L'Empire du Belondor
Micronation s'inspirant du Premier et du Second Empire français ainsi que du Deuxième Reich dans son fonctionnement, bien qu'il se déroule à une époque moderne.
 
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Discours d'intention de politique générale

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Sa Majesté L'Empereur
Empereur



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MessageSujet: Discours d'intention de politique générale   Lun 26 Fév - 22:08

L'Empereur devait présenter au sénateurs la politique qu’il mènerait pendant cette Troisième Législature. Sa Majesté impériale pénétra, suivi de ses Consuls, dans l’Hémicycle afin de pouvoir faire son discours de politique générale. Les sénateurs, tous au grand complet, lorsqu’ils le virent pénétrer respectèrent tous le protocole impérial, même si ce fut de mauvaise grâce pour certains, et lancèrent un « Gloire à l’Empereur ! ». A ce moment, l’Empereur les salua d’un sourire, monta les marches afin d’aller se poster derrière le pupitre sous le parloir et commença son discours, pendant que ses Consuls et le Préfet de la Défense Nationale s’assirent face à lui sur les bancs réservés aux membres du Gouvernement :



- Mesdames, Messieurs les honorables représentants du peuple belondaure,
Sénateurs,
Belondaures,

Le temps est venu, pour nous tous de tirer un bilan de la Deuxième Législature, et de l’action du Gouvernement composé du Prince Ismarkus d’Eslagne, à l’Intérieur, du Duc François d’Ecosient, à l’Economie, du Duc Adalbert de Braserel au Affaires Etrangères, du Duc Emmanuel d’Elbêröhnit, à la Culture, et du Comte Atron d’Hams-Berg, aux Sciences. Comme vous le savez, le second et le dernier ont été reconduits dans leurs fonctions, même si je sais que leur bilan fut longuement et ô combien critiqué par l’opposition que représentait l’UDB. Le Duc Emmanuel d’Elbêröhnit a « hérité » du portefeuille de l’Intérieur, le Baron de Monterel est rentré dans le Gouvernement en tant que Consul des Affaires Etrangères, et Monsieur Erasmus Nerym en tant que Consul de la Culture. Quant à l’ancien Consul de l’Intérieur, le Prince Ismarkus d’Eslagne, il est devenu Préfet de la Défense Nationale, ce qu’il souhaitait depuis longtemps…
Je sais que les rivalités partisanes sont nombreuses au sein du Sénat, mais je ne vous demande qu’une chose : de penser au Belondor, à ses intérêts ! Etre à la tête de l’Etat, à son Exécutif n’est pas chose aisée. Il y a certes beaucoup d’avantages, mais croyez-moi parce que je parle d’expérience, il y a encore plus d’inconvénients. C’est une lourde responsabilité que ceci. La tâche est rude et éreintante. Chacun doit donner le maximum de ses possibilités au service de son pays. Je suis intimement convaincu que l’opposition systématique au Gouvernement ne sera que nuisible à son action, car à ce moment, il s’évertuera en de vaines palabres pour convaincre des gens qui refuseront d’entendre raison. Il s’épuisera à satisfaire au plaisir de certains plutôt qu’à travailler pour l’intérêt général et sa patrie. Le Gouvernement doit se tenir de bout, et le Sénat doit en faire autant. Je félicite les sénateurs d’avoir élus, quasiment à l’unanimité un Président ô combien efficace, sans satisfaire aux ambitions partisanes ; et je voulais vous affirmer mon respect pour cela. C’est cela que je veux pour le Belondor : l’unité et non pas la division !

Les sénateurs applaudirent poliment leur Empereur…

- Quoi qu’il en soit, que vous en conveniez ou pas, le Gouvernement de la Deuxième Législature a fait plus qu’aucun Gouvernement n’avait fait depuis longtemps... il a fait son possible pour rectifier les politiques désastreuses du communisme. Et c’est avec fierté que je proclame avoir eu l’honneur de diriger certainement un des meilleurs Gouvernements de l’Histoire du Belondor !

Applaudissements nombreux du PSM, et des braserelistes de l’UDB…

- En effet, nous avons non-seulement continué nos efforts sur les travaux déjà engagés : reconstruction de l’Eslagne ; de l’Ardanie ; mise en valeur des colonies que sont l’Ismarkie et l’Alaïenie ; démobilisation de deux millions de militaires de l’Armée Impériale qui presque tous ont retrouvé un emploi à l’heure actuelle ; début de la réforme judiciaire ; autorisation d’exercice libre et réglementé des cultes autres que celui syiste – nouvelle preuve de la réalité démocratique du Belondor - ; éclaircissement sans concessions de nos relations diplomatiques ; réforme du système scolaire pratiquement terminée ; acquis sociaux confirmés, consolidés et développés… c’est une œuvre grandiose, conséquente, solide, pérenne ! C’est un excellent bilan !

