L'Empire du Belondor

Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que de la Rome antique.
 
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 L'Impertinent : numero 10(bis)

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Erica Lahan



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MessageSujet: L'Impertinent : numero 10(bis)   Dim 29 Avr - 6:05

Arts et culture
« Etre, c’est le néant » : une personnalité bientôt culte ?

A vous dégoûter de rendre service ! Monsieur Ito-samen en a fait la cruelle expérience, un certain 21 avril, comme nous l'a rapporté un informateur qui n'a pas voulu dire son nom….
Tout commence, un soir, où Shingen Ito-Samen se dirige vers le Palais Impérial pour demander une audience. L’homme, à peine nommé par Sa Majesté comme peintre, sculpteur et architecte officiel, a en tête plusieurs projets artistiques à soumettre à l’empereur, en vue de d’immortaliser l’impériale personne.
L’audience accordée, monsieur Ito-samen est propulsé en direction du bureau de Sa Majesté. Quelque peu impressionné par la splendeur du palais Impérial Cernonine II, il est enfin présenté à l’empereur. L’impression de malaise ne quittera plus notre artiste, comme nous le verrons par la suite, avec un dénouement cocasse plutôt inattendu. L’empereur, qui aime entretenir la rumeur d’un souverain proche de ses sujets, accueille déjà son visiteur en lui tournant le dos et regardant au travers des fenêtres Elbêröhnit, ce qui n'est pas la meilleure façon de rassurer. Enfin, l’impérial mais non moins pesant silence est rompu par Sa Majesté qui daigne demander à son visiteur l’objet de sa visite.
Ito-Samen s'inclina devant le souverain qui se tenait toujours le dos, comme par un fait exprès, et réaffirma, après avoir remercié pour l’honneur qui lui était fait, son intention de lui exposer ses « humbles projets » pour glorifier une aussi grande personnalité.
L’introduction sommaire du visiteur a au moins eu le mérite de laisser le temps à Sa Majesté de se retourner. L’empereur invita monsieur Ito-Samen à s’asseoir, avant de lui permettre de poursuivre son exposé, car, dit-il, je n'aime pas parler à quelqu'un qui est debout. Je trouve toujours que les personnes sont plus nerveuses qu'étant assises. Et pas quand quelqu’un nous tourne le dos ? Mais faire asseoir les visiteurs a un intérêt énorme pour un souverain qui n’aime tant que niveler les personnes : pas question que quelqu’un puisse le dépasser ne serait-ce que d’une tête !

Une fois installé, monsieur Ito-Samen présente alors ses projets : l’idée est de faire ressortir la grandeur du empire, en prenant l’empereur pour référence incarnée. Un souverain glorieux pour un empire glorieux. Au programme : construction d'une statue de Sa Majesté qui pourra être exposée à l'entrée du palais « pour impressionner les visiteurs ». Deux statues jumelles pourraient être érigées à Braserel et Varsalance pour démontrer que « l'Empereur veille même sur les contrées les plus lointaines de l’empire » et ne leur tourne pas le dos : les populations ne manqueraient pas d’être attirées par l'idéologie de l’empire, au détriment des anciens régimes. Curieusement, l’empereur ne semble pas très à l’aise durant l’entretien. Comme ailleurs, il se contente de répondre de façon assez énigmatique, d’un ton laconique et las aux propositions de son artiste officiel, par des : « oui, oui », « bien... excellente idée, Monsieur Itosamen... » Une telle désinvolture, fusse-t-elle impériale, eut le don d’inquiéter et d’irriter secrètement monsieur Ito-Samen qui vit là un manque d'intérêt certain de la part du empereur pour les choses artistiques. Sans trop y croire, ne sachant plus, face à l’attitude étrange de Sa Majesté, si c’était de l’art ou du cochon, il poursuivit dans la surenchère de projets plus démentiels les uns que les autres : un arc de triomphe pour commémorer la victoire contre l'Eslagne et démontrer la puissance de notre empire victorieux ; et, dans l’idée que les palais sont le miroir de leurs souverains, agrandissement du Palais Ceronine II en créant une nouvelle partie frontale.
En bref, de véritables projets ambitieux, du genre à faire tourner la tête, même à un souverain : Soudain, l'Empereur de plus en plus las, devint très pâle. Les yeux hagards, il proposa d’écourter l’entrevue, prétextant une légère indisposition. Puis, livide et en nage, il sortit du Cabinet Impérial, laissant en plan un Ito-samen désemparé. Le fait de se retrouver au même niveau que son humble visiteur aurait-il troublé Sa Majesté ? L’empereur trouverait-il donc les projets artistiques de son peintre officiel « gerbant » à ce point ? En tout cas, il n’est pas sûr qu’il ait la nausée du culte de la personnalité, jugeant que comme tout monarque « digne de ce nom », « civilisé » et « ayant rompu avec tout espèce d'obscurantisme avarois », qu'il était « plus que convenable », et « même recommandé » qu'il dispose d'un peintre officiel pour le régime(comprendre : surtout pour lui-même). C’est pourquoi, monsieur Itosamen, « peintre de talent » et « qui a tout à apprendre et à prouver » sera désormais le peintre, sculpteur et architecte officiel de Sa Majesté. Notre artiste officiel a donc du pain sur la planche. Heureusement, les matériaux, le financement nécessaires pour réaliser ses projets ne feront pas défaut. Le genre de financement que l’on a généralement du mal à trouver pour une cause moins gratifiante et grandiloquente, mais tout aussi urgente…comme celle de l’Ardanie, pour prendre un exemple au hasard. Qu’importe : cachons la misère sous la grandeur de l’empire, dont Sa Majesté est la référence incarnée. Il est clair que donner son accord pour l’essor de ce qui n’est qu’un futur véritable culte de la personnalité va sûrement aider au développement d’une démocratie moderne et digne de ce nom. Comme s’accrocher à d’anciennes prérogatives, symboles d’un autre temps est un signe d’ouverture…C’est bien la preuve que Sa Majesté ne trouve pas encore le pouvoir « nauséabond », lui non plus…
Les « obscurantistes » des nations « non démocratiques » n’ont qu’à bien se tenir…


