, « afin de protéger les civils des radiations »(sic). L’armée nous assure encore avec le plus grand sérieux que des scientifiques ayant mesuré le vent et son orientation, les radiations n'ont aucun risque d'atteindre les côtes...Alors que tout le monde sait parfaitement que les radiations ne connaissent pas de frontières et qu’il y a de grandes chances que ces tests influencent de façon néfaste les terres et les futures générations ismarkaises !
De fait, le 17 juin, Nathaniel Ramus, leader de l’ UNPV(l'Union National du Peuple du Vaad :une organisation qui pour but la lutte pacifique pour la libération de l’Ismarkie de l'occupation Belondaure et « la création d'un état indépendant, moderne et démocratique »)a sollicité auprès du consul à l’intérieur, Edmens Dantine, l’autorisation d’organiser une grande manifestation de 9h00 à 19h00 à Magna Nabelnis pour « exprimer l'indignation des ismarkais face aux tests militaires nucléaires organisés par l'armée imperiale sur le territoire ismarkais » et pour attirer l’attention sur les risques que peuvent faire courir les retombées radioactives sur tout l’empire. Mais le consul a refusé. Une réaction qui ne manque pas d’étonner, quand on sait que monsieur Dantine a su faire preuve de beaucoup plus de sympathie envers des manifestations organisées en sa faveur... et pour son titre.

Mais des manifestants anti-nucléaires ne peuvent qu’être considérés comme des trouble-fêtes par les autorités belondaures, quand on sait que ces tests ont surtout pour but d’intimider les séparatistes ismarkais en montrant combien le Belondor maîtrise la puissance nucléaire.
« Une fois de plus ce soir l'empire a prouver sa toute puissance à réduire à néant une menace ! » se réjouit le grand moff, qui a également déclaré « que rien ni personne, autant armés de fourches que de mitrailleuses » ne fera plier le Belondor. « Ce ne sont pas trois zoulous à qui on a donné l'électricité qui vont faire une révolution ! Sous mon commandement, les forces armées ont mis à genoux trois nations qui n'ont point été détruites seulement grâce à la volonté de l'empereur. » s’exclame-t-il encore. « Ce n'est pas une bande de kanak qui va faire la loi sur cette terre d'avenir qu'est l'Ismarkie(…)Qu'ils engagent (leurs) forces et ils verront ce que sont les troupes Impériales qui ont combattu lors des guerres de réunifications et celle du Demonaco, ils tâteront l'expérience de nos soldats, il verront nos missiles, il devront penser au fait que l'empire n'a pas peur de recourir à sa plus grande puissance pour écraser une rébellion (…)Il est sûr que si la toute puissante armée(belondaure) se mettait en marche, leurs misérables actes seraient réduits à néant ! », s’enflamme-t-il.

Comme si les tests nucléaires ne suffisaient pas, l’armée décide d’organiser une grande parade militaire dans les rues de Magna Nabelnis, en Ismarkie, le 20 juin. Au total, 10.000 soldats, ainsi que plusieurs milliers de chars, défilent sous la conduite du Grand Moff et du général Ito en personne. C’est alors que quatre jeunes tout feux tout flammes viennent gâcher l’ambiance : nationalistes issus d’une tribu « historiquement connue pour son hostilité envers les étrangers » et voyant dans les tests nucléaires « un affront impardonnable », ces jeunes gens tentèrent de s’en prendre aux soldats défilant. Trois d’entre eux furent arrêtés et neutralisés avant d’avoir pu accomplir quoique ce soit, mais le dernier eut le temps de jeter un cocktail molotov sur deux soldats, avant d’être maîtrisé à son tour et mis au secret. L'organisation pacifiste de monsieur Ramus, soucieuse d'éviter tout amalgame, a tenu à nous faire du présent communiqué :

Communiqué de l'U.N.P.V.
Nous libres fils du Vaad, nous dégnons toute responsablité du regrettable incident, survenu lors de la parade militaire belondaure à Magna Nablnis, et nous déclarons que les quatre exécuteurs de l'attentat n'ont aucun lien avec notre organisation dont le principe est la lutte pacifique pour la liberté.
Aussi, nous tenons pour responsable en partie de cet attentat les autorités coloniales belondaures, qui par ses multiples tests nuclaires se sont attirés l'hostilité du du peuple du Vaad, ce qui promet d'autre attentats de ce genre tantn que le Belondor n'a pas modifié sa politique en Terre du Vaad
D'autre part, nous tenons à signaler que les quatre jeunes hommes capturés lors de l'incident, doivent jouir du droit d'être entendus, de se défendre et de faire l'objet d'un jugement équitable. Car la gravité de leur acte n'est pas un prétexte pour qu'il soient torturés ou traîtés comme des sous-hommes.
Pour la Liberté, pour l'Honneur
Les libres fils du Vaad



En définitif, tout ceci ne manque pas de nous laisser songeur : la politique du Belondor sur le sujet de l’avenir des colonies et des territoires militaires semble des plus contradictoires. Alors que Shingen Ito parle au sénat sur la réunification nationale, les militaires-et ce même Shingen- font parler la poudre. A défaut de multiplier les gestes de concorde et d’apaisement, l’administration belondaure laisse à l’armée le soin de multiplier les démonstrations de force-tests nucléaires et parade militaire-dans l’espoir que les colonies tomberont dans les bras du Belondor de leur plein grès. « Les Ismarkais sont intelligents et savent que la voie de l'intégration qu'ils ont choisie est la bonne, ils savent que notre puissance sert leurs intérêts. Et je sais que bientôt ils en recevront les bénéfices ! » déclare le prince Ismarkus d’Eslagne avec optimisme. Mais comment un tel optimisme peut-il être partagé par les principaux intéressés, quand les principes élémentaires du droit à l’autodétermination des peuples sont bafoués ?

Le remède préconisé par l’armée est-il approprié pour soigner les blessures des peuples des colonies belondaures ? Car, chacun sait que l’on ne soigne pas les blessures avec de la poudre, on les fait…
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