Applaudissements de la plupart des sénateurs, sauf ceux de PBS…

- Alors, il y avait des sceptiques, et pas qu’un peu je peux vous l’assurer ! Pourtant, je crois que les objectifs que je nous ait fixé jusqu’à la fin de la Deuxième Législature furent presque tous atteints. Ceci fut rendu possible grâce à une détermination sans failles. Jamais, nous n’avons tant fait pour le Belondor, et je peux vous assurer que nous ferons tout pour continuer sur une telle lancée.
Mais tant reste également à faire ! Il nous faut faire fructifier notre Economie et pour cela la création de la Banque Centrale du Belondor sera très importante. Celle-ci aura de nombreuses missions, et pour n’en citer que quelques-unes, celles de participer à l’effort de l’emploi, de la croissance, de la baisse de l’inflation. Son rôle sera central dans l’Economie belondaure et vital oserais-je même dire. Une Economie qu’il nous faudra diversifier et tertiairiser, car par trop industrielle – un nouvel héritage de la sombre époque du communisme – actuellement, et trop dépendante de grandes multinationales.

Un brouhaha se fit entendre parmi les membres du PBS, auquel le Président du Sénat mis rapidement fin, tandis que les sénateurs PSM et les braserelistes applaudissaient chaleureusement…

- Oui, je le répète, le communisme fut nuisible, et il nous importe de tout faire pour rayer ses effets néfastes du paysage belondaure et redonner espoir à nos concitoyens ! Il nous faut aussi de nous nouveau faire en sorte que la représentation syndicale, supprimée par le régime communiste, et le droit de grève, qui fut lui aussi supprimé, soit rétablis comme des droits inaliénables de l’Homme et comme des libertés fondamentales à sa condition. Mais, bien entendu, le service public devra voir ce droit limité par un service minimum obligatoire.

Les sénateurs PBS faisaient la moue alors que ceux du PSM paraissaient aux anges…

- De plus, beaucoup de services ne sont plus assurés à cause la déchéance qu’a entraîné le passage communiste. Tout a été négligé. Il nous faut rebâtir une Economie publique afin d’assurer un certain nombre de services minimaux à nos concitoyens : celui de l’énergie comme ce fut le cas avec EDB, mais aussi dans les services postaux, ferroviaires, les transports en communs, l’eau, la télécommunication… Tout ceci doit être repris en main par l’Etat pour assurer une continuité des services, afin de renouer avec le confort et l’aisance de vie.
Notre rayonnement culturel dans le Micromonde ne saurait par ailleurs être une chose négligeable et négociable. Nous avons des valeurs humaines, sociales, libérales, démocratiques que nous pouvons transmettre au Micromonde entier, à commencer chez nos voisins… Pour cela, il nous faut également recréer nos élites scientifiques, culturelles et littéraires, et c’est ce que le Consul de la Culture s’emploiera à faire avec l’ouverture des 4 dernières universités.
Notre nation est donc une nation d’accueil également, mais cette tradition d’accueil est mise en péril par les vagues d’immigration massive des ces derniers mois. Cela, et je vous le dis à grand regret, ne peut plus durer. Il nous faut une protection face à l’immigration massive qui elle-même peut remettre en cause notre stabilité culturelle et nos valeurs communes. Cela n’est pas de l’exclusion, ni du racisme, ni de la stigmatisation. Je déteste ces trois termes. Mais, il faut savoir de temps en temps prendre le taureau par les cornes et devenir la première nation à instaurer le contrat d’immigration, avec à l’intérieur un test pour savoir si la personne est apte à vivre au Belondor et à s’intégrer. Nous ne pouvons pas continuer à accueillir toute la misère du Micromonde… même si nous devons en prendre notre part. Néanmoins, il nous faut choisir notre immigration. C’est ce que j’appellerai l’immigration voulue !

Une salve d’applaudissements côté PSM…

- Enfin, j’aborde plusieurs points qui me sont importants. Ils sont très chers mon cœur et représentent mon sentiment le plus profond. Je vais bien entendu parler de réforme qui vont toucher en profondeur notre société.
Je vous parle évidemment de la réforme de nos institutions et… de l’abolition de la peine de mort.
Je vais d’abord vous parler de cette dernière. J’ai longtemps été favorable à la peine de mort. J’ai cru pendant longtemps qu’elle favorisait la baisse de la criminalité. Or, je me suis rendu compte que cette peine, inhumaine, ne résolvait rien en matière de criminalité. Puisque nous le voyons, la réintroduction de la peine de mort en Izaleninel 2708. Je pense donc qu’il ait temps de revenir sur cette erreur que nous avons faîte d’établir cette peine capitale qui est désuète, rétrograde et barbare !