Politique politicienne
UIP/PST : quand le Marquis de Razard sert la bonne soupe…

A l’UIP, c’est plutôt l’auberge espagnole : le nouveau parti semble, en effet, avoir un don pour attirer les personnes les plus diverses et divergentes possibles, du point de vue idéologique. Car, quoi de commun, entre messieurs Ito-Samen, De Bell Pré, et ce brave Gibenine Heerburus(celui-ci a du foncer sur le mot « immigration » choisie), ex leader du PNS, parti d’extrème-droite ? Pour couronner le tout, le nouveau parti compte encore un indécis chronique, Alianon Canus, ancien PST, qui a pour hobby principal les fondations de nouveaux partis, ainsi qu’une célèbre girouette politique, le duc d’Origodes lui-même : Je souhaite donc rejoindre ce parti qui défend me semble t'il le mieux de tous mes convictions politiques, et semblent être le "mieux armé" en orateur pour défendre les convictions qui nous tiennent à cœur, explique-t-il, en homme qui a compris qu’en politique la forme importe plus que le fond.
Par ailleurs, ce « pro », qui a déjà fait parti du PSM, sort « tout juste de la présidence du PST »…Mais, l’homme, qui semble avoir les idées larges et la bougeotte, sait-il que l’on ne peut retourner sa veste que deux fois ? Si besoin est, il sera toujours temps d’en changer…
L’UIP, qui accueille sans sectarisme les transfuges de tout bord(un signe d’ « ouverture », sans doute), ne craint pas d’ annoncer un accord politique avec le PST, parti dont il semble éloigné sur de nombreux points(« Le patriotisme » dans tous les domaines, pour l’UIP, face au PST qui prône le multiculturalisme), et dont il a su séduire certains membres. Cherchez l’erreur, ou plutôt le calcul qu’en bon politicien, le marquis de Razard a du faire. On se doute que l’UIP, en petit nouveau, va chercher à « ringardiser » le PSM, grand parti conservateur, de droite syiste et impériale, mais qu’il ne peut le faire seul. D’où l’alliance avec le PST, grand rival du PSM. Une alliance qui apparaît donc plus « contre » un ennemi commun que « pour » un projet commun…. Reste à savoir si l’alliance tiendra une fois le PSM laminé, si du moins un tel scénario se produit aux prochaines sénatoriales…Reste à savoir si l’UIP compte ajouter le PST à son tableau de chasse et absorber celui-ci pour créer un grand parti « nabelniste »…Pour le PST, la question qui se pose est celle-ci : un accord avec l’UIP mérite-t-il que l’on perde son âme ?
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