Applaudissements nourris de l’UDB et du PBS…

- Mais, je respecte également la souveraineté populaire de la Nation. Aujourd’hui, je pense donc que cette question doit se régler au travers du référendum. Le référendum, qui se déroulera du 40 Amezzianel au 2 Grenel de cette année sur la question de l’abolition de la peine de mort sera donc capital pour le Belondor. C’est seulement à ce moment là que nous verrons le choix que fera le Belondor, entre d’un côté, l’ouverture, la sagesse, l’humanité ; et de l’autre, la barbarie, l’obscurantisme, les idées rétrogrades. C’est ça que pose comme question le référendum : si les Belondaures veulent le progrès ? Je réponds que oui, et tous ici, j’en suis certain, vous serez de mon avis !

Applaudissements dans la salle…

- Je pencherai pour le « oui » évidemment, et ferai campagne pour cette abolition. Je suis convaincu que le Belondor ne pourra progresser plus en avant vers une démocratie parfaite, qui est notre but à tous, sans l'abolition de cette peine archaïque. Cependant, vous me connaissez, désormais. Vous savez qu’à chaque référendum, j’ai remis mes pouvoirs dans la partie. Ainsi, comme à chaque référendum, j’abdiquerai si le « non » l’emporte, fidèle à mes convictions. Je cesserai donc mes fonctions, si je perds cette campagne, en tant que démocrate respectueux du suffrage universel et de la souveraineté nationale. Cela j’en suis sûr en plus, ferait plaisir à certains…

L’Empereur sourit, et de nombreux sénateurs rirent…

- Ensuite, comme vous le savez, les membres de la Cour Impériale de Justice étudient comment moderniser nos institutions afin de faire du Belondor une démocratie réelle, ou l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire ont de larges marges de manœuvres et seront beaucoup plus indépendants. J’ai une totale confiance en eux, et c’est pourquoi j’ai décidé de ne pas me mêler de leurs travaux alors que la Charte m’en donne le droit. Il en va de la bonne santé de nos institutions, que nous n’avons pas su totalement réformer en Izaleninel dernier, de laisser la Cour Impériale de Justice faire sereinement son travail, et que l’Exécutif, c’est-à-dire moi, ne se mêle pas au Judiciaire, c’est-à-dire elle ! Le Belondor a l’ambition de rester la plus grande démocratie du Micromonde : il nous faut donc agir en conséquence de nos désirs et être irréprochables quand il s’agit de réformer nos institutions… mais aussi dans le moindre de nos actes politiques. Car, la crédibilité c’est dur à obtenir, mais la méfiance, il suffit d’une seule fois pour qu’elle s’installe. soyons donc irréprochables !

Les applaudissements de la majorité et de l’opposition fusent de parts et d’autres, même si ceux-si sont timorés de la part des néo-conservateurs PSM et du PBS…

- Enfin, je vais évidemment vous parler des évènements de samedi dernier 13 Amezzianel. Je réaffirme mon refuse de négocier avec toutes organisations terroristes. Ceux-ci seront traqués jusqu’au bout, jusqu’à ce que nous les trouvions, que nous les jugions et que nous les châtions ! Le Belondor est une grande nation qui ne cède pas à la menace ni au chantage. Nous serons intraitables avec ces criminels. Je le répète… je jure devant Dieu Tout-Puissant qui me regarde en cette instant que je ferai tout, absolument tout pour retrouver ces fascistes, ces criminels, ces fanatiques, qui ne souhaitent qu’un monde de peur et de soumission.

Applaudissements bruyants des sénateurs PSM, qui n’aimait jamais tant l’Empereur que lorsqu’il se montrait décidé de faire respecter l’ordre et l’autorité…

- Nous mettrons tout en œuvre avec l’aide de mon Consul de l’Intérieur pour les retrouver et les punir comme ils le méritent. C’est pourquoi, notre Consul de l’intérieur mettra en place une grande politique anti-terroriste, avec un plan d’action à grande échelle.
Sénateurs restez assurés de mon entière dévotion à notre patrie, le Belondor. Une dévotion, chaque jour de plus en plus grande, et qui, tous ensemble, nous permettra de faire en sorte que tout devienne possible !


Les sénateurs, comme le voulaient la tradition se levèrent et applaudirent l’Empereur, qui les remercia, sourire aux lèvres, d’un hochement de tête. Il serra à ce moment la main du Président du Sénat, lui lachant un mot, avant de quitter l'Hémycicle. Pendant que les activités sénatoriales habituelles reprenaient leurs droits...
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